<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610</id><updated>2012-01-23T13:06:43.417-05:00</updated><category term='métiers'/><category term='paradoxe'/><category term='polémique'/><category term='Chine'/><category term='chanson'/><category term='pédagogie'/><category term='Internet'/><category term='anglomanie'/><category term='Guilin'/><category term='botanique'/><category term='ignorance'/><category term='société'/><category term='Outaouais'/><category term='nouvelle'/><category term='carnet de bord'/><category term='informatique'/><category term='dessin'/><category term='économie'/><category term='insolite'/><category term='poème'/><category term='philatélie'/><category term='langue de bois'/><category term='inexactitudes'/><category term='cinéma'/><category term='dévots'/><category term='Tintin'/><category term='témoignages'/><category term='Kunming'/><category term='portraits'/><category term='interculturel'/><category term='méthodologie'/><category term='kanji'/><category term='Tunisie'/><category term='linguistique'/><category term='étymologie'/><category term='souvenirs'/><category term='Japon'/><category term='traduction'/><category term='Québécois'/><category term='Hector Placide Giat'/><category term='ancêtres'/><category term='gasconnade'/><category term='japonais'/><category term='Indochine'/><category term='Loire'/><category term='chinois'/><category term='localisation'/><category term='Oelwein'/><title type='text'>Les carnets de Bái Lìdé</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>292</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-755017930199257823</id><published>2012-01-23T11:56:00.000-05:00</published><updated>2012-01-23T13:06:43.423-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><title type='text'>Imparfait, passé simple et baignoire grand format</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Elle commence par planter le décor : « C’était dans un château, il y avait une grande baignoire remplie d’eau chaude, tu étais avec une inconnue… »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Tous ses verbes sont à l’imparfait.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Soudain, elle hésite sur le temps à employer : « … tu étais avec une inconnue… &lt;i&gt;j’aurais dû&lt;/i&gt; m’enfuir… ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Elle voit bien que ça ne colle pas. Je lui suggère un « je devais m’enfuir », mais, réflexion faite, son hésitation est un signe qui ne trompe pas : son récit est arrivé à un tournant. Je me corrige : « Tu aurais aussi pu dire “je dus m’enfuir” ou, en langage parlé d’aujourd’hui, “j’ai dû m’enfuir” ». (Dans cet article, nous considèrerons le passé simple et le passé composé comme équivalents.)
&lt;/p&gt;

&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-endtQ_GxJZA/Tx2PmCx2WEI/AAAAAAAAB98/-JA34AXy8nk/s1600/Japon-2011-584-r4.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="240" width="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-endtQ_GxJZA/Tx2PmCx2WEI/AAAAAAAAB98/-JA34AXy8nk/s320/Japon-2011-584-r4.jpg" title="Sandankyou - Photo: Renaud Bouret" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Ce que les héros de l’histoire pouvaient apercevoir depuis la salle de bain du château…&lt;br /&gt;(Photo : Renaud Bouret)&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p style="clear:left;"&gt;
Les grammaires racontent beaucoup de choses sur l’imparfait et le passé simple. L’imparfait rapporterait un évènement habituel ou répétitif, sans début ni fin bien marqués. Le passé simple servirait à décrire un évènement ponctuel, bien délimité dans le temps. Mais la question n’est pas là.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le choix de l’imparfait ou du passé simple ne dépend pas des évènements qui sont en train d’être décrits, mais plutôt du point de vue que le narrateur a choisi d’adopter. L’imparfait est la marque du présupposé, du &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/03/lhomme-qui-aimait-les-femmes.html"&gt;choix fermé&lt;/a&gt; : tout est joué d’avance. Le passé simple est la marque du choix ouvert : tout est encore possible.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La narratrice a donc décidé de présenter ses trois premiers énoncés comme des faits entendus d’avance : « C’était dans un château, il y avait une grande baignoire remplie d’eau chaude, tu étais avec une inconnue… ». Mais à partir de là, plus rien n’est joué, tout peut encore se produire, d’où le passage de l’imparfait au passé simple/passé composé : « &lt;i&gt;j’ai dû&lt;/i&gt; m’enfuir. ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La narratrice aurait pu bifurquer de l’imparfait au passé simple à n’importe quel point de son récit : « C’était dans un château, il y avait une grande baignoire remplie d’eau chaude, tu étais avec une inconnue, je devais m’enfuir, je ne trouvais plus la porte, et c’est alors que tu &lt;i&gt;m’as vue&lt;/i&gt;. ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cela montre bien que le passage de l’imparfait au passé simple véhicule un message subjectif (l’optique du narrateur) et non objectif (la description des faits).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le modèle serait le suivant :
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="struc"&gt;Imparfait [+ Imparfait + … + Imparfait] + Passé simple&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Si on ne conserve qu’une seule proposition à l’imparfait, on retrouve la structure chère aux grammaires traditionnelles, qui se contentent de la décrire sans l’expliquer : « Je lisais tranquillement quand le téléphone sonna, etc., etc. ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En fait, rien n’empêche d’enfiler les propositions au passé simple/passé composé les unes après les autres : « … tu étais avec une inconnue, j’ai dû m’enfuir, je n’ai pas trouvé plus la porte, et c’est alors que tu m’as vue. ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le modèle complet serait alors :
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="struc"&gt;Imparfait [+ Imp. + … + Imp.] + [P. simple + … + P. simple] + Passé simple&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En somme, tous les éléments présentés comme &lt;i&gt;informatifs&lt;/i&gt; sont marqués par le passé simple. Ces éléments sont précédés des éléments considérés comme &lt;i&gt;présupposés&lt;/i&gt;, qui portent la marque de l’imparfait. Les éléments informatifs sont, bien entendu, ceux que l’interlocuteur ignore encore. Les éléments présupposés sont, au contraire, ceux qui sont déjà connus ou &lt;i&gt;censés&lt;/i&gt; être connus de l’interlocuteur, au moment où celui-ci va être être mis au courant des éléments informatifs.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="struc"&gt;Éléments présupposés + Éléments informatifs&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Éléments présupposés = choix fermé : tout est déjà déterminé&lt;br /&gt;
Éléments informatifs = choix ouvert : tout peut encore arriver.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On aura compris que le récit proposé ici, qui ne brille ni par le fond ni par la forme, était le compte-rendu d’un rêve. On aura compris également que la narratrice n’a pas le français pour langue maternelle, ce qui a l’avantage de mettre en lumière des procédés linguistiques que les automatismes habituels tendent normalement à cacher.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-755017930199257823?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/755017930199257823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=755017930199257823' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/755017930199257823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/755017930199257823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2012/01/imparfait-et-passe-simple.html' title='Imparfait, passé simple et baignoire grand format'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-endtQ_GxJZA/Tx2PmCx2WEI/AAAAAAAAB98/-JA34AXy8nk/s72-c/Japon-2011-584-r4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3744941417123248642</id><published>2012-01-13T12:22:00.000-05:00</published><updated>2012-01-13T13:01:21.165-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Le mondialisé™</title><content type='html'>&lt;p&gt;
La mondialisation c’est la substitution du temps par l’espace, c’est l’oubli de sa propre histoire et de son propre destin, c’est l’universalisation du présent.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le mondialisé™ ne voit dans l’avenir qu’un présent techniquement amélioré.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le mondialisé oublie le passé, qui l’ennuie, et nie l’avenir, qui le dérange.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le mondialisé confond le contenu et le contenant, il confond la connaissance et le libre accès à l’information, il confond le savoir et les outils de communication, il confond la glace et la glacière, &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/02/des-poulets-de-trois-livres-qui-en.html"&gt;il confond le bifteck et le mot &lt;i&gt;bifteck&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le mondialisé confond le bonheur, qui est une construction éminemment temporelle, et les loisirs, qui l’isolent irrémédiablement dans le présent. Il se réjouit des bienfaits ludiques de la technologie, stade suprême de cet isolement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le mondialisé, qu’il soit de gauche ou de droite, transcende les barrières idéologiques.
&lt;li&gt;Pour le mondialisé, il n’existe pas de crise sociale, il n’existe que des crises économiques.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="separator" style="clear: both; text-align:right;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-zwJyRrOgzxs/TxBjLn-sGUI/AAAAAAAAB9g/Mns1kWN5i0A/s1600/Qu%25C3%25A9b%25C3%25A9cois-111214-14.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:right;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="253" width="217" src="http://1.bp.blogspot.com/-zwJyRrOgzxs/TxBjLn-sGUI/AAAAAAAAB9g/Mns1kWN5i0A/s320/Qu%25C3%25A9b%25C3%25A9cois-111214-14.jpg" title="Dessin : Renaud Bouret" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Un mondialisé de droite &amp;nbsp;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Quelques poncifs chéris des mondialisés :
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les jeunes d’aujourd’hui ont bien plus de connaissances que ceux de notre époque.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;À quoi ça sert d’apprendre des dates par cœur (sous-entendu « à quoi ça sert de connaître l’histoire »), il vaut mieux apprendre l’anglais, c’est plus utile. &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;(Variante) Il vaut mieux étudier l’économie que &lt;i&gt;La Princesse de Clèves&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;C’est peut-être la crise, mais de toute façon, on s’en est toujours sorti.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p class="separator" style="clear: both;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-pYAFlfJNxkA/TxBjLswYE2I/AAAAAAAAB9s/6BrlQw_vCvk/s1600/Qu%25C3%25A9b%25C3%25A9cois-111214-15.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="287" width="252" src="http://1.bp.blogspot.com/-pYAFlfJNxkA/TxBjLswYE2I/AAAAAAAAB9s/6BrlQw_vCvk/s320/Qu%25C3%25A9b%25C3%25A9cois-111214-15.jpg" title="Dessin : Renaud Bouret" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Un mondialisé de gauche&lt;br /&gt;
(Dessins : Renaud Bouret.&lt;br /&gt;
Couleurs : Rié Mochizuki)&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La mondialisation, c’est la généralisation du &lt;i&gt;présent&lt;/i&gt; occidental au reste du monde. En échange, le mondialisé occidental sacrifie généreusement ses propres traditions pour &lt;i&gt;s’accommoder&lt;/i&gt; des traditions de l’autre. Il n’a rien à craindre, car pour lui, les traditions des non-Occidentaux ne représentent qu’une marque — passéiste, folklorisée, et donc rassurante — du retard de ces peuples. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3744941417123248642?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3744941417123248642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3744941417123248642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3744941417123248642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3744941417123248642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2012/01/le-mondialise.html' title='Le mondialisé™'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-zwJyRrOgzxs/TxBjLn-sGUI/AAAAAAAAB9g/Mns1kWN5i0A/s72-c/Qu%25C3%25A9b%25C3%25A9cois-111214-14.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4187166450309325178</id><published>2011-12-06T17:03:00.001-05:00</published><updated>2012-01-13T12:51:27.334-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='japonais'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>La flèche du temps</title><content type='html'>&lt;p class="citation"&gt;
«&amp;nbsp;(…) Une équipe de l’université d’Aberdeen (Écosse) a mené une étude en laboratoire pour mesurer ce lien entre temps et mouvement.  (…) Quand l’individu s’imagine dans le futur, le léger balancement [du corps] va plutôt vers l’avant. (…) Cela correspond parfaitement à la métaphore courante qui nous fait placer l’avenir à l’avant et le passé à l’arrière sur la flèche du temps. Cette recherche suggère que notre représentation du temps n’est pas indépendante de celle de l’espace.&amp;nbsp;» (&lt;a href="http://www.scienceshumaines.com/voyager-dans-le-temps_fr_25116.html"&gt;Sciences Humaines, Avril 2010, N° 214&lt;/a&gt;)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Y a-t-il vraiment de quoi s’extasier d’emblée devant de telles découvertes? 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les diverses langues parlées par les êtres humains n’influencent-elles pas leur conception du temps? Les métaphores qui lient espace et temps sont-elles les mêmes chez tous les peuples? La flèche du temps pointe-t-elle toujours dans la même direction, que l’on soit à l’université d’Aberdeen, à la Sorbonne, à Běidà ou à Tōdai? Peut-on étudier la façon de penser de l’être humain sans tenir compte des langues, support de cette même pensée? Les psychologues confondraient-ils l’Homo sapiens sapiens avec l’Homo anglo saxonis?
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_N1ZB6ZNPSU/Tt6jOo4vbLI/AAAAAAAAB7k/_pRySa71Uzg/s1600/PsysChercheurs.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: right; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-_N1ZB6ZNPSU/Tt6jOo4vbLI/AAAAAAAAB7k/_pRySa71Uzg/s320/PsysChercheurs.jpg" title="Deux éminentspsychologues-chercheurs de l'université de Trifouilly-the-Geese (Dessin: Renaud Bouret)" width="128" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Deux éminents psychologues-chercheurs de la célèbre université de Trifouilly-the-Geese (photo prise lors d’un congé sabatique)&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Commençons par tenter de définir ce qu’est une flèche (quant au concept de temps, nous le laissons entre les mains de gens plus intelligents que nous). Disons qu’une flèche, c’est une droite orientée, située dans l’espace, bref, c’est un vecteur de longueur indéterminée.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais où est donc située l’origine du système de coordonnées dans lequel est inscrite cette flèche du temps? Et quelle est son orientation? Quand je regarde la lune, puis-je affirmer qu’elle se trouve &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; la terre? Et quand je ne suis pas là, est-elle encore devant la terre?
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
Bien sûr, l’être humain est assez intelligent pour placer virtuellement ses yeux en n’importe quel lieu, et on l’entendra dire, par exemple&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;derrière chez ma tante&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;devant ma fenêtre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour déblayer le terrain, commençons par examiner les mots de la langue française reliés à l’espace. Le &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; peut-être défini comme « ce qui se trouve dans la ligne de mire des yeux », et le &lt;i&gt;derrière&lt;/i&gt; comme « ce qui se trouve vis-à-vis de  “l’organe” du même nom ». Voilà pour l’origine et l’orientation du vecteur. Ces deux marqueurs de l’espace servent tout naturellement, du moins en apparence, de métaphore pour marquer le temps : « on a la vie &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; soi, et notre jeunesse est &lt;i&gt;derrière&lt;/i&gt; nous ».  En somme, le mot &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; correspondrait à l’avenir et le mot &lt;i&gt;derrière&lt;/i&gt; au passé.
&lt;/p&gt;

&lt;table&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;&lt;b&gt;Espace&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;Devant&lt;/td&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;Derrière&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;&lt;b&gt;Temps&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;Après (&lt;i&gt;Avenir&lt;/i&gt;)&lt;/td&gt;&lt;td style="border: 1px solid gray;"&gt;Avant (&lt;i&gt;Passé&lt;/i&gt;)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;

&lt;p&gt;
Cette asymétrie entre les mots &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; n’est-elle pas déjà un peu étrange? D’ailleurs, le mot français &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; a d’abord signifié &lt;i&gt;de-avant&lt;/i&gt;, c’est-à-dire &lt;i&gt;auparavant&lt;/i&gt;. Le mot &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; est lui-même issu de &lt;i&gt;ante&lt;/i&gt;, dont le sens, évident pour tous, est d’abord temporel : la flèche de l’espace française serait-elle, paradoxalement,  une métaphore de la flèche du temps? 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il faut donc le reconnaître, le mot &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt;, comme le mot &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt;, a d’abord correspondu au passé et non à l’avenir. Dans la phrase « Les premiers vinrent avant, les derniers viendront derrière », le mot &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; n’est-il pas associé au passé et le mot &lt;i&gt;derrière&lt;/i&gt; au futur, contrairement à la description faite de la flèche du temps, dans l’article de &lt;i&gt;Sciences Humaines&lt;/i&gt;?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En japonais, il existe un mot double, qui possède deux prononciations différentes mais une seule et même graphie : sous la forme &lt;i&gt;ushiro&lt;/i&gt;, il signifie «&amp;nbsp;derrière&amp;nbsp;» (dans l’espace); sous la forme &lt;i&gt;ato&lt;/i&gt;, il signifie «&amp;nbsp;après&amp;nbsp;» (dans le temps). Là encore, la métaphore du temps ne sait plus où donner de la flèche. Le caractère chinois original correspondant possède également les deux sens, mais cette fois il s’agit d’un mot unique, qui se prononce hòu. Ce mot signifie tantôt «&amp;nbsp;derrière&amp;nbsp;» (dans &lt;i&gt;hòumian&lt;/i&gt;), tantôt «&amp;nbsp;après&amp;nbsp;» (dans &lt;i&gt;hòutiān&lt;/i&gt; : après-demain). Le derrière spatial et l’avenir temporel se confondent encore une fois, contrairement à ce qu’ont découvert nos brillants psychologues d’Aberdeen.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-DI4xDwj9AEo/Tt6ZuQUUyjI/AAAAAAAAB7M/YYVSpBuJBEY/s1600/JaZh-TempsEspace.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="117" src="http://2.bp.blogspot.com/-DI4xDwj9AEo/Tt6ZuQUUyjI/AAAAAAAAB7M/YYVSpBuJBEY/s320/JaZh-TempsEspace.png" title="Avant et après en japonais et en chinois" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;
Certes, quand je marche droit devant, j’ai l’impression que le temps coïncide avec le sens de mes pas, mais n’est-ce pas une évidence? Mes pas se succèdent nécessairement dans le temps. La meilleure façon de marcher, comme le dit malicieusement la chanson, &lt;b&gt;c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer&lt;/b&gt;. La flèche de l’espace et la flèche du temps ne peuvent alors que se confondre. Ce n’est pas une découverte psychologique, c’est une tautologie, connue de tous les scouts et de tous les bidasses du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Au fait, que se passe-t-il quand je retourne sur mes pas? Ai-je encore l’impression d’aller de l’avant?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Examinons maintenant l’antonyme du mot signifiant «&amp;nbsp;derrière&amp;nbsp;» en japonais et en chinois). Il s’agit encore d’un caractère commun aux deux langues, qui se prononce &lt;i&gt;mae / sen&lt;/i&gt; en japonais et &lt;i&gt;qián&lt;/i&gt; en chinois, et qui signifie «&amp;nbsp;devant&amp;nbsp;». Là encore ces marqueurs de l’espace servent à indiquer le temps, ici le passé… du moins en général. En japonais, &lt;i&gt;senshū&lt;/i&gt; signifie «&amp;nbsp;la semaine dernière&amp;nbsp;» (littéralement : « devant-semaine ») et en chinois, &lt;i&gt;qiántiān&lt;/i&gt; signifie «&amp;nbsp;avant-hier&amp;nbsp;» (littéralement : «&amp;nbsp;devant-jour&amp;nbsp;»).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En réalité, il faut bien l’admettre, il existe chez les peuples plusieurs métaphores du temps fondées sur l’espace. Ainsi, si on considère que la vie est une longue route à parcourir, on a manifestement l’avenir devant soi. C’est vrai en français comme en chinois. L’expression chinoise &lt;i&gt;qián chēng wàn lǐ&lt;/i&gt;, mot à mot  «&amp;nbsp;devant [moi] un chemin de 10&amp;nbsp;000 lieues&amp;nbsp;» signifie, comme on s’en doute, «&amp;nbsp;brillant avenir&amp;nbsp;». Le mot chinois &lt;i&gt;qián&lt;/i&gt; peut donc indiquer aussi bien l’avenir que le passé.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Le temps s’en va, le temps s’en va Madame&amp;nbsp;;
Las&amp;nbsp;! le temps, non, mais nous nous en allons.
(Ronsard)
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Coulez, coulez pour eux&amp;nbsp;;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent…
(Lamartine)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On peut aussi considérer que c’est le temps qui bouge, et non l’homme. Ce dernier, debout (sur un quelconque rocher) au milieu d’un long fleuve, regarde vers l’aval. Les évènements de sa vie flottent sur la surface de l’eau, en descendant le courant, dépassent le promeneur, et s’éloignent bientôt vers l’horizon. Selon cette conception du temps, le passé se trouve &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt; l’homme, tandis que son avenir est encore en &lt;i&gt;derrière&lt;/i&gt; lui, en amont. C’est ainsi qu’il faut comprendre le mot &lt;i&gt;qiántiān&lt;/i&gt; (avant-hier) en chinois.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le français garde un peu de cette ambiguïté sur la façon d’envisager le temps, puisque le mot &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt;, proche parent de &lt;i&gt;devant&lt;/i&gt;, peut être utilisé à la fois pour indique le passé (« avant-hier ») et l’avenir (« il faut aller de l’avant »).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Pq7x6KR8FI4/Tt6XBju-0gI/AAAAAAAAB7A/UT30uafh5l4/s1600/reCrabe.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: right; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-Pq7x6KR8FI4/Tt6XBju-0gI/AAAAAAAAB7A/UT30uafh5l4/s320/reCrabe.jpg" title="Dessin: Renaud Bouret" width="180" /&gt;&lt;/a&gt;
Décidément, certains chercheurs, dûment subventionnés, aiment bien enfoncer des portes ouvertes, à grands coups d’expériences scientifiques qui se terminent par des articles dans lesquels les mots anglais sont souvent confondus avec des concepts universels. Pour y voir plus clair, il faudrait d’abord comprendre ce qu’est le temps et ce qu’est la flèche. Vaste programme.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En attendant, il serait intéressant de poursuivre l’expérience sur des crabes. Que signifie pour eux l’expression « aller de l’avant »? Et quelle métaphore utilisent-ils pour se représenter le temps qui passe?
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4187166450309325178?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4187166450309325178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4187166450309325178' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4187166450309325178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4187166450309325178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/12/la-fleche-du-temps.html' title='La flèche du temps'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_N1ZB6ZNPSU/Tt6jOo4vbLI/AAAAAAAAB7k/_pRySa71Uzg/s72-c/PsysChercheurs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1601698078000192324</id><published>2011-10-27T06:51:00.003-05:00</published><updated>2011-10-27T06:55:32.779-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Les Chinoises</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Csy3B5xc5Fc/TqlGpP3_S6I/AAAAAAAAB6g/xG_uAvrgJo4/s1600/Chinoise-Couv-1-Mention.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Csy3B5xc5Fc/TqlGpP3_S6I/AAAAAAAAB6g/xG_uAvrgJo4/s320/Chinoise-Couv-1-Mention.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668139280472427426" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
Le roman Les Chinoises, de Renaud Bouret, est paru en librairie et sur Amazon.ca le 26 octobre 2011.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 
Un lancement est prévu pour le 17 novembre 2011 à 17h à la bibliothèque du Cégep de l’Outaouais (Local 2.605, 333 boulevard de la Cité des Jeunes à Gatineau).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 
Pour plus d'informations veuillez consulter le site &lt;a href="http://leschinoises.bouret.net"&gt;Les Chinoises&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1601698078000192324?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1601698078000192324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1601698078000192324' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1601698078000192324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1601698078000192324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/10/les-chinoises.html' title='Les Chinoises'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Csy3B5xc5Fc/TqlGpP3_S6I/AAAAAAAAB6g/xG_uAvrgJo4/s72-c/Chinoise-Couv-1-Mention.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7150127823738324650</id><published>2011-10-17T08:21:00.001-05:00</published><updated>2011-12-07T19:58:48.656-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Les chnèques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-TotmRwoFRIk/TpGgYaAppCI/AAAAAAAAB6Y/50TsMsHsJvM/s1600/Carthage-2011-3089-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-TotmRwoFRIk/TpGgYaAppCI/AAAAAAAAB6Y/50TsMsHsJvM/s320/Carthage-2011-3089-r4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661482547740779554" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span class="note"&gt;Le chnèque du Kram (photo:Renaud Bouret)&lt;/span&gt; &lt;p&gt;Peut-on revisiter ses rêves? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est de ces mots de l’enfance que l’on ne trouve dans aucun dictionnaire, des mots dont l’existence semble limitée à un seul village, voire à une seule époque. Il y a les &lt;i&gt;frigolos&lt;/i&gt; glacés, les &lt;i&gt;bogas&lt;/i&gt; bien fraîches et les &lt;i&gt;bombalonis&lt;/i&gt; tous chauds. Bon, ces mots existent, sans aucun doute, tout le monde les connaît. Mais le mot « chnèque » a-t-il encore cours? Je ne l’ai guère entendu depuis que j’ai quitté ma chère Carthage. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tous les dimanches, après la messe dans la cathédrale, précédée de trois heures de jeûne, nous descendions, affamés et en famille, jusqu’au village du Kram. Là, dans une rue oblique, se trouvait notre boulangerie attitrée, avec ses croissants, ses pains au chocolat, ses brioches au sucre… et ses chnèques, sortes de danoises rondes, bien rebondies et recouvertes d’un glaçage blanc. Il m’arrive parfois de rêver à cette boulangerie, et aux boutiques voisines : celles du plombier maltais, du marchand de granites, du photographe et du vendeur de scoubidous. Je déambule dans cette rue jusqu’à mon réveil inopiné. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cinquante ans plus tard, à la faveur d’un pneu crevé providentiel, cadeau d’un amas de gravats obstruant une ruelle de Salammbô, nous voici coincés dans une station service, à deux pas du Kram. Pendant que le mécanicien répare la roue, ma femme me suggère d’aller faire un tour dans la fameuse boulangerie aux chnèques. Car ma femme est la seule Japonaise qui connaisse les mots « frigolo, boga, bombaloni, et chnèque », qu’elle chérit comme étant une partie de moi-même. Existe-t-il une plus belle preuve d’amour? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y avait autrefois, au Kram, un immense centre commercial, très animé, constitué d’une dizaine de petites boutiques alignées contre un marché couvert. La nuit, lorsque les stores de fer étaient baissés, l’endroit, désert, devenait méconnaissable. On croyait alors passer devant une série de garages individuels, préfigurant la solitude de la vie d’un homme. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd’hui, on a peine à retrouver le centre commercial d’antan, car les boutiques se succèdent sans interruption, sur un kilomètre. Mais nous y voici enfin, et le marché couvert est toujours là, avec son poissonnier, son boucher et ses marchands de légumes. Il n’y manque que les mouches du boucher, qui cache maintenant sa viande dans un réfrigérateur. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La rue en diagonale se trouve par là, près de la sortie du marché. J’hésite un peu sur la route à prendre. Pour plus de sûreté, je fouille au plus profond de la mémoire de mes rêves, et je me laisse guider, immanquablement, sur le droit chemin. C’est bien elle, ma rue oblique, elle n’a pas changé. Mais la boulangerie existe-t-elle encore, après cinquante ans? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je m’arrête d’abord devant une pâtisserie orientale. Décidément, je ne reconnais rien. Essayons un peu plus loin. Et, comme de juste, nous tombons sur la vitrine d’une boulangerie remplie de brioches dont certaines ressemblent étrangement aux chnèques. Entrons et usons, carrément, de la méthode expérimentale. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Étrange comme le visage du boulanger, un homme d’une cinquantaine d’années, me paraît familier. Serait-ce le boulanger d’autrefois? Non, impossible, l’homme qui se tient devant moi venait à peine de naître à l’époque où mon père nous conduisait ici. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Bonjour Monsieur. Deux chnèques, s’il-vous plaît. » &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je m’attendais à un « Quoi? Vous dites? Qu’est-ce que c’est? ». Mais non, Ô miracle, la formule magique a fonctionné. Le bonhomme, sans sourciller, attrape dans la vitrine les deux brioches au glaçage blanc. Le mot « chnèque » existe vraiment, et il est encore en circulation. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne peux m’empêcher de faire quelques confidences au maître boulanger. « Vous savez, Monsieur, mon père nous amenait ici tous les dimanches, autrefois, et je choisissais toujours un chnèque. » Le bonhomme me montre alors le portrait encadré d’un digne personnage moustachu, qui trône au dessus de la porte de l’arrière-boutique : « Alors c’était mon oncle qui vous servait. Il a fondé ce commerce en 1959, et j’ai pris sa succession lorsqu’il est mort. » &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voyage dans le passé, voyage dans un rêve, voyage dans un monde immuable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et le boulanger de neveu m’explique son idéal, son respect de la tradition, ses  méthodes artisanales, sa recette de l’orgeat à l’amande amère. C’est à son tour de me faire des confidences, de raconter comment, avant la révolution, il était convié au palais présidentielle où il devait œuvrer sous la surveillance des mitraillettes : « Imbécile, disait-il au soldat qui le guettait, baisse le canon. Si je voulais tuer ton président, il me suffirait d’ajouter un simple ingrédient à la pâte. »&lt;br /&gt;
— Plutôt que d’empoisonner le président, dis-je, vous auriez mieux fait d’empoisonner sa femme.&lt;br /&gt;
Mais suggestion le réjouit. Cet homme, bon comme le pain, me serre la main chaleureusement, les yeux pétillant de malice. Et surtout, il refuse désormais de me faire payer les chnèques. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bonhomme a beaucoup bourlingué. Il se rappelle que, de retour en Pologne, où il avait séjourné un ou deux ans, il avait usé de la même méthode que moi pour retrouver son chemin. Il avait simplement fouillé dans un de ses rêves familiers et suivi ses propres pas. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7150127823738324650?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7150127823738324650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7150127823738324650' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7150127823738324650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7150127823738324650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/10/les-chneques.html' title='Les chnèques'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-TotmRwoFRIk/TpGgYaAppCI/AAAAAAAAB6Y/50TsMsHsJvM/s72-c/Carthage-2011-3089-r4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6031209923934876570</id><published>2011-10-09T07:54:00.007-05:00</published><updated>2011-10-09T08:21:13.415-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='japonais'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='anglomanie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Plumard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-ulkyyG2JNn4/TpGc1I4f4sI/AAAAAAAAB6A/30AoPJejmbk/s1600/Outaouais-110709-100-03.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 238px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ulkyyG2JNn4/TpGc1I4f4sI/AAAAAAAAB6A/30AoPJejmbk/s320/Outaouais-110709-100-03.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661478643312878274" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;(Dessins de Renaud Bouret)&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
On dit souvent que l’anglais possède un vocabulaire plus riche que le français lorsqu’il s’agit de décrire la réalité concrète. Et on cite, immanquablement, les multiples façons de dire « ça brille » : &lt;i&gt;glitter&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;glimmer&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;glisten&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;sparkle&lt;/i&gt;, etc. Disons tout simplement que l’anglais possède un vocabulaire varié sur le thème de la lumière.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Essayons maintenant de traduire en anglais les expressions : « bêta, niaiseux, triple buse, demeuré, lourdaud, gourde, crétin, tronche d’ail, tête de nœud, roi des cons, etc. ». Le français arrive au moins à égalité avec l’anglais. Quant au japonais et au chinois, il font alors piètre figure. En lisant un manga en version originale, on s’aperçoit que les insultes se résument presque toutes à &lt;i&gt;baka&lt;/i&gt; (idiot) ou &lt;i&gt;ahō&lt;/i&gt; (crétin). En chinois, on ne trouve guère plus d’une demi-douzaine de variantes du mot « idiot », là où le français en compte une bonne trentaine. Et quand il s’agit de parler des plaisirs du plumard ou de la table, le gaulois, pardon, le français bat non seulement l’anglais à plate couture, mais il laisse le japonais et le chinois sur le carreau.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cherchons le verbe &lt;i&gt;se gaver&lt;/i&gt; dans le Larousse français-chinois. On y trouvera &lt;i&gt;chī hěn duō&lt;/i&gt;, qui signifie, tout simplement « manger beaucoup ». Le verbe « s’empiffrer » est traduit par &lt;i&gt;dà chī&lt;/i&gt; qui veut dire « manger grandement ». Tout ça ne fait pas très « goinfre ». Cela dit, la « langue de Mao » possède indéniablement un très vaste vocabulaire technique et littéraire. Il n’y a qu’à peser un bon dictionnaire chinois pour s’en convaincre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On trouvera probablement des explications historiques et sociales à ce phénomène, mais concentrons-nous ici sur les contraintes phonétiques. La marge de manœuvre phonétique des mots chinois et japonais est beaucoup plus restreinte que celle des mots français. Le chinois est limité à quelques 250 syllabes préfabriquées, et le japonais n’a droit qu’à une succession de consonnes et de voyelles (ou de diphtongues). Les mots &lt;i&gt;plumard&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;pieu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;pageot&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;pucier&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;paddock&lt;/i&gt;, qui commencent d’ailleurs tous par un « P », ont chacun leur résonnance bien distincte, du moins pour une oreille française. En chinois, le mot &lt;i&gt;plumard&lt;/i&gt; serait par contre imprononçable : la première syllabe commence par deux consonnes (le maximum permis est d’une seule consonne) et la seconde syllabe se termine par un « R » (« N » et « NG » sont les seules consonnes admises en fin de syllabe). En japonais, plumard se prononcerait « purumaru », mot qui, s’il existait, ressemblerait à n’importe quel banal mot japonais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-j1y1h9ODmrY/TpGc1eJ2HBI/AAAAAAAAB6I/aqOrWhYcXIs/s1600/Outaouais-110709-100-06.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 234px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-j1y1h9ODmrY/TpGc1eJ2HBI/AAAAAAAAB6I/aqOrWhYcXIs/s320/Outaouais-110709-100-06.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661478649022782482" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dans le dictionnaire français-chinois de l’argot, le mot « plumard » est traduit par &lt;i&gt;chu­áng&lt;/i&gt;, mot qui signifie tout bêtement « lit » et qui possède une ribambelle d’homophones ou de quasi-homophones (chuáng : bannière; chuǎng : se précipiter; chuàng : établir; chuāng : blessure; chuāng : fenêtre…). « Grimper au plumard » se traduit par un prosaïque &lt;i&gt;shàng chuáng&lt;/i&gt;, mot à mot « monter sur le lit »… probablement pour y dormir.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6031209923934876570?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6031209923934876570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6031209923934876570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6031209923934876570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6031209923934876570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/10/plumard.html' title='Plumard'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ulkyyG2JNn4/TpGc1I4f4sI/AAAAAAAAB6A/30AoPJejmbk/s72-c/Outaouais-110709-100-03.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5041505213165326739</id><published>2011-08-07T20:34:00.023-05:00</published><updated>2011-08-07T21:51:38.435-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='japonais'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue de bois'/><title type='text'>Une langue sans pronoms?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-cevzErBq7a0/Tj897-u1OgI/AAAAAAAAB5w/kcAPNZh2Fzc/s1600/Dupont-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-cevzErBq7a0/Tj897-u1OgI/AAAAAAAAB5w/kcAPNZh2Fzc/s320/Dupont-r4.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638293359152151042" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Dupont se lève, il prend son parapluie, et il sort.&lt;br /&gt;
(Dessins de Rié Mochizuki)&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Les pronoms existent-ils vraiment en japonais? 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il existe bien un pronom de la troisième personne (« kare » : lui, elle), mais il n’est guère employé en tant que pronom. Une phrase tel que « Dupont se lève, &lt;u&gt;il&lt;/u&gt; prend &lt;u&gt;son&lt;/u&gt; parapluie, et &lt;u&gt;il&lt;/u&gt; sort. » se traduira par « Hashimoto se lever. Prendre parapluie. Sortir. ». Même l’adjectif possessif « son » a disparu de la phrase japonaise.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
&amp;#149; Je, moi : Watashi, Atashi, Boku, Ore&lt;br /&gt;
&amp;#149; Tu, toi : Anata&lt;br /&gt;
&amp;#149;　Il, lui, elle : Kare, Kanojo&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja"&gt;わたし、あたし、ぼく、おれ、あなた、かれ、かのじょ、私、僕、俺，彼方、彼、彼女&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il n’existe pas non plus de véritable pronom de la deuxième personne en japonais. Théoriquement, on devrait utiliser « anata » (toi, tu), mais ce n’est guère poli. On se gardera bien de dire, crûment, « Tu es libre demain? ». Il vaut mieux s’adresser à son interlocuteur en utilisant directement son nom : « Hashimoto est libre demain? ». 
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-iU82fdEMZOs/Tj898JScPnI/AAAAAAAAB54/Fv_yLqV7p-o/s1600/Hashimoto-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-iU82fdEMZOs/Tj898JScPnI/AAAAAAAAB54/Fv_yLqV7p-o/s320/Hashimoto-r2.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638293361985863282" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Hashimotosan wa okite, kasa o motte, dekakemasu.&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;橋本さんは起きて、傘を持って、出かけます。&lt;/span&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les femmes utilisent souvent le terme « anata » pour appeler leur mari. « Anata… gomi o suteru? », littéralement  « Toi… sortir la poubelle? ». Ce qui tend à montrer que « anata », comme « kare », est plutôt un nom qu’un pronom. La Japonaise appelle son mari « anata », comme la Française l’appellerait « chéri » et la Québécoise « Pitou ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un langue sans pronom… Des phrases sans sujet, pour la plupart… Voilà qui pourrait sembler étrange pour des gens normaux, comme vous et moi, qui savent pertinemment qu’une phrase bien construite se compose d’un sujet, d’un verbe et d’un complément d’objet. Non seulement « kare » n’est pas un véritable pronom, mais il est aussi bien masculin que féminin. Les Japonais sont-ils bizarres, qui ne distinguent pas entre le « il » et le « elle »! Ils sont sexistes, c’est bien connu, comme certain-e-s militant-e-s de la tolérance se plaisent à le rabâcher, avec une certaine condescendance.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais, selon le proverbe Zen, « le saule qu’on empêche de pousser dans son jardin ressort de l’autre côté du mur » (©). Et il en va de même pour toutes les langues, qui trouvent toujours un coin pour fleurir. Saviez-vous que les Japonais possèdent &lt;i&gt;plusieurs&lt;/i&gt; pronoms « je ». Il y a le « je » au masculin (« boku »), au féminin (« atashi »), au neutre (« watashi »), au masculin familier (« ore »), au neutre poli (« watakushi »). Dire que les francophones doivent se contenter d’un simple et unique pronom pour nommer toutes ces réalités. Nous ne distinguons même pas les femmes des hommes! Que font Martine Aubry, Eva Joly et Ségolène Royal! D’accord pour le Big Mac halal, le défilé du 14 juillet sans trouffions et la chasse aux professeurs pédophiles, mais il ne faudra quand-même pas oublier de réformer la langue française et de la purger enfin de ses relents patriarcaux. Prenons exemple sur les Japonais-e-s, que diable!
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5041505213165326739?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5041505213165326739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5041505213165326739' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5041505213165326739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5041505213165326739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/08/une-langue-sans-pronoms.html' title='Une langue sans pronoms?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cevzErBq7a0/Tj897-u1OgI/AAAAAAAAB5w/kcAPNZh2Fzc/s72-c/Dupont-r4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-9143436150200977648</id><published>2011-04-04T13:56:00.008-05:00</published><updated>2011-04-06T13:46:05.874-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Nuit blanche sur la banquise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-aH_rz-OYniI/TZoXIeM8NBI/AAAAAAAAB5U/h5IZUXw3e24/s1600/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-087-x3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-aH_rz-OYniI/TZoXIeM8NBI/AAAAAAAAB5U/h5IZUXw3e24/s320/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-087-x3.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - 2011-0403 - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591807321647625234" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
&lt;br /&gt;
Rivière des Outaouais, 3 avril 2011&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;

&lt;p style="clear:left; "&gt;
&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-DKLAuK8ZQs0/TZoZE57ggAI/AAAAAAAAB5c/drURZIOD_Fw/s1600/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-088-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-DKLAuK8ZQs0/TZoZE57ggAI/AAAAAAAAB5c/drURZIOD_Fw/s320/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-088-r4.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - 2011-0403 - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591809459394478082" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Aimer, c'est regarder ensemble dans la même direction.&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left; "&gt;
&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-q_KpKgizIRo/TZoXIHiWw9I/AAAAAAAAB5M/KbScNX5xPaw/s1600/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-133-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-q_KpKgizIRo/TZoXIHiWw9I/AAAAAAAAB5M/KbScNX5xPaw/s320/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-133-r4.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - 2011-0403 - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591807315563430866" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Notre monde s'agrandit de jour en jour.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left; "&gt;
&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-wmcj470CrUE/TZoZFAnN7gI/AAAAAAAAB5k/Nv6n2U3H1zA/s1600/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-143-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-wmcj470CrUE/TZoZFAnN7gI/AAAAAAAAB5k/Nv6n2U3H1zA/s320/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-143-r4.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - 2011-0403 - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591809461188423170" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Entre les deux mon cœur balance.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-9143436150200977648?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/9143436150200977648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=9143436150200977648' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9143436150200977648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9143436150200977648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/04/nuit-blanche-sur-la-banquise.html' title='Nuit blanche sur la banquise'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-aH_rz-OYniI/TZoXIeM8NBI/AAAAAAAAB5U/h5IZUXw3e24/s72-c/Rivi%25C3%25A8reOutaouais-110403-087-x3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3902730402575089843</id><published>2011-02-26T18:03:00.023-05:00</published><updated>2011-08-07T21:37:18.037-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paradoxe'/><title type='text'>Qu’est-ce qu’un préjugé?</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Beaucoup de gens ne distinguent pas la pruche du sapin baumier, ni même le chêne du peuplier. On ne les accusera pas de mépriser la race des arbres. D’ailleurs, pour quelques-uns, il n’existe que trois sortes d’arbres : les conifères, les feuillus… et les pommiers — ces derniers parce qu’il y a des pommes accrochées aux branches.
Certains quidams aiment à imiter les langues exotiques, dont, par définition, ils ne connaissent à peu près rien. Beaucoup d’entre nous ont, un jour ou l’autre, prononcé une phrase en pseudo-chinois, du genre « tching tchang tchong ». Si une telle imitation pouvait convaincre notre entourage, il est peu probable qu’un Chinois y ait reconnu, de près ou de loin, un seul mot de sa langue.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Personnellement, je trouve que rien ne ressemble plus à la Neuvième symphonie d’Anton Bruckner que la Huitième symphonie d’Anton Bruckner. À ce titre, je possède un cerveau ordinaire, qui contente d’abord de distinguer les grandes lignes avant de faire de la dentelle, un cerveau qui met les choses étrangères dans le même panier avant d’en savoir plus, un cerveau qui, en faisant preuve de préjugés, me renseigne déjà sur ce dont je ne connaissais rien à priori : cette musique, c’est du Bruckner, c’est une symphonie. Rien ne m’empêche d’approfondir le sujet par la suite. 
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Plus les choses nous sont familières, plus on perçoit leurs différences.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Lorsque je suis arrivé à Marseille, après avoir quitté ma chère Tunisie, un fait étrange m’est apparu : beaucoup de Français de la métropole se ressemblaient, surtout dans la classe de troisième du lycée Périer, et notamment les élèves Esposito et Spadoni, que j’ai longtemps confondus. Je me demandais comment les collègues pouvaient faire pour les reconnaître. Utilisaient-ils une technique connue uniquement des Français de souche? Ou bien est-ce que mon petit cerveau d'adolescent avait accroché sur quelques détails particulièrement signifiants pour un Carthaginois : cheveux frisés dépassant sur les oreilles et accent du Midi. Or, un mois plus tard, je trouvais qu’Esposito et Spadoni n’avaient pas, mais vraiment pas, la même bobine.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Si un Chinois trouve que tous les Occidentaux se ressemblent, ça n'empêche pas une mère de reconnaître ses propres jumeaux.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dix ans s'écoulèrent, et, en visitant le consulat du Canada à Marseille, un phénomène similaire se reproduisit. Tous les Québécois présents sur les lieux avaient un air de famille, le même que ceux des personnages de Gilles Carle, Claude Jutra et autres Pierre Perrault, qui défilaient sur le petit écran aux heures creuses du ciné-club. Un je ne sais quoi, des yeux plus écartés (ou plus rapprochés) que la moyenne, un front bas (ou haut), une démarche oblique. Difficile à définir. Mais je fus alors en mesure de distinguer, sans défaillir, à l’intérieur du consulat, les Québécois des indigènes Marseillais. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Aujourd’hui, je ne trouve plus que les Québécois se ressemblent, car j’ai eu le temps d’approfondir la question. Il n’en demeure pas moins que mon préjugé initial constituait alors une source d’information non négligeable et particulièrement économique.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Face à une situation étrangère, notre cerveau, tout naturellement, fait appel aux préjugés.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On rencontre un zèbre pour la première fois, et on se garde bien de se placer derrière lui, de crainte que, comme son frère l’âne, il n’ait soudain l’idée saugrenue de nous envoyer une ruade. Préjugé qui peut s’avérer salutaire, et qui ne porte pas à conséquence.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="note"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-qm0NEnscCEM/TWmH9R1R5iI/AAAAAAAAB48/DD7nacpt7AM/s1600/AdamEtEve-01-r4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-qm0NEnscCEM/TWmH9R1R5iI/AAAAAAAAB48/DD7nacpt7AM/s320/AdamEtEve-01-r4.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578139100303713826" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Dessin : Rié Mochizuki
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On tombe sur un bizarre truc en bois, à trois dents, et on se dit, au fond de soi-même «  ah, c’est une fourchette », alors que, jusque-là, une fourchette était un machin en acier inoxydable avec quatre dents, de taille légèrement inférieure. Grâce à ce préjugé, en en sait déjà beaucoup sur cet objet qu’on ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam. On peut l’utiliser pour remuer la salade, pour repêcher un os à moelle au fond de la marmite, pour se gratter le dos ou pour décrocher une pomme sur la plus haute branche.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Devant une situation inconnue, notre cerveau fonctionne volontiers par préjugés. Il classe les nouveaux objets dans de vieux paniers. C’est non seulement un moyen rapide et économique d’obtenir de l’information, même grossière, sur les choses inconnues, mais c’est souvent le seul moyen efficace à court terme. Pas de préjugés, pas d’intelligence, pas d’être humain. Quel paradoxe!
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Notre cerveau fait constamment appel à ce procédé, il est, en quelque sorte, conditionné par les préjugés, sans lesquels nous serions toujours en train de réfléchir, sans jamais avoir le temps d’agir. Il n’est donc pas étonnant que les préjugés, que ce soit envers les fourchettes, les ânes ou les étrangers, nous viennent naturellement à l’esprit. Le tout est d’être conscient de ce processus, de reconnaître ses limites, et de ne pas ériger en principes et en lois, ce qui n’est qu’approximation rapide et commode.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On serait tenté d’opposer le mécanisme inductif des préjugés à celui, déductif, de la raison. Mais il se trouve que l’induction est la principale source d’acquisition d’une information nouvelle. Les déductions ne font que mettre en ordre et en relief, l’information dont nous disposons déjà. Sachant que X est le fils de mon père, mais qu’il n’est pas mon frère, que puis-en déduire? Tout simplement qu’il n’est autre que moi. Sachant que Y est né en Tunisie, et qu’il aime faire la cuisine,  rien ne m’empêche de croire qu’il connait la recette du couscous. Dans le premier cas, je n’ai rien appris de nouveau à propos de X, je n’ai fait qu’y voir plus clair dans l’information qui m’était déjà disponible. Dans le second cas, je connais déjà quelque chose sur Y, parfait étranger, avec une probabilité de me tromper relativement faible. 
&lt;/p&gt;
&lt;p class="note"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-1Rj4MI3ccMI/TWmH9S93IwI/AAAAAAAAB5E/pS-JdWNmcaY/s1600/AdamEtEve-02-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 281px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-1Rj4MI3ccMI/TWmH9S93IwI/AAAAAAAAB5E/pS-JdWNmcaY/s320/AdamEtEve-02-r3.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578139100608144130" /&gt;&lt;/a&gt;
Avis : Tous ceux qui trouvent qu’Adam a un air pas catholique sont pris en flagrant délit de préjugé.
&lt;br /&gt;Dessin : Rié Mochizuki
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L’induction et la déduction sont donc les deux mamelles de l’intelligence. Se méfier de l’induction, et de son frère le préjugé, c’est marcher sur une seule jambe, c’est tout simplement contreproductif,  et même naïf.
Un des premiers devoirs de la personne qui se définit comme large d’esprit, c’est de s’interroger sur le mécanisme du préjugé. Clouer le bec aux préjugés, sans autre forme de procès, les interdire par décret, c’est faire preuve d’un zèle suspect, qui conjugue ignorance et intolérance. C’est commettre un préjugé par excellence.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3902730402575089843?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3902730402575089843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3902730402575089843' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3902730402575089843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3902730402575089843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2011/02/quest-ce-quun-prejuge.html' title='Qu’est-ce qu’un préjugé?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-qm0NEnscCEM/TWmH9R1R5iI/AAAAAAAAB48/DD7nacpt7AM/s72-c/AdamEtEve-01-r4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2210196413197074459</id><published>2010-08-21T11:12:00.040-05:00</published><updated>2010-08-22T18:31:31.363-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasconnade'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='informatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>La complication volontaire</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Pour John Dvorak, éditorialiste à PC Magazine, la vocation naturelle du iPad est de se retrouver rapidement au fond du garde-robe. Mais, pour en consoler les propriétaires, on en a fait de cet objet inutile un objet de culte. Les inévitables articles à propos des « Dix ou des Cent meilleures applications pour votre iPad », applications qui sont toutes aussi futiles les unes que les autres, n’ont d’autre but que de consoler les fidèles, et, par le fait même, d'augmenter le tirage des cyberjournaux à potins. (&lt;a href="http://www.pcmag.com/article2/0,2817,2365786,00.asp"&gt;Stop the Apple iPad Fanboy Articles&lt;/a&gt;, PC Magazine, 29 juin 2010)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il va de soi qu’une telle provocation de Monsieur Dvorak suscite des réactions indignées parmi les disciples d’Apple. Un certain Qoqo souligne que : &lt;br /&gt;
&lt;span class="citation"&gt;
« (...) The iPad's utility, at least for me, is the sum of its parts. It becomes whatever app it's running. On the road, it's a GPS. In bed, it's a Kindle. In the kitchen, it's a cookbook. In the supermarket, it's the shopping list derived from the cookbook. In a spare moment, it's one of many games. It remotely controls the speakers in every room of my house, and selects what tunes they are playing. It's an eye chart that let's (sic) me know when it's time for new glasses. It doesn't brew beer though. Oh well. At least this iPad user is able to acknowledge its faults. »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(&lt;b&gt;Traduction&lt;/b&gt; : « Selon moi, l’utilité du iPad réside dans la somme de ses parties. Ce sont les programmes qu’il exécute qui font le iPad. Sur la route, c’est un système de géolocalisation. Au lit, c’est un livre numérique. Dans la cuisine, c’est un livre de recettes. Au supermarché, c’est une liste d’épicerie synchronisée avec le livre de recettes. Dans les moments de loisirs, c’est une panoplie de jeux. Le iPad contrôle à distance tous les haut-parleurs de ma maison, et choisit les chansons qu’ils diffusent. Il se transforme en tableau d’examen de la vue pour me signaler le moment où je dois changer de lunettes. Il est vrai qu’il ne brasse pas de bière. Mais que voulez-vous? Au moins, l’utilisateur que je suis accepte de reconnaître les limites de son iPad. »)
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Comment expliquer une telle ferveur pour un objet qui, en somme, résout des problèmes qui paraissaient naguère superficiels, voire inexistants. Entre un système de son et rien du tout, il y a une énorme marge. Pouvoir écouter un concert chez soi, ça relève presque du miracle : le système de son a une utilité marginale élevée. Par contre, quand il s’agit d’ajuster ses haut-parleurs avec une télécommande plutôt que de le faire avec ses propres pattes, la différence est minime : l’utilité marginale est faible.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dans une société d’abondance matérielle et de disette culturelle, le gadget est devenu une fin en soi. Et cela est d’autant plus vrai que l’utilité marginale du truc-chose est proche de zéro. C’est le syndrome de la bouteille d’eau. Le simple marcheur ne se déplace plus sans sa petite gourde, à laquelle il se sustente toutes les cinq minutes, oubliant qu’il possède un réservoir naturel et gratuit, son estomac. Il est devenu impossible de patiner ou de pédaler en paix sans se heurter à ces maniaques du bidon, qui s’arrêtent à tout bout de champ, en plein milieu de la piste, pour téter au goulot.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À quoi peut bien servir une liste d’épicerie synchronisée avec le livre de recettes? Comment fait-on marcher ce machin? Quelles sont les procédures de migration à effectuer quand on change de iBidule? Un cuistot digne de ce nom préfèrera se promener sur le marché, avec quelques projets en tête, et choisira ses ingrédients au gré des saisons. À moins de souffrir d’un handicap intellectuel sévère, il préfèrera son iCerveau à son iPad.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/THBFVh9ai4I/AAAAAAAAB4U/NcTkz_2lbx4/s1600/Champollion-Aubergine.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 262px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/THBFVh9ai4I/AAAAAAAAB4U/NcTkz_2lbx4/s320/Champollion-Aubergine.jpg" border="0" alt="" title="Les aubergines (D'après « Les principes généraux de l'écriture égyptienne », par Champollion)" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5507978580469648258" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Cette fresque, découverte près de la tombe du frère de Ramsès II et représentant une scène typique du marché aux aubergines à l’époque de la XXIe dynastie prouve l’existence du 3-D dès le deuxième millénaire avant notre ère. Notons que le scribe a commis une faute d'orthographe, puisque le verbe « regarder » s’écrivait normalement avec deux yeux, jusqu'à la réforme de la XXIVe dynastie. (Dessins de Champollion)&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Au fait, à quoi sert le supermarché? À se procurer de la nourriture. Pour tout être humain, il existe une différence considérable entre un pain et pas de pain. À côté de ce problème fondamental, le fait que la liste d’épicerie soit stockée dans un cerveau, sur un calepin ou sur un iPad paraît bien insignifiante. Mais quand tout le monde se sera greffé un iPad quelque part, les chercheurs s'attèleront à satisfaire des besoins encore plus insignifiants. Qui sait, on verra peut-être une liste d’épicerie affichant automatiquement, en face du mot &lt;i&gt;aubergine&lt;/i&gt;, la photo en 3-D d’une aubergine en chair et en os. Waoh! On aura oublié que, sur les marchés de Babylone, de Thèbes et de Carthage, les plus humbles des chalands voyaient déjà les aubergines en trois dimensions, à l’aide d’un gadget gratuit nommé &lt;i&gt;paire d’yeux&lt;/i&gt;. Même lorsque l’utilité marginale tend vers zéro, il y aura toujours un conquistador de la modernité pour rêver de la diminuer davantage.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Que dire de ces haut-parleurs automatiques dans les six pièces de la maison, elle-même occupée par deux personnes en moyenne. Autrefois, c’était l’inverse : deux pièces, six personnes… et un seul électrophone. Et, par dessus le marché, il fallait se lever pour changer les disques. Simple détail pour un mélomane, quand la véritable question était de pouvoir ou non écouter un air de Rossini (ou d’Enrico Macias). Aujourd’hui, grâce à son iMachin, Monsieur Qoqo peut contrôler à distance une douzaine de haut-parleurs jouant du boum-boum (« &lt;i&gt;Who is that there guy Rossini, anyway?&lt;/i&gt; »).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
« Ami iPadophile, il est temps de t’acheter des nouvelles lunettes. », proclamera le iPad dans ses haut-parleurs stéréos. N’est-ce pas là l’application la plus fascinante de ce iTruc? Tellement fascinante qu’un homme sensé n’y aurait jamais pensé. Un être primitif (du XXe siècle) se serait dit « Voici arrivé le moment de mon rendez-vous annuel chez l’oculiste » ou  « Il me semble que ma vue a baissé, je devrais consulter un spécialiste ». L’utilité d’une paire de lunettes était alors évidente (c’était toujours mieux que de se cogner toute sa vie aux lampadaires, en s’excusant d’un « Pardon Madame »). En comparaison de l’invention de la lentille en verre par les Vénitiens, à combien se monte l’utilité du programme de test d’acuité visuelle sur iChose?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les maniaques des iGadgets seraient-ils des rétrogrades qui s’ignorent? Plus la technologie se perfectionne, plus l’interface doit singer le monde primitif. Les livres électroniques sont rangés à l’écran dans une imitation de bibliothèque en métal imitant le plaqué imitant le bois. Leurs pages se tournent avec le doigt, comme une page de livre, dans un bruit de papier froissé synthétisé à 192 Kbits/s. Prochaine percée technologique (™ en instance), un bruiteur de tournage de pages électronique adapté au mouvement du pouce sur l’écran tactile. Jouissance cybernétique garantie. D’autant plus que Monsieur Qoqo avoue qu’il couche déjà avec son iPad.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/THGw_1LG4-I/AAAAAAAAB4k/vMJpO9viiEg/s1600/BaipadIro.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 210px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/THGw_1LG4-I/AAAAAAAAB4k/vMJpO9viiEg/s320/BaipadIro.jpg" border="0" alt="" title="Mon BaïPad et moi - Dessin de Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508378429902742498" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;« Mon BaïPad et moi »&lt;br /&gt;Dessin de Rié Mochizuki&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2210196413197074459?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2210196413197074459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2210196413197074459' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2210196413197074459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2210196413197074459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2010/08/laa-complication-volontaire.html' title='La complication volontaire'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/THBFVh9ai4I/AAAAAAAAB4U/NcTkz_2lbx4/s72-c/Champollion-Aubergine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8353109221572369340</id><published>2010-07-24T11:16:00.022-05:00</published><updated>2010-07-28T09:03:54.944-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Québécois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pédagogie'/><title type='text'>Deux poids, deux mesures</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TEsevN-_qTI/AAAAAAAAB4E/Tv8YT3EiCzc/s1600/reTasseCafe.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TEsevN-_qTI/AAAAAAAAB4E/Tv8YT3EiCzc/s320/reTasseCafe.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497521566692387122" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Quel est le volume de cette tasse de 20 centilitres en mesures québécoises?
&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
Lorsque nos lointains ancêtres ont décidé de devenir civilisés, sur les rives du Nil ou de l’Euphrate, ils se sont dotés de systèmes de mesure. Bien plus tard, à la faveur d’un siècle de lumières couronné par une révolution non tranquille, le monde moderne a même accouché d’un système pratique, simple et universel, le système métrique. Aujourd’hui, rares sont les tribus humaines à ne pas avoir adopté ce système, même si certaines d’entre elles conservent quelques vestiges de leurs anciennes unités de mesure. Ainsi, les Chinois utilisent encore le &lt;i&gt;li&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;jin&lt;/i&gt;, qui font respectivement 500 mètres et 500 grammes… tout rond.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Aux États-Unis, &lt;i&gt;l’industrie&lt;/i&gt; a plus ou moins adopté le système métrique, tandis que &lt;i&gt;le peuple&lt;/i&gt; en est resté au système traditionnel, d’inspiration romaine, voire babylonienne. D’un côté ceux qui pensent et produisent, de l’autre ceux qui se divertissent et consomment. L’aversion croissante pour les fractions a cependant donné le jour à des pouces décimaux. On dira, par exemple, que 2,3 pouces + 1,2 pouces = 3,5 pouces, ce qui est plus commode que d’additionner 2 pouces et 3/8 à 1 pouce et 5/16.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les Québécois n’ont cependant pas adopté les pouces décimaux de leurs grands-frères américains. Mais comme ils ont eux aussi perdu l’usage des opérations sur les fractions, ils ont résolu le problème d’une façon particulière, qui sied bien à une société distincte. Quand il s’agit d’additionner, ils ne fonctionnent plus qu’avec des pouces entiers ou, en cas d’urgence, avec des fractions approximatives (un &lt;i&gt;gros-quart&lt;/i&gt;, un &lt;i&gt;demi-et-une-ligne&lt;/i&gt;). De toute façon, il s’agit d’un problème de spécialiste, car pour le commun des mortels les longueurs sont faites pour être &lt;i&gt;dites&lt;/i&gt; et non pour être &lt;i&gt;additionnées&lt;/i&gt; (« Je déclare mesurer cinq-pieds-huit-pouces-et-demi. »).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ce qu’il y a de particulier au Québec, c’est l’utilisation simultanée de &lt;i&gt;deux&lt;/i&gt; systèmes de mesure totalement indépendants. Le poids d’un être humain se mesure en livres (et en onces pour les bébés, quoiqu’il ne soit pas indispensable de connaître le nombre d’onces dans une livre). Par contre, la charge d’un ascenseur se mesure en kilogrammes. Combien de personnes peut contenir tel ou tel ascenseur, voilà une question que personne ne se posera, puisque insoluble. Seul le médecin, ce grand sorcier, connaît le secret qui permet de relier les deux systèmes. Lorsqu’il vous aura pesé sur sa balance métrique, il s’empressera de vous annoncer le résultat en livres, grâce à une astucieuse et mystérieuse opération appelée « calcul mental ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Au Québec, les petites longueurs se comptent volontiers en pieds et en pouces. Combien de mètres font les cinq-pieds-huit-pouces-et-demi annoncés par le docteur? On l’ignore car on n’y voit pas le moindre intérêt. Combien de personnes mesurant cinq-pieds-huit-pouces-et-demi tiendront, en file indienne, dans une piscine de 25 mètres? Pour le savoir, il suffit de rassembler un nombre suffisant d’individus mesurant cette taille — et sachant nager — et de les placer bout à bout dans la piscine.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Au Québec, les grandes longueurs se mesurent en kilomètres. Cette fois, le système métrique est roi. D’ailleurs, personne ne sait combien de pieds sont contenus dans un kilomètre, ni même dans un mille. Les radars policiers sont calibrés en kilomètres à l’heure, et tout le monde s’y retrouve : lorsque la vitesse est limitée à 100 km/h dans une zone fréquentée par la police, tout automobiliste doué de raison sait qu’il ne doit pas dépasser les 109 km/h. Ça ne peut être plus simple. Toutefois, beaucoup d’automobilistes mesurent encore la consommation d’essence en milles par gallon plutôt qu’en litres aux 100 km. Ça fait plus québécois, plus professionnel, plus américain, et moins pédant. Il s’agit bien sûr d’une mesure &lt;i&gt;ordinale&lt;/i&gt; et non &lt;i&gt;cardinale&lt;/i&gt;, puisque tout le monde ignore s’il s’agit de gallons de 3,79 litres (à l’Américaine) ou des gallons de 4,55 litres (à la &lt;i&gt;Canadian&lt;/i&gt;). On se fout impérialement de ce que signifie concrètement l’expression &lt;i&gt;25 milles au gallon&lt;/i&gt;, mais on sait que c’est préférable à 20 ou 22.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le volume des bouteilles d’alcool se mesure en onces, celui des bouteilles de vins en millilitres. Quant à savoir si vingt-six onces de gin tiendront dans une bouteille d’un litre, il suffit de se munir d’un entonnoir et de se livrer à l’expérience scientifique suivante : si le réceptacle déborde lors du transvasement, c’est que vingt-six onces font plus qu’un litre. À propos de volume, certains de nos concitoyens sont loin de se douter qu’en doublant l’arête d’un cube, on multiplie son volume par huit. Il s’agit d’un &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2009/10/une-tragique-erreur-de-calcul.html"&gt;secret bien gardé&lt;/a&gt; et réservé aux initiés.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TEsSmd5ZjrI/AAAAAAAAB38/zZLsEPOrUnw/s1600/ThermometreAquarium.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 270px; height: 204px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TEsSmd5ZjrI/AAAAAAAAB38/zZLsEPOrUnw/s320/ThermometreAquarium.jpg" border="0" alt="" title="Les degrés Fahrenheit - Source: Météo Média - 2010-07-24" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497508222205529778" /&gt;&lt;/a&gt;
La température de l’air se mesure en degrés centigrades, il n’y a aucun doute là-dessus. Le Québécois serait bien embêté pour choisir son manteau si on lui disait qu’il fait, dehors, 15 degrés &lt;i&gt;Fahrenheit&lt;/i&gt; (mot dont l’orthographe exacte n’est connue que de rares spécialistes). Il en va tout autrement pour la température de l’eau, que ce soit celle de la piscine ou de l’aquarium, que l’indigène du  Québec mesure en degrés Fahrenheit, pour une raison encore inexpliquée par les anthropologues. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pourquoi cette schizophrénie dans le système des poids et mesures utilisé au Québec, trente-cinq ans après l’adoption officielle du système métrique?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Plusieurs hypothèses peuvent être avancées. On peut d’abord considérer que les unités de mesure traditionnelles les plus proches de l’expérience humaine ont résisté à la réforme? On conserve ainsi l’usage des pieds et les pouces pour la couture et le bricolage, alors qu’aux deux extrêmes, on parle de millimètres et de kilomètres. On pèse les gens et les tomates en livres, tandis que le poids d’un conteneur se mesure en tonnes et la dose des antibiotiques en milligrammes. Tout liquide qui peut être avalé par un gosier humain se compte en onces, le reste se comptera en millilitres ou en mètres cubes. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La deuxième hypothèse se rapporte à l’envergure des mesures effectuées. Ce qui tient dans un intervalle restreint, comme la température de la piscine ou celle du malade, souffre moins de la complexité du système traditionnel, ce qui permet à celui-ci de perdurer.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il reste une troisième hypothèse, celle de la faillite du système d’éducation. Alors qu’on permet à tous les bambins scolarisés de la planète de maîtriser le système des mesures et les bases de l’arithmétique, ce savoir, jugé paternaliste, est désormais quasiment évacué de l’enseignement primaire québécois. « L’élève n’a plus besoin d’apprendre, il n’a qu’à chercher au fond de lui le savoir que tout être possède en naissant. L’enseignant ne doit plus enseigner, il doit accompagner l’élève dans cette découverte. La connaissance n’est plus le résultat d’un apprentissage et d’un effort, elle est un droit fondamental. Apprendre aux enfants des choses qu’ils ne connaissent pas est d’ailleurs une menace à l’estime de soi et donc à la connaissance! En dehors du sport et de l’argent, rien ne doit être mesuré de façon claire, et surtout pas les performances scolaires. » Heureusement, il existe encore quelques écoles privées, quelques enseignants rebelles, et quelques parents instruits qui restent imperméables à cette idéologie frauduleuse. Le système d’éducation québécois, dans sa quête effrénée de nivellement par le bas, n’a jamais été aussi élitiste.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Post Scriptum : Le problème de Peppone&lt;/h4&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TFA1jCZJHCI/AAAAAAAAB4M/tvlGuACvo0c/s1600/DonCamillo-2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TFA1jCZJHCI/AAAAAAAAB4M/tvlGuACvo0c/s320/DonCamillo-2.jpg" border="0" alt="" title="La grande bagarre de Don Camillo, par  Carmine Gallone (1955)" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498954021073394722" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
Avant d’être élu député, Peppone, le grand adversaire de Don Camillo, doit passer son certificat d'études primaires. « Un bassin semi-sphérique a un diamètre de 2,6 mètres. Le robinet qui l'alimente débite 6,27 litres par minute. Combien de temps faudra-t-il pour le remplir? » Évidemment, Peppone, intimidé par les perspectives de sa future grandeur, sèche lamentablement. Heureusement, Don Camillo viendra à la rescousse par une manœuvre frauduleuse mais pieuse. « C'était tout simple » avoue Peppone en lisant subrepticement la réponse. Et ça l'est. En divisant le volume du bassin par le débit du robinet on obtient le nombre de minutes. Pour cela, il suffit de connaître la formule du volume de la sphère, que l'écolier puise dans la demi-douzaine de formules acquises pendant ses six années d'études, et de convertir les mètres cubes en litres, ce qui est loin de nécessiter l'aide d'une calculatrice.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais attention, il reste un petit écueil à contourner. Étourdi par ses savants calculs et par sa trop grande confiance en lui, l'écolier risque d'oublier un détail crucial. Mais Don Camillo, homme avisé et plein d'expérience de la vie, donne un dernier conseil à Peppone, avant de retourner à son presbytère : « N'oublie pas de diviser par deux… Pour la &lt;i&gt;demi&lt;/i&gt;-sphère. » Même dépourvu de diplômes, Don Camillo vaut bien une faculté de Pédagogie à lui tout seul.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8353109221572369340?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8353109221572369340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8353109221572369340' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8353109221572369340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8353109221572369340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2010/07/deux-poids-deux-mesures.html' title='Deux poids, deux mesures'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/TEsevN-_qTI/AAAAAAAAB4E/Tv8YT3EiCzc/s72-c/reTasseCafe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2116877663797258132</id><published>2010-05-09T07:31:00.010-05:00</published><updated>2010-05-09T07:51:59.245-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Québécois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><title type='text'>Cossé tu veux j'fasse?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S-aseVTgksI/AAAAAAAAB30/ouoLLZ3YIvc/s1600/reFaisan.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 180px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S-aseVTgksI/AAAAAAAAB30/ouoLLZ3YIvc/s320/reFaisan.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469248434603070146" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Cossé tu veux j'fasse?&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Un bureaucrate ne dédaigne pas qu’on le sollicite, même s’il défend son oisiveté jusqu’à être avare de ses conseils. C’est qu’il a réponse à tout pour congédier les plaideurs. La devise favorite de notre bureaucrate du jour est : « Cossé tu veux j’fasse? »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L’expression se prononce /kosetyvø&amp;#643;fas/, d’un seul trait, avec deux accents toniques, sur le rythme “.-..-”.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Comment découper les mots dans cette chaîne de sons continue?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
[1] /k&amp;#596;se-ty-vø-&amp;#643;-fas/ (Cossé tu veux j’fasse?)&lt;br /&gt;
À première vue, on y distingue cinq unités indépendantes, que l’on peut identifier en procédant à des substitutions :&lt;br /&gt;
[2] /k&amp;#596;se-ki-vø-ka-fas/ (Cossé qui veut qu’a fasse?)&lt;br /&gt;
Si on y regarde de plus près, on remarque maintenant l’unité /k/, qui revient deux fois. Le message se compose donc de sept unités.&lt;br /&gt;
[3] /k&amp;#596;se-k-i-vø-k-a-fas/
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L’unité /k/ représente ce qu’on appelle habituellement le &lt;i&gt;pronom relatif&lt;/i&gt;. On note que cette unité se prononce uniquement devant une voyelle (expression 3), et tombe devant une consonne (expression 1).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L’expression initiale comporte donc, elle aussi, sept unités, dont deux sont devenues muettes dans le dialecte de notre bureaucrate. Ces muettes, représentées par Ø dans la transcription ci-dessous, peuvent réapparaître sous la forme /k/ dans d’autres dialectes :&lt;br /&gt;
[4] /k&amp;#596;se-Ø-ty-vø-Ø-&amp;#643;-fas/
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;ul&gt;
Traduction des unités en français écrit :
&lt;li&gt;/k&amp;#596;se/ = quoi (pronom interrogatif (= que /k&amp;#601;/ en position non accentuée))&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/k/ = que (pronom relatif)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/&amp;#643;/ = je (prononcé &lt;i&gt;ch&lt;/i&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/ty/ = tu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/i/ = il&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/a/ = elle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/vø/ = veux, veut&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;/fas/ = fasse&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2116877663797258132?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2116877663797258132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2116877663797258132' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2116877663797258132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2116877663797258132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2010/05/cosse-tu-veux-jfasse.html' title='Cossé tu veux j&apos;fasse?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S-aseVTgksI/AAAAAAAAB30/ouoLLZ3YIvc/s72-c/reFaisan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1147070886373934510</id><published>2010-04-23T16:42:00.008-05:00</published><updated>2010-05-03T17:29:42.479-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue de bois'/><title type='text'>Quatre mots vides</title><content type='html'>&lt;p class="citation"&gt;
« Les électeurs commencent à espérer que nous pouvons faire quelque chose de différent, ne laissez personne vous dire que rien ne peut changer, cette fois c’est possible. » (Nick Clegg, 22 avril 2010)
&lt;/p&gt; 
&lt;p&gt; 
(Analyse de la performance de Nick Clegg, candidat libéral aux élections britanniques, lors du débat du 22 avril 2010 : Les matins de France Culture, Revue de presse, 2010-04-23)
&lt;/p&gt; 
&lt;p&gt; 
Le journaliste de France Culture, citant un confrère de la presse espagnole : « Il y a dans ce troisième homme providentiel, qui fascine une partie de la presse, des airs de changement, d’un changement à l’américaine. Pour preuve, sa phrase de conclusion :  “Les électeurs commencent à &lt;u&gt;espérer&lt;/u&gt; que nous pouvons faire quelque chose de &lt;u&gt;différent&lt;/u&gt;, ne laissez personne vous dire que rien ne peut &lt;u&gt;changer&lt;/u&gt;, cette fois c’est &lt;u&gt;possible&lt;/u&gt;.” »
&lt;/p&gt; 
&lt;p&gt; 
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S99KtXDnP7I/AAAAAAAAB3k/8rDsF6tt3H0/s1600/NikkClegg-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 313px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S99KtXDnP7I/AAAAAAAAB3k/8rDsF6tt3H0/s320/NikkClegg-r2.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5467170615794810802" /&gt;&lt;/a&gt;

La phrase de Clegg résume bien son discours, puisqu’elle comporte pas moins de quatre mots vides de sens, et bien dans l’air du temps : espérer, différent, changer, possible. Comme il se doit, Clegg fait comme si les mots qui sortent de sa propre bouche venaient de celle des électeurs : les électeurs commencent…, ne laissez personne vous dire…. On retrouve les deux principes de base de la manipulation, vieux comme le monde : 1. Faire croire à notre interlocuteur que l’idée que nous défendons vient de lui; 2. Ne rien lui dire tout en l’inondant de vagues mots à consonance positive et consensuelle.
&lt;/p&gt; 
&lt;p&gt; 
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S99Mvy-1muI/AAAAAAAAB3s/BfqbCcz-Hh8/s1600/NickClegg-c4.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 213px; height: 206px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S99Mvy-1muI/AAAAAAAAB3s/BfqbCcz-Hh8/s320/NickClegg-c4.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5467172856673966818" /&gt;&lt;/a&gt;

Traduction de la phrase de Clegg : 
&lt;br /&gt; 
&lt;span class="citation"&gt;
« Chers électeurs,
&lt;br /&gt;
La logique voudrait que je vous présente mon programme de gouvernement, et que vous vérifiez si ce programme correspond à ce que vous souhaitez obtenir. Mais que souhaitez-vous exactement? Non seulement, je ne veux pas le savoir, mais vous ne le savez probablement pas vous-mêmes. Le mieux est donc, pour le bénéfice des deux parties, que je vous livre un discours vide de contenu mais riche d'impressions. Vous vous épargnerez ainsi la peine de réfléchir et moi celle de m'engager. »
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1147070886373934510?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1147070886373934510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1147070886373934510' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1147070886373934510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1147070886373934510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2010/05/quatre-mots-vides.html' title='Quatre mots vides'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S99KtXDnP7I/AAAAAAAAB3k/8rDsF6tt3H0/s72-c/NikkClegg-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6871131973856663772</id><published>2010-01-13T11:43:00.012-05:00</published><updated>2010-01-13T21:54:34.614-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><title type='text'>Je sais. Tu savais</title><content type='html'>&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S0356oldGwI/AAAAAAAAB2o/-H5mqGXgg-s/s1600-h/riEnseigner.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S0356oldGwI/AAAAAAAAB2o/-H5mqGXgg-s/s320/riEnseigner.jpg" border="0" title="Sensei - Dessin de Rié Mochizuki" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426267911773559554" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;« Il sait. »&lt;br /&gt;Dessin de Rié Mochizuki&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au moment où nous traversons le pont, tout en discutant des sushis au menu du lendemain, je lui fais remarquer qu’on peut trouver des crevettes chez le marchand Untel, situé non loin de là.&lt;br /&gt;
— Je sais, me fait-elle remarquer.&lt;br /&gt;
— Tu savais, lui dis-je.&lt;br /&gt;
Il faut préciser qu’elle a prononcé &lt;i&gt;je-sais&lt;/i&gt; en baissant la tonalité, comme si elle avait chanté Mi-Do, et que je lui ai répondu &lt;i&gt;tu-savais&lt;/i&gt; sur l’air ascendant de Do-Do-Mi.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On remarquera aussi l’utilisation très naturelle de l’imparfait dans la réponse (&lt;i&gt;tu-savais&lt;/i&gt;), alors que l’affirmation était faite au présent (&lt;i&gt;je-sais&lt;/i&gt;). Il est clair que le choix de ces temps verbaux n’a rien à voir avec le temps réel : son savoir, à elle, n’est pas soudainement devenu passé en l’espace d’une seconde. Un explication s’impose. Mais revenons d’abord à l’utilisation des tons.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Tout le monde connaît l’existence des tons en chinois, en vietnamien ou dans certaines langues du golfe de Guinée telles que l’éwé ou le yoruba. Mais, qui l’eut cru, on retrouve des tons — de nature légèrement différente — jusque dans le japonais et le français. Ainsi, les deux syllabes du mot japonais &lt;i&gt;hashi&lt;/i&gt; peuvent être prononcées de façon ascendante (Do-Mi) ou de façon descendante (Mi-Do). Dans le premier cas, le mot &lt;i&gt;hashi&lt;/i&gt; signifie &lt;i&gt;pont&lt;/i&gt;, dans le second, il signifie &lt;i&gt;baguettes&lt;/i&gt;. Du moins, selon la norme de Tokyo, car les gens du Kansai (partie occidentale de l’île de Honshu) inversent les tons dans ce cas.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Si les erreurs dans la prononciation des tons se révèlent fatales en chinois, elles gênent rarement la compréhension en japonais. On aura vite fait de reconnaître chez son interlocuteur un indigène du Kansai ou un étranger, et de décoder le message en conséquence, de la même façon qu’un Parisien comprend sans effort l’accent du Midi ou l’accent allemand (nous connaissons cependant quelques exceptions notables).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ce qui est moins évident, c’est que les syntagmes français contiennent aussi une séquence tonale. Cependant, contrairement au japonais, cette séquence tonale n’a pas pour but de distinguer des mots ou des groupes de mots, mais d’ajouter une information supplémentaire au message.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ainsi, la phrase mélodique Mi-Do (&lt;i&gt;je-sais&lt;/i&gt;) indique que l’information livrée était jusque-là théoriquement inconnue de l’interlocuteur. C’est d’ailleurs le rôle que joue aussi le présent dans la phrase (&lt;i&gt;je-sais&lt;/i&gt;), alors que l’&lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/10/imparfait-ou-pass-simple.html"&gt;imparfait&lt;/a&gt; sert plutôt à confirmer un fait normalement connu (&lt;i&gt;je-savais&lt;/i&gt;).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le dialogue aurait pu se dérouler de la façon suivante :&lt;br /&gt; 
— Je savais. (= Je te fais &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/04/elle-part-bien-demain.html"&gt;bien&lt;/a&gt; remarquer que je sais.)&lt;br /&gt;
— Tu savais. (= Ah, en effet, je confirme que tu sais.)&lt;br /&gt;
Par contre, la séquence suivante est impossible : &lt;br /&gt;
— Je savais.&lt;br /&gt;
— Tu sais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Elle aura aussi pu me dire : &lt;br /&gt;
— Mais je savais. (Le mot &lt;i&gt;mais&lt;/i&gt; joue ici le même rôle que l’imparfait et que la séquence Mi-Do).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La séquence Do-Mi doit être distinguée de l’ascension tonale dans la phrase interrogative. Le syntagme &lt;i&gt;Tu-sais?&lt;/i&gt; se prononce sur un autre air, plus près de Do-La. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;Voilà&lt;/i&gt; une explication que les grammaires se garderont bien de fournir. (En passant, le mot &lt;i&gt;voilà&lt;/i&gt;, par opposition à &lt;i&gt;voici&lt;/i&gt;, joue le même rôle que l’imparfait vis-à-vis du présent.)
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6871131973856663772?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6871131973856663772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6871131973856663772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6871131973856663772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6871131973856663772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2010/01/je-sais-tu-savais.html' title='Je sais. Tu savais'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/S0356oldGwI/AAAAAAAAB2o/-H5mqGXgg-s/s72-c/riEnseigner.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8800498699871980904</id><published>2009-12-06T21:12:00.014-05:00</published><updated>2010-07-25T08:14:20.911-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dévots'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='méthodologie'/><title type='text'>Leçon de conduite</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Un des sports favoris de l'homo sapiens a toujours été la chasse aux sorcières. Mais qu'est-ce qu'une sorcière, me direz-vous. La définition varie selon les époques. Car les chevaliers de la vertu se fient plus à la mode qu'à des critères moraux bien réfléchis. De nos jours, les trois sortes de sorcières — ou de sorciers — les plus en vogue sont probablement les batteurs de femmes, les pédophiles et les intégristes, qui remplacent avantageusement le relaps, l'inverti et le Juif errant d'autrefois. Le monde est toujours rempli de ces dangereux personnages, qui se cachent perfidement sous les traits de Monsieur Tout-le-monde. Le sorcier, en effet, ça peut être un inconnu, un voisin, un parent… et même vous ou moi. Heureusement, il existe de braves justiciers constamment à l'affût.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La scène, rigoureusement authentique, qui va suivre, se déroule cet automne, à une date que la prudence nous incite à garder secrète. J’ai amené ma femme dans un vaste stationnement, à peu près vide les jours de congé, pour une leçon de conduite à transmission manuelle. La semaine dernière, nous avons essayé la marche arrière. Cette expérience fut une véritable révélation pour ma patiente élève, qui comprit enfin comment relâcher progressivement la &lt;i&gt;kurochi&lt;/i&gt; (mot signifiant &lt;i&gt;embrayage&lt;/i&gt; en japonais et en joual), sans faire caler le moteur.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SxxnQtqBBvI/AAAAAAAAB2g/NyL-akmqUVk/s1600-h/UntenIro.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 167px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SxxnQtqBBvI/AAAAAAAAB2g/NyL-akmqUVk/s320/UntenIro.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412314389023885042" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;« Avance! Freine! À gauche… non à droite. Dis, tu as vu le poteau là-bas? »&lt;br /&gt;
NB : Avez-vous remarqué la couleur de cette automobile?&lt;br /&gt;
Dessin : Rié Mochizuki&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce soir, peu avant le coucher du soleil, les lieux étaient complètement déserts. Sauf que, pendant nos savantes manœuvres à reculons, et parfois en zigzag, un véhicule noir, aux vitres teintées et à l’allure quasi militaire, est soudain venu faire le tour de notre petit stationnement. À l’intérieur de cette boîte de conserve bruyante sur quatre roues motrices, deux paires d’yeux qui ne cessent de nous fixer. Peut-être des curieux en mal d’exotisme. Ou alors un beauf qui fait de la vitesse dans un stationnement pour impressionner sa compagne, ou pour se pavaner devant le seul public disponible, c’est à dire nous.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La Jeep noire a déjà disparu. Ma gracieuse élève continue tranquillement ses exercices de conduite, pendant une quinzaine de minutes. Puis nous reprenons la route qui nous ramène en ville.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dernier arrêt avant d’aborder la bretelle nous reliant au boulevard. Nous échangeons nos places et je me remets au volant. Mon élève est réjouie de ses rapides progrès. Je suis réjoui de la voir réjouie, et de rentrer au bercail sans incident. Au moment où je m’apprête à démarrer, une automobile de police arrive vers nous, après avoir brûlé son stop. Je me prépare à repartir lorsqu’elle s’arrête à ma hauteur. La vitre s’abaisse et le visage d’une jeune, fraîche et solide policière apparaît.&lt;br /&gt;
— Vous n’avez pas aperçu une voiture verte avec un homme et une femme qui se chicanent?
&lt;br /&gt;
— Non… D’ailleurs, il n’y a personne par là-bas, fais-je en pointant vers la montagne.&lt;br /&gt;
Le visage de ma passagère s’éclaire d’un large sourire, car elle vient de comprendre, bien avant moi, que la voiture verte en question, c’est la nôtre.
La policière, rassurée, nous remercie et va, court, vole à la rescousse de la victime présumée.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous n’avons pas fait cinquante mètres qu’une autre automobile de police s’engage à toute allure dans la bretelle. Et comme nous roulons bien tranquillement, elle nous croise sans nous accorder la moindre attention.&lt;br /&gt;
— Cette fois ce n’est plus un couple qui se chicane, mais plutôt un couple qui se tapoche, fais-je remarquer à mon élève, qui rit doucement.&lt;br /&gt;
Et pourtant, le stationnement que nous venons à peine de quitter était effectivement désert. Deux promeneurs à l’air gaillard, avec leur chien. Trois voitures vides à l’arrêt devant l’entrée du sentier forestier, probablement des excursionnistes. Aucune des voitures n’était verte… à part la nôtre. Au fait, il semble qu’il ne s’en fasse plus de nos jours, des voitures vertes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au moment où nous atteignons le boulevard, une troisième automobile de police arrive sur les chapeaux des roues et s’engage dans la bretelle, après un dérapage contrôlé.&lt;br /&gt;
— C’est plus grave que je ne croyais, m’exclamé-je. Les suspects sont peut-être en train de se chicaner à coups de carabines.&lt;br /&gt;
Mais cette cascade de chasses à l’homme, cette précipitation à retardement, cette escalade tragi-comique, ces scapinades suréalistes, c’en est trop pour mon élève, qui éclate de rire, comme au théâtre. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il faut se rendre à l’évidence, cette escouade de policiers armés et alarmés est en réalité à notre poursuite. Et seule leur lenteur à réagir nous vaut d’avoir échappé à une difficile explication, à la pointe d’un fusil. Apparemment, ils ne connaissent pas notre numéro d’immatriculation. Mieux vaut ne pas moisir ici.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
À nous de faire enquête. Essayons de reconstituer les faits. Une jeune femme, vêtue d’un élégant manteau de cachemire, recule son auto verte tout en zigzaguant, puis elle freine brusquement, en montant légèrement sur le trottoir, pendant que son passager, un homme à l’allure quelconque, gesticule en montrant tantôt le volant, tantôt le levier de vitesse, tantôt le lampadaire qui s’approche un peu trop rapidement. À ce moment même, un beauf pas rasé, en Jeep et accompagné de sa blonde maquillée, passe à proximité des lieux, un stationnement bien connu des apprentis conducteurs du quartier. Le beauf alerté par un comportement qu’il juge suspect ne fait ni une ni deux. Il fonce à toute blinde et parcourt un vaste demi-cercle autour de l’auto verte, tout en gardant une distance prudente. Le beauf enjoint alors sa blonde d’alerter les autorités au plus vite, ce qu’elle fait en mitraillant immédiatement le clavier de son téléphone portable. Allô 9-1-1, ya un homme et une femme dans une voiture verte qui se chicanent. Le beauf lui arrache le téléphone des mains pour renchérir : Vite, c’est grave, elle est peut-être en danger. Ce couple de justiciers est victime du &lt;i&gt;biais de confirmation&lt;/i&gt;, qui veut que l’on voie volontiers ce qu’on s’attendait à voir. « Les batteurs de femmes sont tous  des hommes. Donc tous les hommes peuvent être des batteurs de femmes. Donc un homme surpris dans une attitude suspecte avec une femme ne peut qu’être un batteur de femmes. Je vois ce que je crois et non ce que me disent mes yeux. Mon chat se sauve, c’est sûrement lui qui a volé mes sardines. Ma hache a disparu, je trouve que mon voisin a une tête de voleur de hache. » Et, par mesure de sûreté, mieux vaut ne pas louer son appartement à un chat, à un voleur de hache, voire à un immigré. Mais s’il est devenu honteux d’avoir l’air d’un raciste, il est encore glorieux de jouer au justicier. Et vive le lynchage!
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Dans sa panique mêlée d’exaltation, le beauf omet de relever le numéro de notre plaque minéralogique. Lorsque la maréchaussée arrive sur place, un bon quart d’heure plus tard malgré la proximité du poste de police, nous avons déjà quitté les lieux du prétendu crime. La policière voit bien que notre voiture est verte, mais notre mine joviale lui laisse plutôt penser que nous sommes de paisibles promeneurs du weekend. Nous ressemblons plus à de braves témoins qu’à d’odieux criminels. D’autant plus que ma passagère ne porte aucune marque de violence, pas de cheveux ébouriffés, pas la moindre ecchymose, pas de sang encore humide. La policière ne peut prendre le risque psychologique de s’intéresser à nous pendant qu’une vraie victime est peut-être en train de se faire étriper en lisière du bois. Quant aux autres policiers arrivés en renfort, ils auraient pu bloquer toutes les issues. Mais leur esprit se trouvait déjà, par anticipation, sur la scène du prétendu crime, et ils restaient aveugles à tout ce qui ne se conformait pas à leur imagination. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Par ailleurs, était-il vraiment nécessaire de mobiliser une flotte de trois véhicules policiers pour maîtriser un suspect en train d’engueuler sa femme (ou vice-versa)? Une nouvelle enquête s’impose.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SxxnQCTS28I/AAAAAAAAB2Y/RqhJDuq-LaQ/s1600-h/Unten.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 136px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SxxnQCTS28I/AAAAAAAAB2Y/RqhJDuq-LaQ/s320/Unten.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412314377385860034" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;L'esquisse originale&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8800498699871980904?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8800498699871980904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8800498699871980904' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8800498699871980904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8800498699871980904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/12/lecon-de-conduite.html' title='Leçon de conduite'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SxxnQtqBBvI/AAAAAAAAB2g/NyL-akmqUVk/s72-c/UntenIro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-9213669228678999271</id><published>2009-11-24T13:47:00.001-05:00</published><updated>2009-11-24T17:17:44.854-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='méthodologie'/><title type='text'>Pas de treizième étage</title><content type='html'>&lt;p&gt;
(Blague classique)&lt;br /&gt;
Après avoir bâti son écurie, un bonhomme se lamente.&lt;br /&gt; 
— J’ai fait la porte trop petite, et mon cheval est tellement grand qu’il ne pourra pas passer. Je vais être obligé de démolir le mur au-dessus de la porte.&lt;br /&gt;
— Pourquoi ne creuses-tu pas plutôt un trou au bas de la porte?&lt;br /&gt;
— C’est parce que ce ne sont pas les pattes du cheval qui sont trop grandes mais ses oreilles.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Gégé nous assure que la 7&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; année a été abolie (et voilà pour lui la source de tous les maux de l’école québécoise actuelle). Je lui fais remarquer que la 7&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; année existe toujours, et qu’elle se trouve justement entre la 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et la 8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;. Il prétend que non, que l’on passe, désormais, directement de la 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; à la 8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il n’y a pas de 13&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; étage dans les hôtels de Las Vegas. On m’affirme que cette astuce innocente ne coûte pas grand chose… et si ça peut faire plaisir aux superstitieux, pourquoi pas, après tout? Je fais remarquer aux clients potentiels que l’étage qu’on appelle le 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; est alors en réalité le 13&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, ce qui le rend aussi dangereux que s’il avait conservé son véritable numéro. Ah… Je vois que j’ai semé l’inquiétude parmi mes interlocuteurs. Les superstitieux ont besoin d’un semblant de vérité pour croire à leurs sornettes, et cette vérité peut parfois déranger. Le réalisme n’est-il pas le fondement de tout récit de fiction réussi?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuzFj9qe9FI/AAAAAAAAB2Q/8yt9-zMgmRE/s1600-h/LacLeamy-081102-659-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuzFj9qe9FI/AAAAAAAAB2Q/8yt9-zMgmRE/s320/LacLeamy-081102-659-r3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398907274949227602" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Vu de l'extérieur, cet hôtel appartenant à un casino, possède bel et bien un treizième étage (situé juste au-dessus du douzième).
&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;

&lt;p&gt;
Mon frère adoptif de l’Iowa, Jon, prétend manquer de sommeil depuis qu’il se couche une heure plus tard tous les soirs, à cause de son nouvel emploi chez &lt;i&gt;Rubino Mobile Home&lt;/i&gt;. Je lui fais la suggestion suivante :&lt;br /&gt;  
— Pourquoi ne pas te lever une heure plus tard tous les matins, comme ça tu seras quitte.&lt;br /&gt;
— Ah non, rétorque-t-il, ça ne marcherait pas. Tout le monde sait que la première heure de sommeil est plus réparatrice que la dernière. J’y perds au change.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Après avoir bâti son écurie,un bonhomme se lamente…
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-9213669228678999271?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/9213669228678999271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=9213669228678999271' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9213669228678999271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9213669228678999271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/11/pas-de-treizieme-etage.html' title='Pas de treizième étage'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuzFj9qe9FI/AAAAAAAAB2Q/8yt9-zMgmRE/s72-c/LacLeamy-081102-659-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3350982327562834150</id><published>2009-11-15T08:57:00.001-05:00</published><updated>2009-11-15T17:12:38.052-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Les ombres sur le mur</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Slya083DjYI/AAAAAAAABtM/7jkSOANJ-pE/s1600-h/Ombre-03.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 137px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Slya083DjYI/AAAAAAAABtM/7jkSOANJ-pE/s320/Ombre-03.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358327891144969602" /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p class="citation" style="clear:left"&gt;
Où sont passés ces vieux murs décrépis&lt;br /&gt;
Qui se peuplaient de figures étranges&lt;br /&gt;
D'Èves, de Déjanires, de Pompadours&lt;br /&gt;
Et de fauves au regard inquiétant&lt;br /&gt;
Lorsque le soir punique remplissait l'air de nostalgie&lt;br /&gt;
Ou que l'aube salvatrice tardait à venir?&lt;br /&gt;
(Kikite de Brédenarde)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Aujourd'hui, les peintures inusables et bon marché remplissent les centre de bricolage, qui poussent comme des champignons, et des légions de ravaleurs de façade non patentés recouvrent les fresques antiques de multiples couches sans âme, avec le zèle des convertis.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Heureusement, il existe encore les carrelages de marbre et de faux-marbre, qui se remplissent de visages, pourvu qu'on les caresse des yeux. Les prunelles brillantes ou les sourcils touffus apparaissent les premiers, puis le contour d'un nez ou d'un groin, les commissures des lèvres, une rivière de diamants ou une cloche de vache. Et le lendemain, on cherche en vain ces personnages familiers. Mais quand on croit les avoir perdus à jamais, ils apparaissent soudain, nous fixant avec malice et murmurant dans leur langue silencieuse : « Je suis là, je suis toujours là, je serai toujours là ».
&lt;/p&gt;

&lt;p class="note"&gt;
Cliquez sur les images ci-dessous pour percer leur secret :
&lt;p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;img id="divloslm04b" onclick="divloslm04b.style.display='none'; divloslm04a.style.display='inline'" style="display:none; float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyZJiJ--eI/AAAAAAAABtE/L1KM6FeZkjs/s1600/Ombre-00-04.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358326045730601442" /&gt;

&lt;img id="divloslm04a" onclick="divloslm04a.style.display='none'; divloslm04b.style.display='inline'" style="display:inline; float:left; width:384px; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyZHMTXLfI/AAAAAAAABs8/HppjXH1mlj0/s1600/Ombre-04.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358326005504617970" /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;img id="divloslm03b" onclick="divloslm03b.style.display='none'; divloslm03a.style.display='inline'" style="display:none; float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;"  src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyY-eIGvII/AAAAAAAABs0/_XAnbPwjULM/s1600/Ombre-00-03.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358325855670418562" /&gt;

&lt;img id="divloslm03a" onclick="divloslm03a.style.display='none'; divloslm03b.style.display='inline'" style="display:inline; float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Slya083DjYI/AAAAAAAABtM/7jkSOANJ-pE/s1600/Ombre-03.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358325798568667474" /&gt;
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;img id="divloslm02b" onclick="divloslm02b.style.display='none'; divloslm02a.style.display='inline'" style="display:none; float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyV93HokRI/AAAAAAAABsk/4XpjEJZTj0M/s1600/Ombre-00-02.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358322546664575250" /&gt;

&lt;img id="divloslm02a" onclick="divloslm02a.style.display='none'; divloslm02b.style.display='inline'" style="display:inline; float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyV6zHP9ZI/AAAAAAAABsc/nMPu4ynrlHA/s1600/Ombre-02.jpg" border="0" alt="" title="Cliquez sur l'image" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358322494049613202" /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3350982327562834150?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3350982327562834150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3350982327562834150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3350982327562834150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3350982327562834150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/07/les-ombres-sur-le-mur.html' title='Les ombres sur le mur'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Slya083DjYI/AAAAAAAABtM/7jkSOANJ-pE/s72-c/Ombre-03.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6440965879959534105</id><published>2009-11-03T17:38:00.004-05:00</published><updated>2010-04-16T21:25:52.262-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carnet de bord'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Politiques budgétaire et monétaire en économie ouverte</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdKbrdtkSZI/AAAAAAAABoU/qm-0gDUEg6g/s1600-h/PolitiquesconomieOuverte-002-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdKbrdtkSZI/AAAAAAAABoU/qm-0gDUEg6g/s320/PolitiquesconomieOuverte-002-r3.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319485280890407314" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Les tableaux noirs voient défiler bien des choses, dont il ne reste rien.
&lt;/span&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdKbuVUQOHI/AAAAAAAABoc/JZnb0B_ixAU/s1600-h/PolitiquesconomieOuverte-002-x6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 210px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdKbuVUQOHI/AAAAAAAABoc/JZnb0B_ixAU/s320/PolitiquesconomieOuverte-002-x6.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319485330176358514" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En régime de change fixe, c'est la politique budgétaire qui est généralement la plus appropriée pour stimuler ou freiner l'économie. En régime de change flottant, c'est la politique monétaire… Comme toujours, la vie est faite de diagonales.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6440965879959534105?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6440965879959534105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6440965879959534105' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6440965879959534105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6440965879959534105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/11/politiques-budgetaire-et-monetaire-en.html' title='Politiques budgétaire et monétaire en économie ouverte'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdKbrdtkSZI/AAAAAAAABoU/qm-0gDUEg6g/s72-c/PolitiquesconomieOuverte-002-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-882364386341154436</id><published>2009-10-27T20:00:00.048-05:00</published><updated>2009-12-09T18:06:27.383-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasconnade'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='méthodologie'/><title type='text'>Une tragique erreur de calcul</title><content type='html'>&lt;p class="note"&gt;Nota : La scène suivante est purement imaginaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Partant du principe néobureaucratique qui veut que la fonction fasse la compétence, et non l’inverse, on a confié à un petit boss la responsabilité d’un vaste réaménagement de locaux. Quelques dizaines de boîtes d’archives, bien solides, sont empilées les unes sur les autres, formant un cube d’environ un mètre d’arête. Il est huit heures du matin, et le petit boss prodigue ses conseils aux étudiants que l’auguste institution a embauchés pour les vacances, afin de reclasser l’ensemble des documents.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Un bureaucrate productif a peu de chance de survivre dans son milieu naturel. (Charles Robert Lamarck de Coulaincourt)&lt;/p&gt; 
&lt;p&gt;
Depuis Lamarck, on sait que les organismes vivants, qu’ils soient &lt;i&gt;plantes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;animaux&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;bureaucraties&lt;/i&gt;, finissent par évoluer, et depuis Darwin, on connaît même le mécanisme de cette évolution. La seule différence entre ces trois règnes du vivant est que, dans la bureaucratie, système plombé par une entropie excessive, l’évolution se déroule à l’envers : la lutte pour la survie fait en sorte que le singe descend de l’homme, et non le contraire. Le propre des bureaucraties, c’est en effet d’évoluer vers l’improductivité. Tout d’abord, un bureaucrate n’osera jamais embaucher un subalterne plus compétent que lui. D’où le principe, dûment confirmé par l’expérience, que chaque génération de petit boss fait montre d’une productivité de niveau inférieur ou égal à celui de la  précédente. Et si, par accident, le sous-fifre était plus intelligent que le fifre, le premier serait vite conditionné à s'aligner sur le plus petit commun dénominateur (PPCD), sous peine de disparaître. On peut regretter cette décadence inexorable, mais il est impossible de l’éviter. C’est ce que Darwin appelle la &lt;i&gt;sélection naturelle&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;div class="separator" style="clear: left;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuekJEZUxlI/AAAAAAAAB2A/y9gnNFLMl1I/s1600-h/TiBoss-01.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" style="float:left; margin-right:6px;"  src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuekJEZUxlI/AAAAAAAAB2A/y9gnNFLMl1I/s320/TiBoss-01.jpg" title="Dessin: Renaud Bouret " vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="note"&gt;Un petit boss qui vient de rencontrer &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; grand boss.&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p style="clear: left;"&gt;
Avant d’aller plus loin dans notre démarche scientifique, il est indispensable de bien définir l’improductivité. Puisque nous étudions la bureaucratie, le raisonnement par l’absurde nous paraît en effet approprié pour cerner correctement le concept. Être productif, c’est produire plus avec autant de ressources, ou c’est produire autant avec moins de ressources. Et l’improductivité, c’est l’inverse. Il y a donc deux sortes de bureaucrates improductifs. D’une part, il y a ceux qui entrecoupent leurs activités de nombreuses pauses, et qui saisissent la moindre occasion pour arriver tard et partir tôt : c’est ainsi qu’ils parviennent à diminuer leur production quotidienne (&lt;i&gt;petit boss de type I&lt;/i&gt;). D’autre part, il y a les bureaucrates qui s’agitent dès l’aurore et ne quittent le chantier qu’à la nuit tombée (&lt;i&gt;petit boss de type II&lt;/i&gt;). Ceux-là comptent sur leur totale incompétence pour atteindre une improductivité systémique. Étant donné qu’ils ne produisent jamais rien, et qu’ils nuisent plutôt au travail des autres, leur productivité, soit le produit divisé par le travail, ne peut qu’être nulle ou négative, quel que soit le nombre d’heures qu’ils consacrent à leurs responsabilités. Quand le numérateur est égal à zéro, il est clair que le résultat d’une fraction est aussi égal à zéro, peu importe la valeur du dénominateur.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le petit boss que nous avons croisé ce matin appartient à cette seconde catégorie. Il est matinal, agité, il fait penser au pigeon de la fable se plaignant de la résistance de l’air, qui freine sa course. Le petit boss de type II prend son envol virtuel en tourbillonnant dans le vide.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cinq heures ont sonné. Les jeunes manœuvres viennent justement de classer le dernier dossier. Le petit boss en déduit qu’il faut une journée de travail pour ranger une pile de boîtes ayant la taille d’un cube d’un mètre de côté.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuekMlPKhlI/AAAAAAAAB2I/yEJCLlmi7Xw/s1600-h/TiBoss-02.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" style="float:left; margin-right:6px;"  src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuekMlPKhlI/AAAAAAAAB2I/yEJCLlmi7Xw/s320/TiBoss-02.jpg" title="Dessin: Renaud Bouret " vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="note"&gt;Un autre petit boss qui vient de rencontrer &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; grand boss.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear: left;"&gt;
Le lendemain, les déménageurs ont laissé dans le local les dernières boîtes à classer. Cette fois, le cube est plus volumineux. Il fait environ deux mètres d’arête au lieu d'un. Alors que les étudiants, encore ensommeillés, entreprennent leur classement, le petit boss, pimpant, vient les apostropher. « Qu’est-ce que vous fabriquez? C’est inutile. J’ai d’autres tâches pour vous. Il nous reste encore une autre semaine pour tout terminer avant la rentrée. Vous classerez ça la semaine prochaine, on aura bien le temps. » Les étudiants s’arrêtent, sans mot dire, et se dirigent, en troupeau, vers le nouveau lieu de travail qui vient de leur être assigné. « Comme tu voudras, c’est toi le petit boss », se disent-ils tout bas.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le soir, je croise un des étudiants sur la terrasse d’un café, qu’il ne quittera que fort tard. Après tout, c’est l’été. Au fil de la conversation, il me confie ses doutes sur la tâche qu’il devra accomplir la semaine prochaine. « Nous avons rangé le premier cube de documents en une journée. Le boss pense que ça prendra deux jours pour ranger le second cube, qui est deux fois plus gros. Il nous fera faire ça jeudi et vendredi prochain. Mais moi, j’ai peur que ce soit trop juste. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que ça prendra au moins trois jours sinon quatre pour tout faire. » Belle intuition, mais j’irais encore plus loin : « D’après moi, lui fais-je remarquer, ça vous prendra huit jours, et vous n’aurez jamais fini à temps à moins de vous mettre à l’ouvrage dès demain matin. Ton cube n’est pas deux fois plus gros, il est huit fois plus gros. »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il nous faut maintenant toucher deux mots d’un certain Reichelt, dont l’audace n’avait d’égale que son ignorance des lois élémentaires de la géométrie, et qui en est mort, un jour de 1912. S’il eut survécu, il aurait fait un petit boss postmoderne tout à fait convenable.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Reichtel s’était construit des ailes qui le faisaient ressembler à la fois à un corbeau, à une chauve-souris et à un polatouche, et il comptait, à l’aide de cette machine, atterrir dans le Champ de Mars, après avoir plongé depuis la Tour Eiffel. La légende veut que cet homme oiseau fût victime d’un arrêt cardiaque au cours de son vol, mais ce qui est certain, c’est qu’il s’écrasa au sol. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Et la raison en est évidente. Supposons que Reichtel soit dix fois plus grand qu’un polatouche. Cela signifie que ses ailes, qui se mesurent au carré comme toute surface, couvrent un espace cent fois plus grand que les ailes du polatouche. Mais cela implique également que Reichtel ait un volume mille fois plus grand que celui du polatouche, soit dix au cube, et qu’il pèse donc mille fois plus lourd que celui-ci. Une surface d’ailes cent fois plus grande pour supporter un corps mille fois plus lourd? Comment peut-on espérer défier les lois de la gravité avec une telle disproportion? Monsieur Reichtel est mort d’une erreur de calcul.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais les petits boss ne meurent jamais de leurs erreurs. Au pire, ils restent petits boss. Au mieux, ils sont promus au grade de moyen boss.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Jeudi. Il reste deux jours avant la rentrée. Les étudiants commencent le classement du cube de deux mètres d’arête et de huit mètres cubes de volume. Peu avant dix-sept heures, le petit boss s’amène, tout imbu de sa fatuité. Mais son sourire se crispe soudain quand il aperçoit la pile de boîtes à peine entamée. Le petit boss apostrophe les pauvres petits ouvriers. « On n’aura jamais fini à temps! Demain, vous ferez mieux de vous appliquer un peu! »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais le lendemain, le travail ne sera pas fini. Ni le lundi suivant, ni même une semaine plus tard. Selon le petit boss, on n’a plus les ouvriers qu’on avait. Le moyen boss et le grand boss (qui sont, d'après la loi de l'évolution des espèces, d’anciens petits boss) abondent dans le même sens. On n’embauchera plus ces étudiants, qui profitent honteusement du système.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-882364386341154436?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/882364386341154436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=882364386341154436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/882364386341154436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/882364386341154436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/10/une-tragique-erreur-de-calcul.html' title='Une tragique erreur de calcul'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SuekJEZUxlI/AAAAAAAAB2A/y9gnNFLMl1I/s72-c/TiBoss-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6159709462214092189</id><published>2009-10-19T18:51:00.006-05:00</published><updated>2009-10-19T18:57:26.848-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Le lac Renaud</title><content type='html'>&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz6Fa3bDiI/AAAAAAAABzc/xhkzbH5q0Qw/s1600-h/LacPhilippe-091018-181-r3.jpg" imageanchor="1" &gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 289px; height: 320px;" border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz6Fa3bDiI/AAAAAAAABzc/xhkzbH5q0Qw/s320/LacPhilippe-091018-181-r3.jpg" alt="" title="Lac Renaud (Masham) - Photo: Renaud Bouret" style="float:left" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="note"&gt;Sur la route du lac Renaud (Sainte-Cécile de Masham)&lt;br /&gt;18 octobre 2009&lt;br /&gt;Photos : Renaud Bouret&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz59Xs-71I/AAAAAAAABzU/aipVIxWG_Uc/s1600-h/LacPhilippe-091018-155-r3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 289px; height: 320px;" border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz59Xs-71I/AAAAAAAABzU/aipVIxWG_Uc/s320/LacPhilippe-091018-155-r3.jpg" alt="" title="Lac Philippe (Masham) - Photo: Renaud Bouret" vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz6NtLVXAI/AAAAAAAABzk/8k41-Ybhb4E/s1600-h/LacPhilippe-091018-203-r3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 289px; height: 320px;" border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz6NtLVXAI/AAAAAAAABzk/8k41-Ybhb4E/s320/LacPhilippe-091018-203-r3.jpg" alt="" title="Lac Philippe (Masham) - Photo: Renaud Bouret" vr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6159709462214092189?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6159709462214092189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6159709462214092189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6159709462214092189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6159709462214092189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/10/le-lac-renaud.html' title='Le lac Renaud'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Stz6Fa3bDiI/AAAAAAAABzc/xhkzbH5q0Qw/s72-c/LacPhilippe-091018-181-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6840738344475178778</id><published>2009-10-12T18:42:00.008-05:00</published><updated>2009-12-09T18:06:57.524-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Le caractère chanson en chinois</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Nouvelle question d'un autre visiteur de &lt;a href="http://ramou.net/"&gt;ramou.net&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Question :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
Existe-t-il un caractère chinois signifiant &lt;i&gt;chanson&lt;/i&gt;? Sur quel dessin original a-t-il été basé? 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En voilà une question intéressante! Il se trouve que ce caractère existe bel et bien (voir ci-dessous) et représente justement un homme en train d'émettre deux sons «&amp;nbsp;A&amp;nbsp;» avec la bouche. La partie droite du caractère original (sur fond rouge) représente notre bonhomme, debout sur ses deux pattes, avec la gueule ouverte vue de profil. La partie gauche représente les deux A superposés (ajoutez cinq autres « A » et vous entendrez Gilda, dans Rigoletto). Mais avant d'arriver jusqu'à nous, le caractère &lt;i&gt;chanson&lt;/i&gt; a connu bien des aventures.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxGLtxqEI/AAAAAAAABy0/dVH7vzprDTc/s1600-h/tr-27468.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img $r="true" border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxGLtxqEI/AAAAAAAABy0/dVH7vzprDTc/s320/tr-27468.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left;"&gt;
Y a-t-il un rapport entre le dessin de la partie gauche et le son « A », dira-t-on? Oui et non. Le dessin (reproduit ci-dessous) représente la silhouette d'une hache. Or, ce caractère se prononçait autrefois « A ». 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StO31kGzRrI/AAAAAAAABzM/JZ9VNOWJiXE/s1600-h/tr-21487.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img $r="true" border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StO31kGzRrI/AAAAAAAABzM/JZ9VNOWJiXE/s320/tr-21487.gif" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear: left;"&gt;
Dans sa première version, le caractère &lt;i&gt;chanson&lt;/i&gt; s'écrivait simplement sous la forme du double « A » (dessin ci-dessous). Or ce caractère a la même prononciation que celui signifiant &lt;i&gt;grand-frère&lt;/i&gt; (gē en chinois moderne). Il n'en fallait pas plus pour que le caractère original soit kidnappé, c'est pourquoi il s'est mis à désigner aussi grand-frère (c'est d'ailleurs le seul sens qui lui reste aujourd'hui).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxBHtdz6I/AAAAAAAABys/iq_K--e7VCw/s1600-h/tr-21733.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img $r="true" border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxBHtdz6I/AAAAAAAABys/iq_K--e7VCw/s320/tr-21733.gif" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear: left;"&gt;
On se retrouve ainsi avec un caractère désignant deux homophones. Comment les différencier? C'est là qu'intervient le processus le plus courant dans la formation des caractères chinois, qui consiste à ajouter une clé sémantique au tracé initial. Cette clé représente, comme on l'a déjà vu, le dessin d'un homme avec la bouche ouverte (voir ci-dessous). On aboutit ainsi au caractère figurant au début de ce billet : quelque chose qui se prononce gē et qui sort de la bouche d'un homme.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxaDWxigI/AAAAAAAABy8/X0i_iOo-mVI/s1600-h/tr-27424.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img $r="true" border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxaDWxigI/AAAAAAAABy8/X0i_iOo-mVI/s320/tr-27424.gif" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6840738344475178778?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6840738344475178778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6840738344475178778' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6840738344475178778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6840738344475178778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/10/la-caractere-chanson-en-chinois.html' title='Le caractère &lt;i&gt;chanson&lt;/i&gt; en chinois'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/StOxGLtxqEI/AAAAAAAABy0/dVH7vzprDTc/s72-c/tr-27468.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2848216925394625779</id><published>2009-10-04T19:28:00.013-05:00</published><updated>2009-10-12T18:55:42.402-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Le mot suicide en chinois</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Un visiteur de &lt;a href="http://ramou.net"&gt;ramou.net&lt;/a&gt; me pose la question suivante.
&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Question :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
Je me permets encore une fois de faire appel à vos lumières. Je travaille en ce moment sur le suicide des Asiatiques, mais dans les dictionnaires en ligne, notamment la Chine nouvelle, il n'y a pas d'idéogramme traduisant le suicide. À votre avis s'agit-il d'un oubli ou cet idéogramme n'existe pas en chinois?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En est il de même au Japon?
&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Réponse :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
La plupart des mots chinois modernes sont composés de deux caractères, de la même façon que les mots scientifiques français sont souvent composés de deux racines grecques ou latines. Le mot suicide ne fait pas exception: &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;自杀&lt;/span&gt; (zìshā), littéralement soi-tuer (ou &lt;i&gt;sui-caedere&lt;/i&gt;).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Idem pour le Japon. Les mots japonais, dans ce cas, sont souvent issus du chinois, à moins qu’ils n’aient eux-mêmes été créés au Japon, au début de l’ère moderne, avant d’être empruntés par les Chinois.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le mot japonais pour suicide est &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;自殺&lt;/span&gt; (jisatsu), le même qu’en chinois. Il s'agit peut-être d’un calque du latin, créé par des Japonais à la fin du XIXe siècle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Ssk-9F7RVZI/AAAAAAAAByc/Ma61ZbWFkRw/s1600-h/tr-26432.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Ssk-9F7RVZI/AAAAAAAAByc/Ma61ZbWFkRw/s320/tr-26432.gif" border="0" alt="" title="Ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388907648409228690" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;h4 style="clear:left"&gt;Question :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
Pourriez vous me décomposer les idéogrammes : à droite c'est le soi, à gauche est-ce une arme qui signifie tuer? En japonais on a la même chose sauf le 3ème à droite.
&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Réponse :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;自&lt;/span&gt; (zì) signifie &lt;i&gt;soi&lt;/i&gt;.
Ce caractère représente le nez, vu de face. Alors qu’un Français,un Québécois ou un Gaulois s’exclameront « c’est moi ! » en pointant leur index sur la poitrine, le Chinois ou le Japonais montreront leur nez (faites l’expérience!). Selon une petite enquête maison, le nez est en effet situé au centre du visage, qui est lui-même la façade de la conscience. Par ailleurs, lorsque vous parlez à quelqu’un les yeux dans les yeux, votre nez est en plein dans sa ligne de mire, alors qu’il devrait loucher pour regarder votre poitrine. (Interprétation sous toute réserve)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;殺&lt;/span&gt; (shā) est le caractère chinois (traditionnel) signifiant &lt;i&gt;tuer&lt;/i&gt;. Il a été fabriqué, il y a des millénaires, par l’adjonction de deux éléments :
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;杀&lt;/span&gt; représente un animal à queue longue, dont la prononciation était la même que celle du mot &lt;i&gt;tuer&lt;/i&gt; : c'est l'élément phonétique. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;殳&lt;/span&gt; représente une main (partie inférieure) tenant une massue à tête de pierre ou de bronze (partie supérieure) : c'est la clé sémantique.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La combinaison des deux éléments peut ainsi se lire comme suit : un mot qui se prononce comme l’animal en question et qui rappelle un coup de marteau sur le crâne.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Ssk-9uEoXeI/AAAAAAAAByk/QGrwmRyrEx0/s1600-h/tr-26432-a.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 301px; height: 301px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Ssk-9uEoXeI/AAAAAAAAByk/QGrwmRyrEx0/s320/tr-26432-a.gif" border="0" alt="" title="Ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388907659185905122" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Dans la graphie antique, on reconnaît plus facilement la main [à trois doigts] (partie inférieure droite) surmontée d'une espèce de hache (partie supérieure droite). L'animal (partie gauche), que nous n'avons pu identifier, semble posséder une crête (en haut) et une belle queue divisée en trois parties (en bas). Dans le caractère moderne simplifié, il ne reste plus que la crête et la queue.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Plusieurs caractères chinois modernes ont été simplifiés par l’abandon de la clé sémantique. C’est le cas de &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;殺&lt;/span&gt; qui est devenu &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;杀&lt;/span&gt; dans les années 1960. Le plus étrange, c'est que la partie restante fait nettement penser à deux épées qui s'embrochent.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le caractère traditionnel est toujours utilisé en japonais (il se prononce satsu, adaptation de la prononciation chinoise ancienne). 
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2848216925394625779?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2848216925394625779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2848216925394625779' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2848216925394625779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2848216925394625779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/10/le-mot-suicide-en-chinois.html' title='Le mot &lt;i&gt;suicide&lt;/i&gt; en chinois'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Ssk-9F7RVZI/AAAAAAAAByc/Ma61ZbWFkRw/s72-c/tr-26432.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7503623471592326364</id><published>2009-09-27T17:21:00.004-05:00</published><updated>2009-09-27T20:37:38.269-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='botanique'/><title type='text'>Papyrus</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SsAQ5UUFnzI/AAAAAAAAByU/EDyUj5ruH-I/s1600-h/Champollion-Papyrus-x1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 289px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SsAQ5UUFnzI/AAAAAAAAByU/EDyUj5ruH-I/s320/Champollion-Papyrus-x1.jpg" border="0" alt="" title="Champollion - Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386323731226664754" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Champollion - Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6-7kbwI/AAAAAAAAByE/ZAfIl-AjyAk/s1600-h/P1070969-x3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6-7kbwI/AAAAAAAAByE/ZAfIl-AjyAk/s320/P1070969-x3.jpg" border="0" alt="" title="Papyrus - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386276480846425858" /&gt;&lt;/a&gt;
Quelle est cette plante, cachée au fond d'une pépinière de l'Outaouais, dont tout le monde ignore le nom et qui n'a pas de prix?
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6pIIUbI/AAAAAAAABx8/QllM_iIl2c4/s1600-h/P1070968-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6pIIUbI/AAAAAAAABx8/QllM_iIl2c4/s320/P1070968-r3.jpg" border="0" alt="" title="Papyrus - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386276474993529266" /&gt;&lt;/a&gt;
Désespérant de pouvoir l'identifier, le patron me l'a cédée pour une bouchée de pain. Il ne me reste plus qu'à reconstituer les berges du Nil, sous ma gouttière.
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6b3bN3I/AAAAAAAABx0/_EYbfv-lnng/s1600-h/P1070955-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sr_l6b3bN3I/AAAAAAAABx0/_EYbfv-lnng/s320/P1070955-r3.jpg" border="0" alt="" title="Papyrus - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386276471433803634" /&gt;&lt;/a&gt;
Les papyrus ont passé un excellent été sous le ciel du Québec.
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SsAQ5GcMcdI/AAAAAAAAByM/cL753hXhZ08/s1600-h/Champollion-Papyrus.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 221px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SsAQ5GcMcdI/AAAAAAAAByM/cL753hXhZ08/s320/Champollion-Papyrus.jpg" border="0" alt="" title="Champollion - Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386323727502569938" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Champollion - Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7503623471592326364?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7503623471592326364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7503623471592326364' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7503623471592326364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7503623471592326364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/09/papyrus.html' title='Papyrus'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SsAQ5UUFnzI/AAAAAAAAByU/EDyUj5ruH-I/s72-c/Champollion-Papyrus-x1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8209373725448857653</id><published>2009-09-20T11:56:00.025-05:00</published><updated>2009-09-27T21:16:41.961-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasconnade'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Oelwein'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Les Nord-Américains ont-ils du sang de raton-laveur?</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Un des bonheurs de la vie en &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/05/qui-connat-liowa.html"&gt;Iowa&lt;/a&gt; est de pouvoir goûter aux spécialités du terroir. Après tout, l’ingrédient principal de la bonne cuisine, c’est… ses ingrédients.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La rue sur laquelle nous demeurions, baptisée Deuxième-rue-sud-ouest, était séparée de la Première-rue par un vaste terrain  divisé en lots et servant de cour arrière aux maisons attenantes. Bien que le quartier fût habité depuis une bonne vingtaine d’années, ce terrain n’était garni d’aucune marque de propriété : pas de clôture, pas de barrière, pas de piquet, pas de borne, pas même un arbre planté par la main de l’homme. C’était un terrain &lt;i&gt;vague&lt;/i&gt;. Il ne faisait pourtant aucun doute que chacune de ses parcelles aux délimitations invisibles possédait un maître légitime et dûment enregistré au cadastre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZimcYEsiI/AAAAAAAABxk/AJLtfiHPGww/s1600-h/Oelwein-1970-MaisonDesStones-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 217px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZimcYEsiI/AAAAAAAABxk/AJLtfiHPGww/s320/Oelwein-1970-MaisonDesStones-r2.jpg" border="0" alt="" title="Oelwein, Iowa - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383598817159721506" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;La façade de la demeure familiale, sur la Deuxième-rue-sud-ouest d'Oelwein. Le fameux terrain vague se trouve à l'arrière de la maison. Le long du trottoir, on aperçoit l'automobile que Jon acheta pour 100 piastres le jour de ses 16 ans.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Lorsqu’il était pressé, mon frère adoptif, Jon, n’hésitait pas à traverser, sans vergogne, ce terrain vague qu’il considérait comme un no man’s land, se souciant fort peu des propriétaires respectifs. Et un jour que je l’accompagnais pour la première fois, étant encore peu familier avec la petite ville d'Oelwein, je fus bien contraint de le suivre, de peur de m’égarer. En tant que Méditerranéen, habitué aux jardins soigneusement délimités par des murs de pierre ornés de jolis tessons de bouteille et par des grillages surmontés d’une rangée de barbelés, j’eus quelque appréhension à fouler le sol de ces propriétés privées. Je m’attendais à tout moment à voir un voisin jaillir de sa porte à moustiquaire pour nous abreuver d’un flot d’injures et de menaces, et, pourquoi pas, lâcher ses chiens sur nous. Et quand j’apercevais, derrière une maison, la bannière étoilée flottant sur un mât, mes craintes redoublaient, et je croyais déjà entendre le déclic du calibre 22 d’un Américain patriote.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZmysz_sMI/AAAAAAAABxs/UPQBuYnu53I/s1600-h/Mais.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 265px; height: 308px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZmysz_sMI/AAAAAAAABxs/UPQBuYnu53I/s320/Mais.jpg" border="0" alt="" title="Maïs - Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383603425776742594" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;L'incomparable maïs de l'Iowa&lt;br /&gt;
Dessin : Renaud Bouret
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À vrai dire, ce terrain vague n’était pas entièrement laissé en friche. La parcelle qui s’étendait derrière chez nous servait de potager à la famille. On y trouvait tous les légumes connus en Iowa, soit les tomates, les concombres et les oignons verts, puis un long champ de maïs qui rejoignait la cour arrière de notre vis-à-vis de la Première-rue. Et le maïs de l’Iowa, que les indigènes de cet État nomment &lt;i&gt;Indian corn&lt;/i&gt; (probablement un calque linguistique du québécois &lt;i&gt;blé d’Inde&lt;/i&gt;), est de loin le meilleur au monde. Sa riche saveur se diffuse lentement dans la bouche, d’abord boisée, puis ambrée, puis fruitée, avant de se répandre jusqu’au cerveau, plongeant le gourmet dans un état de béatitude. Sachant que le maïs doit être consommé aussitôt qu’il est cueilli, sous peine de voir son subtil amidon se dégrader en vulgaire glucose, il est facile de comprendre que celui qui n’a pas vécu en Iowa ne peut se targuer d’avoir vraiment vécu.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le blé d’Inde en épi est, encore aujourd’hui, fort prisé des Québécois. Personnellement, je trouve la variété locale particulièrement fade, son goût me rappelant à la fois le pissenlit haché par la tondeuse et l’eau de vaisselle tiédasse. Est-ce la décadence inexorable qui frappe tout produit de masse vendu dans les grandes surfaces? Est-ce une conséquence de la dégradation de mes papilles gustatives? Est-ce l’effet de la mauvaise foi ou d’un Iowisme exacerbé? Il va sans dire que j’accorde au blé d’Inde québécois les circonstances atténuantes, et j’espère que cela me sera suffisant pour obtenir le pardon des nombreux Québécois authentiques que je compte parmi mes amis, et même parmi mes descendants.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ce qui nous amène à une étrange coutume québécoise, qui est le véritable sujet de la rubrique d’aujourd’hui. Il s’agit du saccage des épis de maïs dans les supermarchés, rituel collectif de caractère hystérique se produisant vers la fin de l’été et correspondant à peu près aux cérémonies sacrées des moissons que l’on retrouve chez bon nombre de peuplades primitives.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Voici un attroupement, autour d’un étal du rayon des fruits et légumes. Le commis vient d’y déverser une cargaison de maïs, et aussitôt, les clients, par l’odeur alléchée, se sont précipités. Ces braves gens, ces rois de la consommation, s’attaquent frénétiquement à la marchandise fraîche à peine livrée entre leurs griffes. On ne voit que les dos et les culs qui s’agitent, et quelques barbes dorées qui voltigent gracieusement au-dessus de l’essaim. Même les plus timides se mettent de la partie, en se faufilant dans la moindre brèche. C’est une des rares occasions où toutes les inhibitions disparaissent soudainement, phénomène auquel les psychologues locaux se sont bien gardés de s’intéresser.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un moment d’accalmie nous permet d’approcher le champ de bataille. Devant nous, une montagne de maïs déplumé. Pas un épi n'a réchappé au massacre. Tous ont été rageusement ouverts par ces ratons laveurs à deux pattes, qui en ont arraché les feuilles et qui sont allés jusqu’à graver leurs ongles sur les grains. Des centaines d'épis parfaitement sains sont maintenant couronnés de noir, preuve que l’amidon mis à nu ne fait pas bon ménage avec l’air ambiant des supermarchés. Pour sauver les quelques rescapés, il faudra se résigner à couper, vivement, la partie gangrénée.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Devant le spectacle d’un tel désastre, l’homme a naturellement tendance à lever les yeux vers le ciel. Et qu’aperçoit-il alors? Une pancarte bigarrée annonçant la douzaine d’épis de maïs pour la somme modique d’un dollar.
&lt;/p&gt;

&lt;p class="note"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZil5Jl0SI/AAAAAAAABxc/0otrdHgYJe4/s1600-h/Bl%C3%A9DInde-090920-945-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZil5Jl0SI/AAAAAAAABxc/0otrdHgYJe4/s320/Bl%C3%A9DInde-090920-945-r3.jpg" border="0" alt="" title="Gatineau - 20 septembre 2009 - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383598807703736610" /&gt;&lt;/a&gt;
Y aurait-il des ratons laveurs dans le quartier? Trois des six épis de maïs, achetés au prix total de 50 sous et oubliés dans un sac de toile sur la galerie, ont été dérobés pendant la nuit. Voici ce qu'il en reste.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Une question cruciale se pose à nous. Le phénomène est-il de nature génétique ou culturelle? Les Canadiens anglais et les Américains manifestent-ils le même comportement que les Québécois à cet égard? La rage de l’épi serait-elle commune à l’ensemble des habitants de l’Amérique du Nord? Pour le savoir, nous avons amorcé une enquête de l’autre côté de la frontière, en pleine banlieue commerciale d’Ottawa. Mais plutôt que des épis en vrac, nous y avons découvert des sacs de maïs soigneusement cousus, aux mailles indéchirables et totalement à l’épreuve des ratons-laveurs, contenant chacun une douzaine d’épis. Ce qui nous laisse croire que le farouche rituel de la profanation du maïs touche aussi nos voisins anglophones, et que, avec leur sens pratique proverbial, les Anglais ont déjà trouvé la parade. Nous faisons appel à nos lecteurs pour compléter cette enquête.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
D’après les toutes dernières recherches sur le génome humain, il ressort que la &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/06/le-rival.html"&gt;distance génétique&lt;/a&gt; séparant l’Homo quebecensis (et le reste de l’humanité) du Procyon lotor n’est que de 3 %, ce qui signifie que les deux espèces partagent 97 % de leur ADN. Ceci pourrait expliquer cela.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Alors, inné ou acquis? Dans l’état actuel de la science, il est bien difficile de trancher. Mais il est clair que, grâce à nos savants, la question sera un jour résolue.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8209373725448857653?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8209373725448857653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8209373725448857653' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8209373725448857653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8209373725448857653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/09/les-nords-americains-ont-ils-du-sang-de.html' title='Les Nord-Américains ont-ils du sang de raton-laveur?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SrZimcYEsiI/AAAAAAAABxk/AJLtfiHPGww/s72-c/Oelwein-1970-MaisonDesStones-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2385165971735815004</id><published>2009-09-14T17:09:00.006-05:00</published><updated>2009-09-14T17:53:27.142-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>La théorie du consommateur (revue et corrigée)</title><content type='html'>&lt;p class="citation"&gt;
« L’économiste ne s’intéresse pas aux raisons psychologiques ou autres qui motivent les choix individuels. Il suffit de poser que l’individu a des préférences, quelle que soit leur source, et fait face à des contraintes (son revenu et les prix des produits, par exemple) qui limitent la satisfaction de ses préférences, pour être en mesure d’analyser ses choix. » (Pierre Lemieux, Comprendre l’économie, Les Belles Lettres, Paris, 2008, p. 12)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En posant que son revenu et le prix des produits forment les contraintes de base de l’individu, les théories économiques populaires négligent peut-être la contrainte essentielle de l’homme moderne : le désagrément causé par la possession des biens. Tant que les biens possédés par l’individu étaient rares, la place qu’ils occupaient dans la maison ou le garage, et le temps qu’il fallait consacrer à leur achat et à leur entretien paraissaient négligeables. L’espace et le temps disponibles pouvaient alors être considérés comme illimités.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un certain gérant de banque originaire du Lac-Saint-Jean, qui se vantait de ne rien connaître à l’économie (il était diplômé en sociologie) fut tout heureux de tuer le temps avec moi, dans son vaste bureau. « Voilà deux mois, dit-il au détour de la conversation, que notre nouveau système audio traîne dans le couloir de l’entrée. Je n’ai pas encore trouvé le temps, ni la motivation, d’ouvrir la boîte. »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ma cousine veut me faire cadeau d’une luxueuse machine à café espresso, héritée d’un parent. Il n’est ici question ni de contrainte de revenu, ni de contrainte de prix. Je me demande simplement si je souhaite encombrer davantage mon comptoir de cuisine. À moins de ranger l’imposante machine dans un coin de placard? Mais plus on a d’objets, plus on doit accorder du soin à leur rangement et plus il est laborieux de les extraire de leur cachette. La meilleure cafetière n’est-elle pas la cafetière à filtre, qu’on repose sur le rond du poêle, après y avoir puisé sa deuxième ou sa troisième tasse, et qu’on rince en un tournemain? À moins de faire de la cérémonie du café un évènement majeur de la vie domestique, la légère différence entre un espresso et un café filtre vaut-elle tous les ennuis occasionnés par la coûteuse machine à espresso, même quand celle-ci ne coûte pas un sou?
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
La cave n'était-elle pas plus fonctionnelle quand elle ne contenait que des patates en vrac, des bouteilles de vin et du charbon? 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L’accumulation de ces petites machines finit par envahir la maison et la vie du propriétaire. Un bel ordinateur, bien plus rapide que celui qu'on possède, vient de sortir en magasin et nous tend les bras. Mais, si on veut rendre la nouvelle machine aussi fonctionnelle que la précédente combien d’heures et de jours faudra-t-il consacrer à y installer tous les programmes indispensables? Et faut-il garder le vieil ordinateur ou encombrer la cave? Faut-il plutôt s’en débarrasser dans un dépôt spécialisé, situé au diable vauvert et fermé quand on est libre? Et si on conserve trois ou quatre ordinateurs actifs dans la maison, combien de fois par an risque-t-on d’être frustré par une panne, un caprice, un virus, un désastre total?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sq7B7qMYdmI/AAAAAAAABxU/8mbtz1C1Tr0/s1600-h/Souliers+014.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sq7B7qMYdmI/AAAAAAAABxU/8mbtz1C1Tr0/s320/Souliers+014.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret - 2004" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381451835436988002" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Le consommateur Bái Lìdé est bien embêté. Il répugne à se débarrasser de ces paires de chaussures démodées qui commencent à encombrer sérieusement son garde-robe. Voilà un nouveau dilemme du consommateur sur lequel les économistes restent plutôt discrets.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Même lorsque les produits convoités sont chers, et que la contrainte du prix et du revenu réapparaissent, la question fondamentale n’est pas « Est-ce que ça vaut la peine de dépenser tant d’argent? » mais  « Est-ce que j’en aurai pour mon argent ou suis-je en train de me faire flouer? ». L’acquisition des biens vient encore me causer du tracas. Il me faut vérifier les prix, comparer des produits que les fabricants s'acharnent à rendre incomparables, attendre le moment propice, ou me précipiter avant qu’il ne soit trop tard. Que de souffrances! Et la théorie du consommateur se garde bien de les comptabiliser.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Acheter une auto neuve? Je voudrais bien, et depuis le temps que je remets la chose à demain, j’ai fini par accumuler un pécule plus que suffisant. Mais je n’ai ni le courage, ni l’énergie d’étudier les modèles, afin de trouver celui qui me convient. Il faudra ensuite choisir le meilleur concessionnaire de la région et affronter les charlatans qui y disent la messe. Puis se débarrasser du vieux véhicule, enregistrer le nouveau, faire la queue, prendre un taxi, synchroniser toutes ces opérations. Que de jours de fatigue en perspective! Et le charme sera bien vite rompu par un petit pépin, un vice de fabrication, une éraflure inopinée, un reflet inattendu qui gêne la conduite, une visite dans un nid de poule, une hausse imprévue des assurances. Combien de déceptions nous attendent! Plus on est riche en biens, plus on est pauvre en heures d’insouciance.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À la longue, certains individus finissent par aimer la servitude, les heures perdues à se procurer de vulgaires grille-pains et autres paires de chaussettes. Ils adorent flâner dans les magasins. Ils sacrifient, avec joie, les meilleures années de leur vie, qu’ils mettent au service du commerce et des inconvénients de l’après-vente.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ne serait-il pas plus simple de partir en voyage et de tout flamber en quelques semaines? On pourrait rentrer les mains vides, le cœur léger et sans soucis.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2385165971735815004?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2385165971735815004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2385165971735815004' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2385165971735815004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2385165971735815004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/la-theorie-du-consommateur-revue-et.html' title='La théorie du consommateur (revue et corrigée)'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sq7B7qMYdmI/AAAAAAAABxU/8mbtz1C1Tr0/s72-c/Souliers+014.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3280239561862123535</id><published>2009-09-07T10:36:00.004-05:00</published><updated>2009-09-20T17:50:43.394-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Je-suis-là</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Depuis que le commun des mortels est devenu l’esclave de l’automobile, la relation entre le commerçant et le client s’est inversée. C’est aujourd’hui au client de se porter à la rencontre du commerçant, dans un lointain centre commercial, comme c’est également au malade de courir après le docteur. En somme, le fardeau repose désormais sur celui qui passe à la caisse. Par contre, à l’époque où la plupart des déplacements se faisaient encore sur deux pattes, les paysans et les pêcheurs n’hésitaient pas à trimbaler leurs marchandises jusqu’aux marchés des centres-villes, les épiciers tenaient boutique à chaque coin de rue et les colporteurs pullulaient. Les vitriers, les aiguiseurs de couteau et les diseuses de bonne aventure défilaient devant les maisons en lançant leur cri de guerre, et, surtout, les marchands de bonbons et de casse-croûte sillonnaient les lieux de rassemblement. On retrouvait ces précieux ravitailleurs à la sortie de l’école, de la messe ou du cinéma, et, bien évidemment, sur les plages. Car les baigneurs possèdent deux caractéristiques que les manuels modernes de marketing semblent curieusement ignorer : non seulement ils sont doués d’un solide appétit, mais leur tenue légère les rend &lt;i&gt;captifs&lt;/i&gt; de la plage.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On pouvait donc se procurer sur la plage un éventail plus ou moins complet des délices suivants : des briks à l’œuf, des pommes de terre frittes à l’huile d’olive, des petits pains blancs — longs ou ronds — qui respiraient le bonheur, des beignets bombolonis encore chauds, des maqrouds aux dattes et des frigolos glacés, les plages situées près des quartiers populaires offrant naturellement la gamme de produits la plus exhaustive. Mais le roi des vendeurs ambulants était sans conteste le marchand de cacahuètes, avec son panier tressé juché sur le sommet du crâne. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dès qu’un client potentiel se présentait, le marchand de cacahuètes débarquait le panier de son perchoir et dévoilait aux regards gourmands l’ensemble de son inventaire, soigneusement rangé. Au milieu du panier, des sachets de pralines et de pistaches, et parfois quelques « chouime-gommes ». Sur le pourtour, des cornets confectionnés avec les pages de la Dépêche tunisienne : les plus gros cornets contenaient des cacahuètes, les plus petits, des glibettes. Les tarifs étaient universellement connus, le marché possédant toutes les caractéristiques de la concurrence pure et parfaite, et le marchandage n’était pas de mise.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Neuf fois sur dix, le client se contentait de convoiter toutes ces douceurs, plus par modestie que par avarice, et quand il osait mettre la main au porte-monnaie, c’était alors jour de fête.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
S’il fallait que ce soit dimanche tous les jours, ce ne serait plus dimanche.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On voyait parfois le marchand de cacahuètes s’agenouiller quelques instants devant un parasol et commencer à palabrer avec des baigneurs à demi invisibles, et leur conversation, presque inaudible, se noyait dans la rumeur du flux et du reflux des vagues. Un tintement de millimes, apporté par la brise, signalait le terme de la transaction, et le marchand se redressait en dépliant ses pattes, l’une après l’autre, tel un dromadaire, après avoir replacé son attirail sur la tête. Les gamins alentour ne pouvaient alors s’empêcher de craindre pour le panier, qui se mettait à tanguer dans un équilibre précaire, avant de se stabiliser, quelques pas plus loin. « Et si la précieuse cargaison venait à dégringoler de son perchoir, quel désastre! » Le métier paraissait rempli de risque, ce qui était déjà un excellent argument de mise en marché. Et ce risque était d’autant plus fascinant que la chute du panier semblait toujours imminente et qu’elle ne se produisait pour ainsi dire jamais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Comme bien des corps de métiers, les marchands de cacahuètes tunisiens possédaient un maître, qui fut leur Napoléon, leur Lavoisier, leur Adam Smith, leur Dario Moreno. Un de ces fondateurs d’un nouvel ordre, qui révolutionne la profession de fond en comble. Cet homme d’exception, qui s’était donné le nom de &lt;i&gt;Je-suis-là&lt;/i&gt;, était si célèbre que sa carrière fut couronnée par le cinéma, où il joua son propre rôle. Qui sait si, un jour, en parlant de Bill Gates ou d’Obama, on ne dira pas plutôt le « Je-suis-là de l’informatique » ou le « Je-suis-là de la politique américaine ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On a du mal à l’imaginer, mais Je-suis-là avait fait ses débuts, comme le commun des mortels, avec le modeste panier tressé traditionnel, posé sur sa chéchia rouge. Il avait la trentaine bien sonnée lorsqu’il se mit à apporter quelques innovations audacieuses, dont la combinaison fut la clé de son ascension fulgurante.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Premièrement, où se trouvent les clients? Les baigneurs, c’est bien beau mais nombre d’entre eux sont distraits par une partie de jokari ou une balade en pédalo, alors que d’autres ont les mains pleines de sable, et que les nageurs catholiques sont persuadés qu’on ne peut entrer dans l’eau moins de trois heures après avoir mangé — le même principe que pour la communion, en somme. Non, ami colporteur, éloignons-nous des plages et filons à la sortie de l’école, sur le chemin de la gare. Les élèves ont alors l’esprit libre et joyeux, et jouissent de quelques minutes d’oisiveté, avant l’arrivée du train. On ne peut trouver clients mieux disposés.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Deuxièmement, la marchandise. Pourquoi se contenter de la gamme habituelle cacahuètes-glibettes-pistaches-pralines? Il faut introduire des produits modernes, gais et adaptés à la clientèle, et lancer quelques modes passagères. Je-suis-là fut, par exemple, le premier à commercialiser les chewing-gums &lt;i&gt;Cinq-erreurs&lt;/i&gt;, qui recelaient un captivant casse-tête en images, véritable objet de collection. Je-suis-là fut également le promoteur des tablettes de réglisse Zan, parfumées à la menthe, à la rose ou à la violette et présentées sous un emballage coloré judicieusement assorti.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Troisièmement, le matériel. Le panier d’osier ne peut contenir qu’une gamme limitée de produits. Il ne permet pas de se démarquer des concurrents. Il offre une image bêtement conventionnelle. Je-suis-là opta pour une large et mince mallette en bois, qu’il pouvait transformer en plateau à bretelle ou poser sur un trépied. Investissement guère coûteux et à l’allure on ne peut plus moderne.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quatrièmement, les coûts de production. Certains marchands de cacahuètes fabriquaient eux-mêmes leurs propres pralines, afin d’accroître leurs marges bénéficiaires. On pouvait les voir remuer la pralinette dans leur marmite de cuivre fumante, entre deux transactions commerciales. Pour Je-suis-là, ce type d’intégration verticale était synonyme de dispersion des forces productives. Un homme d’affaires avisé ne peut efficacement prendre en charge toute la chaîne de production. Mieux vaut se concentrer sur un créneau précis et sous-traiter les autres activités.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cinquièmement, l’image de marque. Qu’est-ce qui différencie Coca Cola, IBM, Michelin et Lacoste de leurs imitateurs? C’est que les clients paient non seulement pour le produit, mais aussi pour le nom. Je-suis-là s’est donc fait un nom, une image de marque, grâce à des slogans habilement choisis, qui avaient le mérite d’être simples, clairs et facilement reconnaissables. Dès que les enfants sortaient de l’école, Je-suis-là s’écriait « Je-suis-là (d’où son nom)! J’ai besoin d’argent! Jeune homme de la bonne famille, Mademoiselle de la belle figure (il savait flatter les deux segments du marché)! My fri-end (il parlait même l'anglais!) ». Je-suis-là avait également recours aux rengaines : « Pralinette, jolie pralinette (sur l'air d'Alouette); Il était un petit navire, etc. ». Les publicitaires d’aujourd’hui, malgré des décennies de recherche, ne font guère mieux que Je-suis-là, et adaptent toujours leurs messages à un âge mental correspondant à celui des gamins de l’école primaire.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quel grand maître que Je-suis-là! Mais ce n’est pas tout. Sixièmement, le crédit. Tout le monde sait que le crédit excessif est à la base de la surconsommation, et qu’on lui doit quelques fameuses crises économiques postmodernes. On objectera qu’un marchand ambulant, qui voit défiler des centaines de clients parfaitement anonymes et au domicile imprécis, ne peut se permettre de faire crédit sans y laisser une partie de sa recette, d’autant plus qu’il est facile pour les débiteurs de changer de route à volonté. Mais c’est mal connaître la nature humaine. Si les resquilleurs n’ont aucun scrupule à voler un inconnu ou une obscure administration, ils répugnent par contre à trahir un bonhomme qui leur a fait confiance. Un de mes camarades de classe avait d’ailleurs une théorie sur la mémoire phénoménale de Je-suis-là : « Si je me souviens que je lui dois de l’argent, j’estime qu’il s’en souvient aussi. Alors de deux choses l’une : ou bien j’ai sur moi de quoi le rembourser et je passe devant lui, ou bien je suis fauché et je prends un autre chemin. » Mais un client ne peut fuir éternellement devant Je-suis-là. L’œil de Je-suis-là, tel celui de la conscience, suivait toujours les petits Caïns. Tôt ou tard, les débiteurs venaient remettre leurs ardoises à zéro… pour s’empresser illico de solliciter un nouveau crédit.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SqUrnGh0-oI/AAAAAAAABxM/bhYXnEh0Uis/s1600-h/gloub.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 215px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SqUrnGh0-oI/AAAAAAAABxM/bhYXnEh0Uis/s320/gloub.jpg" border="0" alt="" title="Marchand de cacahuètes - Photo: G. Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378753280731314818" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Tataouine ou un de ses frères, vers 1978&lt;br /&gt;
(Cette photo est tirée du merveilleux &lt;a href="http://www.profburp.com/tunisie/tgm1/image19.htm"&gt;site de Bertrand Bouret sur le TGM&lt;/a&gt;.)
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Septièmement, la montée en gamme. Confronté à l’accroissement de son chiffre d’affaires, Je-suis-là avait fini par troquer le plateau pour une petite table roulante de son cru, étrange croisement entre le guéridon et la poussette de bébé. Voyant que son confrère, le dénommé Tataouine, avait adopté le chapeau de paille à large bord et le sarrau blanc, Je-suis-là décida de le battre sur son propre terrain :  il abandonna carrément la chéchia et commença à se promener tête nue, comble de la modernité.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Reste en effet, le problème le plus aigu de la mise en marché : la concurrence. Le succès stimulant les vocations, les innovations de Je-suis-là furent bientôt copiées, et quelques faux Je-suis-là apparurent dans le décor. Ne parlons pas des colporteurs de plage, ni même de l’honorable Tataouine, car ceux-ci ne chassaient pas sur les mêmes terres. Non, il est question ici des vendeurs postés, comme Je-suis-là, à la sortie du lycée, avec des chariots étrangement semblables à celui inventé par le grand maître.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Car quand il est question de marchand de cacahuètes, tout le monde parle de Je-suis-là, que ce soit dans les récits nostalgiques de la vie carthaginoise ou au détour d’une thèse d’anthropologie. Férid Boughedir le fait même figurer dans son film fétiche, à côté de Claudia Cardinale.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
C’est vrai, tout le monde parle de Je-suis-là, mais qui se souvient encore de son principal concurrent, &lt;i&gt;La-Jalousie&lt;/i&gt;? Cet homme venu de nulle part, financé par d’obscurs capitaux villageois, s’était équipé d’une imposante cantine ambulante, la Rolls-Royce des poussettes à friandises, avec ses multiples compartiments, ses couvercles vitrés et ses cadres en bois, vernis de bleu, vert ou jaune, comme les barques qui dansent dans le port de La Goulette. Tout un barda à traîner, dans la côte poussiéreuse qui monte au lycée Maurice-Cailloux. Devant un tel étalage de luxe, Je-suis-là se devait de trouver la parade, sous peine de disparaître à jamais dans les poubelles de l’économie de marché.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Et la parade, il la trouva. Après une éclipse de quelques jours, due probablement à une courte dépression nerveuse, Je-suis-là avait repris son poste à la sortie de l’école, avec un slogan supplémentaire, qu’il accrocha à son chapelet habituel : « N’achetez pas chez La-Jalousie! ». Ce fut bientôt suffisant pour ramener au bercail la majeure partie de la clientèle. Seuls quelques écoliers, fascinés par l’achalandage de La-Jalousie, osèrent continuer de trahir leur pourvoyeur régulier, la gourmandise étant la plus forte. Pauvre La-Jalousie, tant de capitaux engloutis pour un chiffre d’affaires si misérable! Quelle catastrophe commerciale! Il faisait pitié, silencieux, n’ayant pas l’audace de répliquer à la propagande de Je-suis-là. Mais la pitié est une vertu que les enfants dispensent avec parcimonie, et les malheurs de La-Jalousie furent vite oubliés, avant que lui-même ne retourne au néant d’où il était apparu. Ainsi vont les lois du capitalisme.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dire qu’on a aboli les cours de latin pour construire des myriades d’écoles de commerce, des HEC et des soi-disant MBA, alors qu’il aurait suffi d’étudier la vie de Je-suis-là. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Au fait, que pensaient les parents de ces marchands de cacahuètes? D’abord, les parents n’en connaissaient aucun personnellement : Je-suis-là, Tataouine, La-Jalousie, autant de noms parfaitement inconnus à leurs oreilles. C’est curieux comme les adultes ignorent tant de choses importantes : on se demande comment le Savoir peut bien se transmettre d’une génération à l’autre. Pour déconsidérer nos fournisseurs favoris, nos aînés avaient souvent recours à l’argument de l’hygiène. Selon ma grand-mère, les bâtons servant à touiller la praline dans la marmite chaude provenaient invariablement d’un tas d’ordures, après avoir servi à Dieu sait quoi dans une vie antérieure. Mon grand-père, en tant qu’ingénieur, concentrait ses foudres sur le vert-de-gris qui contaminait le cuivre des marmites. Mais ce mot exotique, que quelques écoliers orthographiaient « verre de gris », évoquait plutôt une gemme précieuse, aux propriétés magiques (d’après un collègue sicilien, le « verdegri » avait le pouvoir de refléter simultanément deux couleurs différentes). Quant à mon père, natif de La Marsa et donc plus près des réalités de la vie du peuple, il me demanda un jour si je savais comment les marchands parvenaient à ouvrir ou à décoller les sachets de cellophane, avant d’y introduire les pralines. Comme j’avais une totale confiance dans l’immense expérience de ce grand homme, et que la technique me paraissait relativement ardue, je me gardais bien de répondre, et j’attendis que mon père me confie le secret. « Eh bien, mon garçon, ils portent le sachet à la bouche et ils soufflent dedans pour le faire gonfler. » Je considérai d’emblée cette accusation comme une pieuse calomnie, mais très vite je pus prendre les marchands de cacahuètes en flagrant délit de soufflage en douce. Mon vénéré père ne mentait jamais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SqUrm2Q2jAI/AAAAAAAABxE/d_kBgsK3j9o/s1600-h/JeSuisLa.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 197px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SqUrm2Q2jAI/AAAAAAAABxE/d_kBgsK3j9o/s320/JeSuisLa.jpg" border="0" alt="" title="Je-suis-là dans le film Un été à La Goulette" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378753276365147138" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Je-suis-là et sa chéchia, une quarantaine d'années après ses débuts en affaires, apparaît dans le film de Férid Boughedir : &lt;i&gt;Un été à La Goulette&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À chaque rentrée, les écoliers se demandaient s’ils reverraient la figure familière de Je-suis-là. Mais cette année 1963, il resta invisible. Selon la rumeur populaire, Je-suis-là avait quitté le commerce de cacahuètes pour devenir représentant officiel de Bic, le summum de la carrière pour un marchand ambulant. Cela semblait trop beau pour être vrai. On aurait voulu vérifier la chose, aller au-devant de lui, mais où le trouver? Cet homme public, connu de tout le pays, pouvait-il avoir une vie privée et posséder un banal domicile? Où donc Je-suis-là habitait-il? Cela, personne n’en avait la moindre idée.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Personne? Voire. Car, en tant que témoin direct, nous sommes en mesure, après plusieurs décennies, d’éclaircir enfin le mystère. Ce que nous ferons dans notre prochain récit.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3280239561862123535?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3280239561862123535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3280239561862123535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3280239561862123535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3280239561862123535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/je-suis-la.html' title='Je-suis-là'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SqUrnGh0-oI/AAAAAAAABxM/bhYXnEh0Uis/s72-c/gloub.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4629854013146300998</id><published>2009-08-29T16:15:00.021-05:00</published><updated>2009-08-29T17:33:44.505-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Traduction automatique</title><content type='html'>&lt;p class="note"&gt;
&lt;a href="http://cslpod.com/Chinese/Lessons/Elementary_Discussion.aspx?id=912"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 149px; height: 51px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmd3k3f_PI/AAAAAAAABwk/LIPrsQdMGxQ/s320/cslPod-01.gif" border="0" alt="" title="Vers le site de CslPod…" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375501208358223090" /&gt;&lt;/a&gt;
L'équipe de CslPod fournit quotidiennement, et gratuitement, des leçons de chinois de différents niveaux. Il suffit de s'abonner au balado pour apprendre le chinois dans le confort du métro ou dans la salle d'attente fleurie de la clinique.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La traduction automatique est souvent décriée, mais, dans certains contextes, elle donne des résultats relativement honnêtes. Voyons voir…
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
&lt;span class='zh' lang='zh-cn'&gt;为人民服务 &lt;/span&gt; &lt;br/ &gt;&lt;span class='pi'&gt; wèi rénmín fúwù &lt;/span&gt; : &lt;br/ &gt;&lt;span class='fr'&gt;Au service du peuple&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour étoffer le site de CslPod, je propose aux sympathiques webmestres quelques traductions françaises des leçons. Quelle sera leur réaction? Ce serait mal connaître la Chine que de croire qu'il vont se vexer. Un des animateurs du site me qualifie d'emblée de &lt;a href="http://www.cslpod.com/Chinese/Lessons/Intermediate_Discussion.aspx?id=908"&gt;bienfaiteur du peuple&lt;/a&gt;, reprenant ainsi la célèbre devise du Parti, que de mauvaises langues traduisent aujourd'hui par &lt;i&gt;au service de soi-même&lt;/i&gt;. Un second animateur surenchérit en me donnant le titre de bienfaiteur de l'humanité, mondialisation oblige. Un troisième, par contre, après les compliments d'usage, n'hésite pas à proposer une traduction automatique obtenue auprès d'une puissante multinationale, que nous ne nommerons pas, mais qui est adulée par le peuple internaute.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmn6OOPCEI/AAAAAAAABw0/9AnOSAd3dWU/s1600-h/reOrange.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 180px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmn6OOPCEI/AAAAAAAABw0/9AnOSAd3dWU/s320/reOrange.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375512248935450690" /&gt;&lt;/a&gt;

Traduction originale de Bái Lìdé :&lt;br/ &gt;
&lt;span class="citation"&gt;
Han Sheng : Lin Qing, veux-tu un jus de fruit? &lt;br/ &gt;
Lin Qing : Oui. Le jaune, c’est un jus de quoi? &lt;br/ &gt;
Han Sheng : Le jaune, c’est un jus d’orange. &lt;br/ &gt;
Lin Qing : Et le vert, c’est quoi? &lt;br/ &gt;
Han Sheng : Le vert, c’est un jus de kiwi.&lt;br/ &gt; 
Lin Qing : Et le violet, à quoi est-il? &lt;br/ &gt;
Han Sheng : Le violet, il est au raisin. &lt;br/ &gt;
Lin Qing : Je boirais un jus de raisin.&lt;br/ &gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpmoZkkymVI/AAAAAAAABw8/mrzhMELIe1o/s1600-h/reRaisin.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 180px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpmoZkkymVI/AAAAAAAABw8/mrzhMELIe1o/s320/reRaisin.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375512787511581010" /&gt;&lt;/a&gt;

Traduction automatique de la multinationale G… :&lt;br/ &gt;
&lt;span class="citation"&gt;
Hanson: Lin Qing, ne vous buvez du jus de fruit? &lt;br/ &gt;
Lin Qing: je bois. Ce qui est jaune? &lt;br/ &gt;
Hanson: le jaune est le jus d'orange. &lt;br/ &gt;
Lin Qing: Green Quoi? &lt;br/ &gt;
Hanson: Le vert est le jus de kiwi. &lt;br/ &gt;
Lin Qing: violet Qu'est ce que c'est? &lt;br/ &gt;
Hanson: pourpre est le jus de raisin. &lt;br/ &gt;
Lin Qing: Je préfère boire du jus de raisin. 
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmn5sZMqlI/AAAAAAAABws/n2EfEsJ03Z4/s1600-h/reJusOrange.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmn5sZMqlI/AAAAAAAABws/n2EfEsJ03Z4/s320/reJusOrange.jpg" border="0" alt="" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375512239854627410" /&gt;&lt;/a&gt;

Ce qu'il advient du texte français après un aller-retour automatisé en chinois :&lt;br/ &gt;
&lt;span class="citation"&gt;
High: Lin Ah désolé, tu veux du jus? &lt;br/ &gt;
Long: Oui. Qu'est-ce que le jus jaune? &lt;br/ &gt;
High: le jaune est le jus d'orange. &lt;br/ &gt;
Longueur: et le vert Qu'est ce que c'est? &lt;br/ &gt;
High: Le vert est le jus de fruit de kiwi. &lt;br/ &gt;
Longueur: La pourpre, ce qui s'est passé? &lt;br/ &gt;
High: raisins rouges. &lt;br/ &gt;
Long: Je prends un jus de raisin.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Malgré quelques incongruités, on commence à s'y retrouver. La traduction automatisée ne cesse de faire des progrès. Sera-t-il encore utile d'apprendre des langues étrangères dans 10 ou 20 ans? Les gens avisés pourront-ils se contenter d'étudier les langues &lt;i&gt;inutiles&lt;/i&gt;? Si oui, l'avenir promet d'être passionnant.
&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Post scriptum&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
Les devises des partis politiques sont comme les slogans publicitaires. Moins une qualité paraît évidente aux yeux de la clientèle, plus elle doit faire l'objet d'un matraquage suivi.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class='zh' lang='zh-cn'&gt;为 &lt;/span&gt; &lt;span class='pi'&gt; wéi&lt;/span&gt; : &lt;span class='fr'&gt; wèi  agir, en qualité de, comme, devenir / pour&lt;/span&gt;&lt;br/ &gt;
&lt;span class='zh' lang='zh-cn'&gt;人民 &lt;/span&gt; &lt;span class='pi'&gt; rénmín&lt;/span&gt; : &lt;span class='fr'&gt;peuple&lt;/span&gt;&lt;br/ &gt;
&lt;span class='zh' lang='zh-cn'&gt;服务 &lt;/span&gt; &lt;span class='pi'&gt; fúwù&lt;/span&gt; : &lt;span class='fr'&gt;servir, service&lt;/span&gt;&lt;br/ &gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4629854013146300998?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4629854013146300998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4629854013146300998' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4629854013146300998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4629854013146300998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/traduction-automatique.html' title='Traduction automatique'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Spmd3k3f_PI/AAAAAAAABwk/LIPrsQdMGxQ/s72-c/cslPod-01.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5015380266523360957</id><published>2009-08-23T08:03:00.004-05:00</published><updated>2009-08-23T08:18:03.819-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><title type='text'>La Loire et ses plans d'eau</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DijXPmI/AAAAAAAABwc/fl26DskvGkU/s1600-h/LeBoisDePlante-090626-331-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DijXPmI/AAAAAAAABwc/fl26DskvGkU/s320/LeBoisDePlante-090626-331-r3.jpg" border="0" alt="" title="Le Bois de Plante - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373145160476999266" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Photos : Renaud Bouret - Juin-Juillet 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
La Loire au Bois de Plante, en face de Villandry&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DXwlJ_I/AAAAAAAABwU/UzzLFsksyPA/s1600-h/AzayLeRideau-090626-277-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DXwlJ_I/AAAAAAAABwU/UzzLFsksyPA/s320/AzayLeRideau-090626-277-r3.jpg" border="0" alt="" title=" - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373145157579646962" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;L'Indre à Azay-le-Rideau&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DClgALI/AAAAAAAABwM/VhrpayWAO6E/s1600-h/%C3%8EleBouchard-090627-458-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DClgALI/AAAAAAAABwM/VhrpayWAO6E/s320/%C3%8EleBouchard-090627-458-r3.jpg" border="0" alt="" title=" - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373145151896027314" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;La Vienne à l'Île-Bouchard&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_CihT8JI/AAAAAAAABwE/N_5QGdXcf00/s1600-h/SullySurLoire-090701-772-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_CihT8JI/AAAAAAAABwE/N_5QGdXcf00/s320/SullySurLoire-090701-772-r3.jpg" border="0" alt="" title=" - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373145143288524946" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Sully-sur-Loire&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_CBZyPLI/AAAAAAAABv8/mBXDK2RITaA/s1600-h/SullySurLoire-090701-773-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_CBZyPLI/AAAAAAAABv8/mBXDK2RITaA/s320/SullySurLoire-090701-773-r3.jpg" border="0" alt="" title=" - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373145134398586034" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Sully-sur-Loire&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5015380266523360957?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5015380266523360957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5015380266523360957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5015380266523360957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5015380266523360957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/la-loire-et-ses-plans-deau.html' title='La Loire et ses plans d&apos;eau'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SpE_DijXPmI/AAAAAAAABwc/fl26DskvGkU/s72-c/LeBoisDePlante-090626-331-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8152272949876097770</id><published>2009-08-12T17:21:00.008-05:00</published><updated>2009-08-12T21:24:53.093-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><title type='text'>Les Poilus</title><content type='html'>&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCuE2VGwI/AAAAAAAABvU/lO2Jt8YwNHE/s1600-h/Sourdun-090702-844-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCuE2VGwI/AAAAAAAABvU/lO2Jt8YwNHE/s320/Sourdun-090702-844-r3.jpg" border="0" alt="" title="Sourdun - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369208540098796290" /&gt;&lt;/a&gt;
À l'entrée du cimetière de Sourdun, où repose le valeureux et bien nommé &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/search/label/Hector%20Placide%20Giat"&gt;Hector Placide Giat&lt;/a&gt;, la stèle habituelle dédiée aux soldats morts pendant les deux guerres mondiales. On peut y lire le nom d'un proche parent de notre arrière-grand-père. Qui sait combien de cousins le pauvre Édouard Giat, fauché en pleine jeunesse, aurait pu nous donner?
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCunRtEZI/AAAAAAAABvc/SVWjffbSBEU/s1600-h/Asni%C3%A8resSurV%C3%A8gre-090622-100-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCunRtEZI/AAAAAAAABvc/SVWjffbSBEU/s320/Asni%C3%A8resSurV%C3%A8gre-090622-100-r3.jpg" border="0" alt="" title="Asnières-sur-Vézère - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369208549340418450" /&gt;&lt;/a&gt;
Le moindre petit village compte des dizaines de victimes de la Grande guerre. Peu de familles ont été épargnées par la boucherie.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvK4T1oI/AAAAAAAABvk/cyZvDUb_j7k/s1600-h/Mar%C3%A7on-090630-680-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvK4T1oI/AAAAAAAABvk/cyZvDUb_j7k/s320/Mar%C3%A7on-090630-680-x2.jpg" border="0" alt="" title="Marçon - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369208558897583746" /&gt;&lt;/a&gt;
« À nos enfants morts pour la France - La commune reconnaissante », peut-on lire à Marçon, non loin de la patrie de Ronsard.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvYhc-kI/AAAAAAAABvs/gcjajcSnenc/s1600-h/LaRocheClermault-090625-248-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvYhc-kI/AAAAAAAABvs/gcjajcSnenc/s320/LaRocheClermault-090625-248-r3.jpg" border="0" alt="" title="La Roche-Clermault - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369208562559810114" /&gt;&lt;/a&gt;
Le village de La Roche-Clermault, bien connu de &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2009/07/la-guerre-de-picrochole.html"&gt;Rabelais&lt;/a&gt; possède lui aussi son poilu éternel et sa liste interminable.
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvwBSHmI/AAAAAAAABv0/l9tJB-_o9WU/s1600-h/LaRocheClermault-090625-242-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCvwBSHmI/AAAAAAAABv0/l9tJB-_o9WU/s320/LaRocheClermault-090625-242-r3.jpg" border="0" alt="" title="La Roche-Clermault - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369208568867331682" /&gt;&lt;/a&gt;
Ils gisent là, ces braves garçons, au milieu d'une armée de tournesols, en attendant de sombrer dans l'oubli.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8152272949876097770?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8152272949876097770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8152272949876097770' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8152272949876097770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8152272949876097770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/les-poilus.html' title='Les Poilus'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SoNCuE2VGwI/AAAAAAAABvU/lO2Jt8YwNHE/s72-c/Sourdun-090702-844-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4307841533497792719</id><published>2009-08-06T09:38:00.019-05:00</published><updated>2009-08-06T12:25:43.015-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chanson'/><title type='text'>Vers le nord</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Snrwzt0R6oI/AAAAAAAABvM/vDIZRPlySj0/s1600-h/KobayashiAkira.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 249px; height: 253px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Snrwzt0R6oI/AAAAAAAABvM/vDIZRPlySj0/s320/KobayashiAkira.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366866677228235394" /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;h2&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="jp" lang="ja-jp"&gt;北へ&lt;/span&gt;
&lt;span class="ro"&gt;Kita e&lt;/span&gt;
&lt;/b&gt;&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="jp" lang="ja-jp"&gt;
名もない港に　桃の花は咲けど&lt;br /&gt;
旅の町には　やすらぎはないさ&lt;br /&gt;
お前と別れた　&lt;ruby&gt;&lt;rb&gt;空&lt;/rb&gt;&lt;rt&gt;むな&lt;/rt&gt;&lt;/ruby&gt;しさ&lt;ruby&gt;&lt;rb&gt;抱&lt;/rb&gt;&lt;rt&gt;だ&lt;/rt&gt;&lt;/ruby&gt;いて&lt;br /&gt;
&lt;ruby&gt;&lt;rb&gt;俺&lt;/rb&gt;&lt;rt&gt;おれ&lt;/rt&gt;&lt;/ruby&gt;は&lt;ruby&gt;&lt;rb&gt;明日&lt;/rb&gt;&lt;rt&gt;あす&lt;/rt&gt;&lt;/ruby&gt;もまた　北へ&lt;ruby&gt;&lt;rb&gt;流&lt;/rb&gt;&lt;rt&gt;なが&lt;/rt&gt;&lt;/ruby&gt;れる&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;&lt;span class="ro"&gt;
Na monai minato ni momo no hana wa sakedo&lt;br /&gt;
Tabi no machi ni wa yasuragi wa naisa&lt;br /&gt;
Omae to wakareta munashisa daite&lt;br /&gt;
Ore wa asu mo mata kita e nagareru.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Dans un port inconnu, les pêchers ont fleuri&lt;br /&gt;
Mais dans le quartier des voyageurs, un esprit ne trouve pas la paix.&lt;br /&gt;
Depuis que je t’ai quittée, mes bras ne serrent plus que le vide.&lt;br /&gt;
Et demain, je reprends mon errance vers le nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Le souvenir de ta gentillesse flotte à la surface de mon verre.&lt;br /&gt;
Les sirènes de bateau résonnent au loin. Où sont ces nuits passées ensemble?&lt;br /&gt;
Ma froideur, le sais-tu, cachait un grand amour pour toi.&lt;br /&gt;
Et ton doux sourire palpite toujours dans mon cœur.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
L’homme a tourné son regard vers le ciel nocturne.&lt;br /&gt;
En allumant une cigarette, il songe à son pays.&lt;br /&gt;
Il enterre ses blessures sur cette plage hivernale.&lt;br /&gt;
Adieu mon rêve, je reprends mon errance vers le nord.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;


&lt;pre class="ac"&gt;
*3/4
|G  |G  |G  |G  |C  |C  |D7 |D7 |
|G  |G  |G  |G  |Am |D7 |G  |G  |
|D7 |D7 |G  |G  |Am |D7 |D7 |D7 |
|G  |G  |Em |Em |C  |D7 |G  |G  |
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;
Paroles de Ishizaka Masao, musique de Kanō Gendai (vers 1980)&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=RnurcO4foKw&amp;feature=related"&gt;Interprétation de Kobayashi Akira&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Traduction et transcription des accords : Renaud Bouret
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4307841533497792719?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4307841533497792719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4307841533497792719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4307841533497792719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4307841533497792719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/08/vers-le-nord.html' title='Vers le nord'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Snrwzt0R6oI/AAAAAAAABvM/vDIZRPlySj0/s72-c/KobayashiAkira.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8684583810685224906</id><published>2009-07-27T10:26:00.001-05:00</published><updated>2009-07-27T19:25:31.764-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><title type='text'>Gentil coquelicot?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDrfSWnlI/AAAAAAAABu8/S_9D0G86vIY/s1600-h/SaintGenouph-090626-328-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDrfSWnlI/AAAAAAAABu8/S_9D0G86vIY/s320/SaintGenouph-090626-328-r3.jpg" border="0" alt="" title="Coquelicots - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361680139540667986" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Vallée de la Loire - Juin 2009&lt;br /&gt;
Photos : Renaud Bouret&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="citation"&gt;« Il est des lieux où il est si commun, que de loin les blés paroissent être recouverts d'un tapis écarlate ; l'éclat qu'ils réfléchissent, lorsque le soleil brille, ne peut se décrire.&lt;br /&gt;
Lorsque le coquelicot ne se montre qu'en petite quantité dans les champs, il n'est pas nuisible, parcequ'il est desséché avant la moisson, et que sa graine ne reste jamais dans le blé qui a été vanné et criblé ; mais lorsqu'il s'y trouve avec l'abondance citée plus haut, il s'oppose nécessairement à la croissance du blé et autres céréales. »&lt;/span&gt;
(Abbé François Rozier, Nouveau cours complet d'agriculture théorique et pratique, Déterville Éditeur, Paris, 1809)
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDafjMXKI/AAAAAAAABu0/DEEw9rePzsE/s1600-h/CrissaySurManse-090628-526-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDafjMXKI/AAAAAAAABu0/DEEw9rePzsE/s320/CrissaySurManse-090628-526-r3.jpg" border="0" alt="" title="Coquelicots - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361679847553522850" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Ce que les uns considèrent comme une mauvaise herbe peut devenir une plante exotique voire un objet poétique pour les autres.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDU3lSsLI/AAAAAAAABus/JJIhvpEBMUY/s1600-h/Cuzay-090625-215-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDU3lSsLI/AAAAAAAABus/JJIhvpEBMUY/s320/Cuzay-090625-215-r3.jpg" border="0" alt="" title="Coquelicots - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361679750925562034" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À Carthage, on repliait les pétales du coquelicot vers le bas et on les liait à l'aide d'un morceau de tige, de façon à former la silhouette d'une danseuse en tutu rouge. Les coquelicots devenaient alors des &lt;i&gt;demoiselles&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les boutons du coquelicot servaient également à un jeu de société très prisé jusqu'à la malencontreuse invention du &lt;i&gt;Game boy&lt;/i&gt;. Le jeu consistait à deviner la couleur des pétales enfermés dans le bouton floral. L'arbitre du jeu présentait un bouton de coquelicot à l'assistance et posait la question rituelle : « Coq, poulou, poulet? ». Lorsque les joueurs avaient indiqué leur choix, l'arbitre déchirait la gaine du bouton et les pétales se déployaient, comme par magie, tantôt rouges (coq), tantôt roses (poulou) et tantôt blancs (poulet).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On s'est posé beaucoup de questions sur la nature de la fameuse &lt;i&gt;poulou&lt;/i&gt;, dont la sonorité s'accordait si bien avec la symbolique de sa couleur. De savantes recherches linguistiques nous ont permis de retracer l'étymologie de ce mot, résultat du glissement de l'accent tonique (phénomène courant dans certains syntagmes du français parlé à Carthage). L'expression originale, qui se perd dans la nuit des temps, était en réalité : « Coq, poule ou poulet? ».
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDOGxxF3I/AAAAAAAABuk/v_kDF8rB7Rc/s1600-h/Crissay-090625-+029-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDOGxxF3I/AAAAAAAABuk/v_kDF8rB7Rc/s320/Crissay-090625-+029-r3.jpg" border="0" alt="" title="Coquelicots - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361679634745333618" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="note"&gt;
Le coquelicot prospère dans les champs labourés, comme quoi ce protégé de l'&lt;i&gt;homo poeticus&lt;/i&gt; ne serait pas grand chose sans le labeur de l'&lt;i&gt;homo agricolus&lt;/i&gt; (comme on dit en latin de cuisine).&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8684583810685224906?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8684583810685224906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8684583810685224906' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8684583810685224906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8684583810685224906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/07/gentil-coquelicot.html' title='Gentil coquelicot?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SmiDrfSWnlI/AAAAAAAABu8/S_9D0G86vIY/s72-c/SaintGenouph-090626-328-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1452049643078585706</id><published>2009-07-21T14:15:00.002-05:00</published><updated>2009-08-06T10:45:51.454-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philatélie'/><title type='text'>Une tête bien pleine</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Contrairement au préjugé inspiré de Montaigne et vidé de son sens premier, une tête bien pleine est souvent le fondement d'une tête bien faite. Au mieux, le bourrage de crâne est un atout majeur au développement de l'intelligence et de la curiosité intellectuelle, au pire il est inoffensif.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
Somme que ie voye ung abysme de science : car doresnavant que tu deviens homme &amp; te fais grand. (Rabelais dans &lt;i&gt;Pantagruel&lt;/i&gt;, chapitre 8)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
« Gallinacées, colombins, labourage, pâturage, Alea jacta est, Oceano nox, tchernoziom, pergélisol, Baudricourt, Vaucouleurs, calcite, gneiss, Gogol, Pouchkine, ubac, adret, Joachim du Bellay, Thalès de Milet, cigüe, coquecigrue, Baucis, Philémon, gaz rares, Gaspard, phonème, monème, Chimène, Monime, acte de contrition, acte de charité, les feuilles du gui sont toujours vertes, les fruits du gui ne sont pas comestibles… » La liste de toutes ces invitations scolaires au voyage et à la découverte est inépuisable.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Si le Rabelais scolaire nous a fait découvrir la &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2009/07/la-guerre-de-picrochole.html"&gt;région de Lerné&lt;/a&gt; et Ronsard la vallée du Loir, c'est notre passion précoce pour les timbres qui nous a conduit d'Azay-le-Rideau à Sully-sur-Loire, en passant par Amboise. Car la collection de timbres, c'est aussi un doux bourrage de crâne, qui grave dans les mémoires d'enfants des myriades d'images, de nuances de couleurs, de noms de lieux et de personnages, de mots et de lettres étranges. Une fois devenu grand, on peut alors parcourir le monde en se sentant toujours en terrain familier, tout en s'émerveillant de passer du rêve à la réalité.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-HKjkLwCI/AAAAAAAABuc/20k9bziDiYQ/s1600-h/1987+-+Azay-le-Rideau+-+600.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 205px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-HKjkLwCI/AAAAAAAABuc/20k9bziDiYQ/s320/1987+-+Azay-le-Rideau+-+600.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150697009627170" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Ces timbres, gravés en taille douce, n'utilisaient que deux ou trois couleurs, choisies avec art.&lt;/span&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-HGZFBDII/AAAAAAAABuU/Jx87AyvzkoY/s1600-h/AzayLeRideau-090626-298-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-HGZFBDII/AAAAAAAABuU/Jx87AyvzkoY/s320/AzayLeRideau-090626-298-r3.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150625475071106" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-G93oyklI/AAAAAAAABuM/efcNeOYQD7U/s1600-h/1963+-+Amboise+-+800.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 198px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-G93oyklI/AAAAAAAABuM/efcNeOYQD7U/s320/1963+-+Amboise+-+800.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150479059358290" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Le portrait est souvent plus réussi que le modèle. Même le côté exposé au nord peut y recevoir la lumière du soleil.&lt;/span&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-G6DNepjI/AAAAAAAABuE/rIoqaCimy7g/s1600-h/Amboise-090629-611-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-G6DNepjI/AAAAAAAABuE/rIoqaCimy7g/s320/Amboise-090629-611-r3.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150413446555186" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-GzMSqFQI/AAAAAAAABt8/HCz5_Elqwkc/s1600-h/1962+-+Sully-sur-Loire+-+600.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 194px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-GzMSqFQI/AAAAAAAABt8/HCz5_Elqwkc/s320/1962+-+Sully-sur-Loire+-+600.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150295625110786" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Si les images semblent plus belles que nature, ce qu'elles dépeignent la réalité telle qu'on la voit et non telle qu'on la photographie.&lt;/span&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-GvtVhN7I/AAAAAAAABt0/jJW6oG55VPQ/s1600-h/SullySurLoire-090701-747-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-GvtVhN7I/AAAAAAAABt0/jJW6oG55VPQ/s320/SullySurLoire-090701-747-r3.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359150235776006066" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1452049643078585706?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1452049643078585706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1452049643078585706' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1452049643078585706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1452049643078585706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/07/une-tete-bien-pleine.html' title='Une tête bien pleine'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sl-HKjkLwCI/AAAAAAAABuc/20k9bziDiYQ/s72-c/1987+-+Azay-le-Rideau+-+600.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6700081372576804564</id><published>2009-07-14T10:23:00.009-05:00</published><updated>2009-07-21T15:40:01.919-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><title type='text'>La guerre de Picrochole</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjVJiMfHI/AAAAAAAABtk/4D7mPZcnJU4/s1600-h/LaRocheClermault-090625-249-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 231px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjVJiMfHI/AAAAAAAABtk/4D7mPZcnJU4/s320/LaRocheClermault-090625-249-x2.jpg" border="0" alt="" title="Lerné - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358337240395971698" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Lerné et ses environs - 25 juin 2009&lt;br /&gt;
Photos : Renaud Bouret&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Bénis soient les professeurs du lycée, qui remplissaient nos têtes blondes de mots alors étranges et aujourd'hui familiers : Pathelin, Panurge, Cassandre, Liré, La Ponsonnière, la Roche-Clermault…
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un minuscule point sur la carte, à l'écart du monde et loin des glorieux châteaux et des nobles abbayes : Lerné. N'est-ce pas le célèbre pays des fouaciers, point de départ des guerres picrocholines? Faisons le détour.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjaAJURYI/AAAAAAAABts/SP9mOZce-to/s1600-h/Cuzay-090625-217-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjaAJURYI/AAAAAAAABts/SP9mOZce-to/s320/Cuzay-090625-217-r3.jpg" border="0" alt="" title="Lerné - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358337323775051138" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Tout d'abord, les vignobles austères du Saumurois laissent la place à l'or des champs de blé. Qui sait si on ne mangera pas de la fouace aujourd'hui?
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjPIlGNhI/AAAAAAAABtc/-XmDsKcYZTs/s1600-h/Lern%C3%A9-090625-229-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjPIlGNhI/AAAAAAAABtc/-XmDsKcYZTs/s320/Lern%C3%A9-090625-229-r3.jpg" border="0" alt="" title="Lerné - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358337137060492818" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le village de Lerné existe vraiment. Mais le fouacier fait la sieste et les rues sont désertes. En l'absence des habitants, l'ombre de Rabelais plane sur le pays.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjJMdakgI/AAAAAAAABtU/YNnup10mZtc/s1600-h/Lern%C3%A9-090625-231-r3a.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjJMdakgI/AAAAAAAABtU/YNnup10mZtc/s320/Lern%C3%A9-090625-231-r3a.jpg" border="0" alt="" title="Lerné - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358337035022799362" /&gt;&lt;/a&gt;
En contrebas, les villages de Seuilly, patrie du frère Jean des Entommeures, et de la Roche-Clermault, avec ses vignobles et ses vergers, avec ses bergers et ses métayers se régalant de fouace aux pineaux et aux muscadeaux. Dire que sans Largarde et Michard, nous serions en train de photographier le manoir de Léonard de Vinci à Amboise ou de louer un pliant devant le château de Chambord, version électrique.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6700081372576804564?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6700081372576804564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6700081372576804564' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6700081372576804564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6700081372576804564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/07/la-guerre-de-picrochole.html' title='La guerre de Picrochole'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SlyjVJiMfHI/AAAAAAAABtk/4D7mPZcnJU4/s72-c/LaRocheClermault-090625-249-x2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4786484921872737062</id><published>2009-06-26T10:18:00.004-05:00</published><updated>2009-07-21T15:39:30.822-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Loire'/><title type='text'>Le soir tombe à Crissay-sur-Manse</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_4DE1FgI/AAAAAAAABsU/rUHD5825_fU/s1600-h/CrissaySurManse-090626-407-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_4DE1FgI/AAAAAAAABsU/rUHD5825_fU/s320/CrissaySurManse-090626-407-r3.jpg" border="0" alt="" title="Crissay-sur-Manse - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357594570097235458" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Crissay-sur-Manse&lt;br /&gt;Photos : Renaud Bouret&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
Les ombres s'allongent…
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_zphd7gI/AAAAAAAABsM/aRd0K0Re8Yw/s1600-h/CrissaySurManse-090626-398-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_zphd7gI/AAAAAAAABsM/aRd0K0Re8Yw/s320/CrissaySurManse-090626-398-r3.jpg" border="0" alt="" title="Crissay-sur-Manse - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357594494518554114" /&gt;&lt;/a&gt;
Les tournesols se ferment…
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_mn5IW3I/AAAAAAAABr8/98YukuMiEm8/s1600-h/CrissaySurManse-090626-409-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_mn5IW3I/AAAAAAAABr8/98YukuMiEm8/s320/CrissaySurManse-090626-409-r3.jpg" border="0" alt="" title="Crissay-sur-Manse - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357594270742633330" /&gt;&lt;/a&gt;
Les champs de blé s'éteignent.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_g_ZIEbI/AAAAAAAABr0/z-bL3x7TGLY/s1600-h/CrissaySurManse-090627-461-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_g_ZIEbI/AAAAAAAABr0/z-bL3x7TGLY/s320/CrissaySurManse-090627-461-r3.jpg" border="0" alt="" title="Crissay-sur-Manse - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357594173971632562" /&gt;&lt;/a&gt;
Jeanne-D'Arc est passée par là, en route pour Chinon. On l'a peut-être regardée par la fenêtre de ce manoir aux toits d'ardoise.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4786484921872737062?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4786484921872737062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4786484921872737062' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4786484921872737062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4786484921872737062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/06/le-soir-tombe-crissay-sur-manse.html' title='Le soir tombe à Crissay-sur-Manse'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sln_4DE1FgI/AAAAAAAABsU/rUHD5825_fU/s72-c/CrissaySurManse-090626-407-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6157742981898767346</id><published>2009-06-10T19:40:00.011-05:00</published><updated>2009-06-10T20:54:02.031-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Lascaux-en-Outaouais</title><content type='html'>&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUIdDReyI/AAAAAAAABrc/ugM8JLDcG_M/s1600-h/JumentLinda.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 207px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUIdDReyI/AAAAAAAABrc/ugM8JLDcG_M/s320/JumentLinda.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345865261902822178" /&gt;&lt;/a&gt;
Sur les trottoirs d'Aylmer, c'est la journée où les élèves de 10 ans tracent leurs dessins à la craie. Les prénoms sont souvent plus originaux que les illustrations, lesquelles sont signées &lt;i&gt;Maeva&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Maika&lt;/i&gt;, et même &lt;i&gt;Pacifick&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Soudain, je tombe sur un petit chef-d'œuvre, et je ressens une émotion semblable à celle de Léon Laval découvrant les grottes de Lascaux. La jeune artiste, aux yeux pétillants d'intelligence, me précise qu'il s'agit du « cheval de sa tante qui est mort et qu'elle aimait beaucoup ». N'ayant sous la main qu'un stylo vert, je m'efforce de croquer la silhouette du cheval sur la page de garde du livre &lt;i&gt;Tokyo express&lt;/i&gt;, de Marie-Josée L'Hérault. Mais rien à faire, mes croquis demeurent de pâles reflets sans vie et sans relief de l'original, et ils ressemblent plus au monstre du Loch Ness ou au centaure Nessos qu'à un cheval (y aurait-il un lien de parenté, insoupçonné jusqu'ici, entre ces deux figures mythologiques?). Je dois bientôt m'éloigner, car l'institutrice, plantée sur le coin du trottoir, me regarde d'un air soupçonneux. D'ailleurs, c'est l'heure de mon rendez-vous chez le dentiste, raison de ma visite à Aylmer.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUWHVqj4I/AAAAAAAABrs/L5FXsqI7WYI/s1600-h/Gatineau-090605-008-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUWHVqj4I/AAAAAAAABrs/L5FXsqI7WYI/s320/Gatineau-090605-008-r3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345865496592551810" /&gt;&lt;/a&gt;
Lorsque je suis de retour dans la soirée, muni d'un appareil photo, la fresque, déjà usée par le vent, a perdu de son éclat. Mais les variations de l'épaisseur du trait, le choix des surfaces coloriées, l'arcade sourcilière, l'expression de l'œil sont encore perceptibles. C'est bien simple, ce cheval est immortel.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUOoGrmLI/AAAAAAAABrk/dI_kcTa58xQ/s1600-h/Gatineau-090605-010-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUOoGrmLI/AAAAAAAABrk/dI_kcTa58xQ/s320/Gatineau-090605-010-r3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345865367949121714" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBSjGrGw8I/AAAAAAAABrU/IuCp3VYsNnk/s1600-h/reLeopard.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 284px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBSjGrGw8I/AAAAAAAABrU/IuCp3VYsNnk/s320/reLeopard.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345863520729088962" /&gt;&lt;/a&gt;
Quelques jours plus tard, j'ose enfin ressortir mes pinceaux, et je finis par pondre ce banal léopard. Rien à voir avec le magnifique cheval Linda, qui doit probablement être une jument.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6157742981898767346?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6157742981898767346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6157742981898767346' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6157742981898767346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6157742981898767346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/06/lascaux-en-outaouais.html' title='Lascaux-en-Outaouais'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SjBUIdDReyI/AAAAAAAABrc/ugM8JLDcG_M/s72-c/JumentLinda.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7655646296515060024</id><published>2009-06-01T20:19:00.003-05:00</published><updated>2009-06-10T20:22:09.713-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poème'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chanson'/><title type='text'>Lune voilée, oiseau dans la brume</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SiRd_QBhr4I/AAAAAAAABrE/Zg8coq1NmQQ/s1600-h/Lufeng-070630-2366-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SiRd_QBhr4I/AAAAAAAABrE/Zg8coq1NmQQ/s320/Lufeng-070630-2366-r2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342498399182761858" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
La lune voilée répand une faible lueur dans le ciel nocturne.&lt;br /&gt;
L'oiseau vole à travers la brume.&lt;br /&gt;
L'arbre et la montagne confondent leurs ombres,&lt;br /&gt;
D'où s'échappe le murmure de la cigale d'automne.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="clear:left"&gt; 
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SiReqPGT-7I/AAAAAAAABrM/okp3zGOOJL0/s1600-h/Gucheng-070710-2729-Xianlin-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SiReqPGT-7I/AAAAAAAABrM/okp3zGOOJL0/s320/Gucheng-070710-2729-Xianlin-r2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342499137668774834" /&gt;&lt;/a&gt;
Les fleurs se noient dans la grisaille.&lt;br /&gt;
Les hommes, transformés en silhouettes, disparaissent l'un après l'autre.&lt;br /&gt;
La brise du soir fait frémir le rideau.&lt;br /&gt;
La lanterne qui s'évanouit nous presse d'entrer au pays des songes.
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;
Texte de Renaud Bouret, adapté de la chanson &lt;i&gt;Yue menglong, Niao menglong&lt;/i&gt;. Paroles originales de Qiong Yao.&lt;br /&gt;
Voir le texte chinois original annoté sur &lt;a href="http://www.ramou.net/ge/YueMenglongNiaoMenglong.xml"&gt;Ramou.net&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7655646296515060024?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7655646296515060024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7655646296515060024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7655646296515060024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7655646296515060024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/lune-voilee-oiseau-dans-la-brume.html' title='Lune voilée, oiseau dans la brume'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SiRd_QBhr4I/AAAAAAAABrE/Zg8coq1NmQQ/s72-c/Lufeng-070630-2366-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-247066812499009710</id><published>2009-05-25T08:14:00.007-05:00</published><updated>2009-09-20T17:52:41.088-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Indochine'/><title type='text'>Des Moïs sur la route de Dalat</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShqaT2zt7nI/AAAAAAAABq8/_kI0EZsz3I8/s1600-h/Dalat-1925-Moi.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 251px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShqaT2zt7nI/AAAAAAAABq8/_kI0EZsz3I8/s320/Dalat-1925-Moi.jpg" border="0" alt="" title="Des Moïs sur la route de Dalat - Photo: Marcel Auguste Fermé" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339749974121770610" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Des Moïs sur la route de Dalat&lt;br /&gt;
Photo : Marcel Auguste Fermé - 1925&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
En dehors des Viets proprement dits, le Vietnam compte une cinquantaine de peuples indigènes. Comme à Taiwan, en République populaire de Chine, au Canada et ailleurs, l'expansion de l'ethnie dominante a repoussé la plupart de ces peuples vers les régions montagneuses et forestières du pays. En Nouvelle France, on appelait ces peuples les &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/03/indigne-primitif-sauvage-et-civilis.html"&gt;&lt;i&gt;Sauvages&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, ce qui signifiait tout bonnement les &lt;i&gt;habitants de la forêt&lt;/i&gt;. Au Vietnam, on les appelait les Moïs, ce qui veut dire &lt;i&gt;sauvage&lt;/i&gt;. Malgré la diversité des langues parlées par ces peuples, on continue de les percevoir — dans notre monde actuel et soi-disant vertueux — comme un tout indistinct.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShqaQEZKf5I/AAAAAAAABq0/lsuNTXZKQeU/s1600-h/Indochine-001-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 241px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShqaQEZKf5I/AAAAAAAABq0/lsuNTXZKQeU/s320/Indochine-001-r2.jpg" border="0" alt="" title=" - Photo: Marcel Auguste Fermé" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339749909049016210" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Indochine&lt;br /&gt;
Photo : Marcel Auguste Fermé - vers 1925&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Voir aussi : &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/05/angkor-en-1922.html"&gt;Marcel Auguste Fermé à Angkor en 1922&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-247066812499009710?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/247066812499009710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=247066812499009710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/247066812499009710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/247066812499009710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/05/des-mois-sur-la-route-de-dalat-photo.html' title='Des Moïs sur la route de Dalat'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShqaT2zt7nI/AAAAAAAABq8/_kI0EZsz3I8/s72-c/Dalat-1925-Moi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5501427402408805172</id><published>2009-05-19T20:21:00.005-05:00</published><updated>2009-05-19T20:35:45.760-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>La vallée à l'écart du monde</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcw3v6oNI/AAAAAAAABqs/hR6Coy3ual4/s1600-h/Ripon-090517-967-x2c.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcw3v6oNI/AAAAAAAABqs/hR6Coy3ual4/s320/Ripon-090517-967-x2c.jpg" border="0" alt="" title="Jarnac - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337711978032570578" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Une vallée hors du temps, entre la rivière de la Petite nation et la rivière du Lièvre&lt;br /&gt;
Photos : Renaud Bouret&lt;br /&gt;
17 mai 2009
&lt;/span&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcrTpAtBI/AAAAAAAABqk/Fh60Os5odaI/s1600-h/Ripon-090517-951-r3c.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcrTpAtBI/AAAAAAAABqk/Fh60Os5odaI/s320/Ripon-090517-951-r3c.jpg" border="0" alt="" title="Jarnac - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337711882440586258" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Une journée de printemps dans la vallée hors du temps&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcXdL8IkI/AAAAAAAABqc/yvvReqTtzg0/s1600-h/Ripon-090517-941-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcXdL8IkI/AAAAAAAABqc/yvvReqTtzg0/s320/Ripon-090517-941-r3.jpg" border="0" alt="" title="Rivière de la Petite nation - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337711541405622850" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Non loin de là, la rivière de la Petite nation&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5501427402408805172?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5501427402408805172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5501427402408805172' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5501427402408805172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5501427402408805172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/05/la-vallee-lecart-du-monde.html' title='La vallée à l&apos;écart du monde'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ShNcw3v6oNI/AAAAAAAABqs/hR6Coy3ual4/s72-c/Ripon-090517-967-x2c.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-294892078504365297</id><published>2009-05-09T18:15:00.013-05:00</published><updated>2009-05-09T19:28:58.760-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inexactitudes'/><title type='text'>Bix Beiderbecke</title><content type='html'>&lt;p class="citation"&gt;
[Morceau musical…]&lt;br  /&gt;
« (…) On entendait &lt;i&gt;Oh! Miss Hannah&lt;/i&gt;, de Bix Beiderbecke. C'est du jazz &lt;i&gt;West Coast&lt;/i&gt;, qui date des années 50 — le disque est paru en 1956. Oui, c'est un trompettiste blanc, qui est mort très tôt et qui jouait avec une nonchalance remarquable. Et si je l'ai choisi, c'est pour des raisons à la fois anecdotiques et personnelles, le disque est sorti chez Phillips en 1956, c'étaient les premiers 33 tours, et celui-là je l'ai acheté en Haute-Volta, à Bobo Dioulasso, et c'était mon premier 33 tours. »&lt;br /&gt;
(Françoise Héritier, anthropologue, Sciences et conscience, Philippe Petit, &lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/"&gt;France Culture&lt;/a&gt;, 30 avril 2009, 20:05)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SgYYWjqJ2WI/AAAAAAAABqM/dYnS0YaoQmk/s1600-h/JohnMehegan-002.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SgYYWjqJ2WI/AAAAAAAABqM/dYnS0YaoQmk/s320/JohnMehegan-002.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333977584475167074" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Les premières mesures du solo de &lt;i&gt;Jazz Me Blues&lt;/i&gt;, tiré du célèbre livre de John Mehegan, &lt;i&gt;Jazz Rythm and the Improvised Line&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En effet, Bix Beiderbecke est mort très jeune, en 1931 (il avait 28 ans). Son grand classique, &lt;i&gt;Jazz Me Blues&lt;/i&gt;, dont le solo a été étudié par quantités d'adeptes du jazz, a été créé en 1924, à Chicago. Bix Beiderbecke, né en &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/05/qui-connat-liowa.html"&gt;Iowa&lt;/a&gt; n'a probablement jamais connu la côte Ouest et encore moins les années 1950. Son style, dit « cool », s'opposait à celui de Louis Armstrong, lui aussi émigré à Chicago au début des années 1920.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Plusieurs générations de jazzmen se sont ensuite succédées. Il y a eu les grands orchestres de Duke Ellington et Count Basie (fin des années 1930), la révolution du Be-bop avec Charlie Parker et Dizzie Gillepsie (milieu des années 1940), puis le jazz &lt;i&gt;West Coast&lt;/i&gt; (années 1950), avec des musiciens blancs tels que Woody Herman et Lee Konitz. Il y avait alors longtemps que Bix était mort et enterré, et que le jazz était passé du moyen-âge aux temps modernes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SgYYaEgBhxI/AAAAAAAABqU/GkHyIrRBA6U/s1600-h/JohnMehegan-001.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 232px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SgYYaEgBhxI/AAAAAAAABqU/GkHyIrRBA6U/s320/JohnMehegan-001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333977644830656274" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;La couverture du volume 2 de &lt;i&gt;Jazz Improvisation&lt;/i&gt;, de John Mehegan (Watson-Guptill Publications, New York, 1962)&lt;br /&gt;
John Mehegan divise l'histoire du jazz en cinq époques :&lt;br /&gt;
1. &lt;i&gt;New Orleans&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;i&gt;Chicago&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;i&gt;Swing&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
4. &lt;i&gt;Early Progressive&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;i&gt;Late Progressive&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Bix Beiderbecke appartient à la deuxième époque, et le jazz &lt;i&gt;West Coast&lt;/i&gt; à la cinquième.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Confondre la musique de Bix Beiderbecke avec le jazz &lt;i&gt;West Coast&lt;/i&gt; est loin d'être un crime ou une marque d'ignorance, mais cela dénote néanmoins un désintérêt plus que total pour la musique de jazz et ses racines sociales, historiques et anthropologiques.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-294892078504365297?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/294892078504365297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=294892078504365297' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/294892078504365297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/294892078504365297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/05/bix-beiderbecke.html' title='Bix Beiderbecke'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SgYYWjqJ2WI/AAAAAAAABqM/dYnS0YaoQmk/s72-c/JohnMehegan-002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3263236774479148626</id><published>2009-05-03T11:16:00.023-05:00</published><updated>2009-09-20T17:56:58.531-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='traduction'/><title type='text'>Le poil du chat</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3aBVAh-QI/AAAAAAAABqE/N42GQaImbUU/s1600-h/Gatineau-090300-055-x3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 160px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3aBVAh-QI/AAAAAAAABqE/N42GQaImbUU/s320/Gatineau-090300-055-x3.jpg" border="0" alt="" title="Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331657250230630658" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Rue &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; Monseigneur-Beaudoin (Gatineau)&lt;/span&gt;


&lt;p&gt;
Ma professeure de japonais éprouve quelques difficultés dans l&amp;#8217;usage des articles en français et en anglais. Faut-il dire « un morceau &lt;u&gt;de&lt;/u&gt; pain » ou « un morceau &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain »? Pas facile, d&amp;#8217;autant plus que la différence phonétique entre &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; n&amp;#8217;est pas grande, et que les articles n&amp;#8217;existent pas en japonais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On dira peut-être que la langue française est trop compliquée, mais cela n&amp;#8217;empêche pas les bambins français de la parler sans trop de peine, et de faire la distinction entre « un poil de chat », « un poil du chat », « le poil de chat » et « le poil du chat ». Ces quatre expressions se traduisent uniformément en japonais par &lt;i&gt;neko no ke&lt;/i&gt; (littéralement « chat de poil »). On y gagne en simplicité, mais on y perd en information.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour expliquer toutes ces nuances, on peut bien avoir recours aux rengaines grammaticales traditionnelles : article défini, indéfini, partitif. Mais il s&amp;#8217;agit de distinctions imprécises, naïves et surtout destinées à des personnes qui n&amp;#8217;en ont justement pas besoin, parce qu&amp;#8217;elles parlent déjà couramment le français. Prenons quelques exemples pour illustrer notre propos : 
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;[1] &lt;u&gt;Le&lt;/u&gt; vrai sportif sait accepter sa défaite. &lt;u&gt;Le&lt;/u&gt; ragoût est meilleur que &lt;u&gt;la&lt;/u&gt; daube.
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[2] &lt;u&gt;Un&lt;/u&gt; vrai sportif ne fume pas et ne boit pas. &lt;u&gt;Un&lt;/u&gt; ragoût authentique se prépare minutieusement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[3] Le mot &lt;i&gt;chien&lt;/i&gt; ne mort pas.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[4] Je veux &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain, un morceau &lt;u&gt;de&lt;/u&gt; pain, un morceau &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Pourquoi l&amp;#8217;article est-il défini dans [1] et indéfini dans [2]? Le premier sportif est-il plus défini que le second? Pourquoi n&amp;#8217;y a-t-il pas d&amp;#8217;article défini ou indéfini devant le mot &lt;i&gt;chien&lt;/i&gt; dans [3]? Où est l&amp;#8217;article partitif dans [4]? Est-ce le mot &lt;i&gt;du&lt;/i&gt;? Est-ce le mot &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; contenu dans &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; (et, dans ce cas, suivi d&amp;#8217;un second article!)? Est ce le mot &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; tout court?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour y voir clair, la démarche la plus logique consiste à partir de notions linguistiques et à observer comment elles se traduisent en mots, plutôt que de partir des mots pour les caser à tout prix dans des catégories soi-disant grammaticales. Tout d&amp;#8217;abord, quels sont les différents messages que l&amp;#8217;on cherche à exprimer?
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;[1] La notion : Il est &lt;u&gt;docteur&lt;/u&gt;; le &lt;u&gt;vin&lt;/u&gt; et l&amp;#8217;&lt;u&gt;eau&lt;/u&gt;; la &lt;u&gt;jalousie&lt;/u&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[2] L&amp;#8217;appartenance à une classe : C&amp;#8217;est un &lt;u&gt;docteur&lt;/u&gt;; ce sont des &lt;u&gt;secrétaires&lt;/u&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[3] Un objet réel : un &lt;u&gt;homme&lt;/u&gt; arrive; la &lt;u&gt;table&lt;/u&gt; est mise; il est miné par une &lt;u&gt;jalousie&lt;/u&gt; maladive; un &lt;u&gt;pain&lt;/u&gt;; donnez-lui du &lt;u&gt;pain&lt;/u&gt;; le &lt;u&gt;soleil&lt;/u&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Pour exprimer ces messages, le français (comme l&amp;#8217;anglais) dispose de trois marqueurs du nom : &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; (la, les), &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; (une, des) ou &lt;i&gt;ø&lt;/i&gt; (marqueur vide). Ces trois marqueurs transforment le nom, simple objet linguistique, en objet du monde réel.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour exprimer la notion, le français utilise ø ou le.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;[ø] Il est docteur : choix ouvert (j&amp;#8217;aurais pu dire « il est avocat, il est économiste »).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[le] La jalousie : choix fermé (je veux vous entretenir de la jalousie, et de rien d&amp;#8217;autre).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
L&amp;#8217;anglais ne fait pas ici la distinction entre choix ouvert et fermé, et emploie &lt;i&gt;ø&lt;/i&gt; dans tous les cas. L&amp;#8217;apparente exception concernant le mot &lt;i&gt;docteur&lt;/i&gt; (he is &lt;u&gt;a&lt;/u&gt; doctor) est due au fait que pour l&amp;#8217;anglais il est question d&amp;#8217;appartenance à une classe alors que le français s&amp;#8217;en tient à la notion. En ce sens, l&amp;#8217;expression &lt;i&gt;he is a doctor&lt;/i&gt; est bien la traduction correcte de &lt;i&gt;il est docteur&lt;/i&gt;, mais le message véhiculé par les deux expressions n&amp;#8217;est pas tout à fait identique.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La distinction entre choix ouvert et choix fermé peut également être faite pour les objets réels. On dira &lt;i&gt;&lt;u&gt;un&lt;/u&gt; vrai sportif ne boit pas&lt;/i&gt; (contrairement au livreur, au facteur ou au bon vivant : choix ouvert), mais &lt;i&gt;&lt;u&gt;le&lt;/u&gt; vrai sportif sait accepter sa défaite&lt;/i&gt; (il est question ici du sport et de rien d&amp;#8217;autre : choix fermé). Le choix est toujours fermé lorsqu&amp;#8217;on parle d&amp;#8217;un fait présupposé ou normalement connu des interlocuteurs.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Revenons à notre professeure de japonais. La règle simple (simpliste?) que nous lui proposons est donc la suivante : « Si vous voulez passer de la &lt;i&gt;notion&lt;/i&gt; à l&amp;#8217;&lt;i&gt;objet réel&lt;/i&gt;, il vous faut employer un article (ou un de ses substituts tel que &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt;, etc.). Mais contentez vous d’un seul article par objet. »
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Un&lt;/u&gt; poil de chat : Il n&amp;#8217;y a qu&amp;#8217;un objet réel, c&amp;#8217;est le poil. Le chat reste à l&amp;#8217;état de notion à choix ouvert (ça aurait pu être un poil de chien ou de cochon d&amp;#8217;Inde).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Un&lt;/u&gt; poil &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; chat : Il y a deux objets réels (le poil et le chat). Tous deux sont connus de nous (le poil qui est ici, et qui appartient au chat que vous savez).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Le&lt;/u&gt; poil de chat : Il n&amp;#8217;y a qu&amp;#8217;un objet réel, mais nous savons déjà de quel poil il s&amp;#8217;agit.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Le&lt;/u&gt; poil &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; chat : Il y a deux objets réels. Non seulement le poil est identifié, mais le chat l&amp;#8217;est aussi.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Le&lt;/u&gt; poil d&amp;#8217;&lt;u&gt;un&lt;/u&gt; chat : Il y a deux objets réels. Le premier est connu mais le second est anonyme.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;u&gt;Un&lt;/u&gt; poil d&amp;#8217;&lt;u&gt;un&lt;/u&gt; chat : Il y a deux objets réels, mais ni le poil ni le chat ne sont connus (ou supposés connus) des interlocuteurs au moment où la phrase est prononcée.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Quand on pense que les Japonais doivent se contenter de la même expression pour décrire ces six situations différentes! &lt;i&gt;Neko no ke&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À ces distinctions entre, d&amp;#8217;une part, notion et objet réel, d&amp;#8217;autre part, choix ouvert et prédétermination, vient se superposer le concept de quantité dénombrable ou non dénombrable. 
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;[1] Donne-moi &lt;u&gt;le&lt;/u&gt; pain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[2] Donne-moi &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[3] Donne-moi &lt;u&gt;un&lt;/u&gt; morceau &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[4] Donne-moi &lt;u&gt;un&lt;/u&gt; morceau &lt;u&gt;de&lt;/u&gt; pain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;[5] Passe-moi &lt;u&gt;le&lt;/u&gt; ragoût. Passe-moi &lt;u&gt;un&lt;/u&gt; morceau &lt;u&gt;de&lt;/u&gt; ragoût.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Dans l&amp;#8217;exemple [1], il est question d&amp;#8217;un objet connu des interlocuteurs, que ce soit un pain entier (dénombrable) ou un simple morceau de pain (dénombrable aussi car le pain est déjà coupé en morceaux). Dans l&amp;#8217;exemple [2], il y a deux objets : le morceau, encore à l&amp;#8217;état d&amp;#8217;objet non identifié, et le pain. Mais dans ce cas, le pain peut être parfaitement connu des interlocuteurs (d&amp;#8217;où l&amp;#8217;article dit « défini » fusionné avec &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;du&lt;/i&gt;), ou encore tout à fait indéterminé (&lt;u&gt;du&lt;/u&gt; pain remplace alors un hypothétique &lt;u&gt;d&amp;#8217;un&lt;/u&gt; pain). L&amp;#8217;exemple [3] décrit en partie la même situation que [2] mais de façon plus explicite, puisque le pain en question est clairement identifié (choix fermé). Dans l&amp;#8217;exemple [4], on se limite de nouveau à un seul objet, le &lt;i&gt;morceau-de-pain&lt;/i&gt;, tandis que le mot &lt;i&gt;pain&lt;/i&gt; est renvoyé à l&amp;#8217;état de simple notion.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le concept de quantité dénombrable permet d&amp;#8217;ailleurs d&amp;#8217;éviter quelques erreurs courantes de traduction du français à l&amp;#8217;anglais. Les mots français envisagés comme simple notion et employés avec l&amp;#8217;article ø (autrement dit sans article), sont considérés comme des objets réels en anglais lorsqu&amp;#8217;ils sont dénombrables, et ils s&amp;#8217;accompagnent alors obligatoirement de l&amp;#8217;article &lt;i&gt;a&lt;/i&gt;.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dent pour dent : &lt;u&gt;A&lt;/u&gt; tooth for &lt;u&gt;a&lt;/u&gt; tooth.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un diable d&amp;#8217;homme : A devil of &lt;u&gt;a&lt;/u&gt; man.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il s&amp;#8217;est habillé en femme :  He dressed as &lt;u&gt;a&lt;/u&gt; woman, they dressed as women (NB : Le pluriel de &lt;i&gt;a&lt;/i&gt; est &lt;i&gt;ø&lt;/i&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3Z962LI_I/AAAAAAAABp8/4OsBh8_qyUQ/s1600-h/Gatineau-090300-052-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3Z962LI_I/AAAAAAAABp8/4OsBh8_qyUQ/s320/Gatineau-090300-052-r3.jpg" border="0" alt="" title="Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331657191668261874" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Rue &lt;u&gt;du&lt;/u&gt; Monseigneur-Beaudoin (Gatineau) - 3 mai 3009&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Examinons maintenant quelques exemples relevés à Gatineau (les expressions fautives sont précédées d&amp;#8217;un astérisque : à discuter). Certains cas relèvent d&amp;#8217;une contamination de l&amp;#8217;anglais, d&amp;#8217;autres d&amp;#8217;une confusion dans l&amp;#8217;usage des articles. 
&lt;ul style="clear:left"&gt;
&lt;li&gt;* J&amp;#8217;ai pris rendez-vous avec Docteur Michaud.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bonjour Docteur Michaud.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;* Rue du Monseigneur-Beaudoin&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bonjour Monseigneur Beaudoin.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chemin du curé Labelle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;* Chemin curé Labelle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chemin Labelle&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3Fuphv3TI/AAAAAAAABp0/b_C8QsN-cgg/s1600-h/tr-29483.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3Fuphv3TI/AAAAAAAABp0/b_C8QsN-cgg/s320/tr-29483.gif" border="0" alt="" title="http://ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331634939088592178" /&gt;&lt;/a&gt;

En japonais :&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;猫 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;neko&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;chat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;の &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;no&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;毛 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;ke&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;poil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3FhUQeGBI/AAAAAAAABps/meezawgB7bE/s1600-h/tr-27611.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3FhUQeGBI/AAAAAAAABps/meezawgB7bE/s320/tr-27611.gif" border="0" alt="" title="http://ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331634710040680466" /&gt;&lt;/a&gt;
En chinois :&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;猫 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;māo&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;chat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;毛 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;máo&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;poil, plume&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3263236774479148626?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3263236774479148626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3263236774479148626' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3263236774479148626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3263236774479148626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/05/le-poil-du-chat.html' title='Le poil du chat'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sf3aBVAh-QI/AAAAAAAABqE/N42GQaImbUU/s72-c/Gatineau-090300-055-x3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2280480087897160393</id><published>2009-04-27T20:00:00.017-05:00</published><updated>2009-05-25T09:47:56.423-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémique'/><title type='text'>Téléchargement illégal</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Faut-il punir les pirates de l'Internet, qui téléchargent illégalement des disques, des films et d'autres créations dites « culturelles »? Nombreux sont ceux qui volent au secours des délinquants cybernétiques, en invoquant l'argumentation suivante : les fraudeurs sont souvent des jeunes, qui n'achèteraient de toute façon pas les produits qu'ils piratent, et la sanction prévue — une suspension de la connexion Internet — équivaut à la privation d'un service essentiel. Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé et promoteur d'une contre-attaque à la loi française Hadopi (loi &lt;i&gt;Création et Internet&lt;/i&gt;), reprend d'ailleurs ce refrain sur différentes tribunes (24-25 mars 2009).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Que faut-il penser de ces arguments? S'agit-il de sophismes? Et si on devait les retenir, quelles en seraient les implications?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le premier argument fait appel à l'absence de préjudice pour excuser un acte qui serait clairement condamnable dans le monde non virtuel : même si on peut chiffrer le manque à gagner théorique des producteurs de disques et de films, on prétend que le piratage n'a aucun effet sur leurs recettes réelles, puisque, semble-t-il, les jeunes pirates n'auraient de toute façon jamais acheté les produits en question.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
« Si tout le monde resquille, il devient impossible de resquiller. »&lt;br /&gt;
(Gonzague-Emmanuel Kant de Réquiroce)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Étendons le raisonnement à d'autres sphères de la production pour voir si la règle proposée peut s'appliquer de façon universelle? Supposons que Monsieur Chose, trouvant le vol Montréal-Paris trop cher pour lui, se résigne à rester à la maison. Soudain, Monsieur Chose se dit que, s'il voyageait en clandestin — sur un siège resté inutilisé, la compagnie aérienne ne perdrait pas d'argent.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Si on accepte le raisonnement de Monsieur Chose, tout service dont le coût marginal est nul ou presque, pourrait être consommé gratuitement… du moins par ceux qui  auraient renoncé à ce service s'il avait fallu mettre la main au portefeuille. Les avions, les trains et les stades seraient remplis de resquilleurs. Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi les non-resquilleurs auraient encore envie de payer — et, du coup, ils bénéficieraient eux aussi de la gratuité automatique.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZc1_sGgaI/AAAAAAAABpk/S_hejHfyEVQ/s1600-h/reBernardLhermite.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 180px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZc1_sGgaI/AAAAAAAABpk/S_hejHfyEVQ/s320/reBernardLhermite.jpg" border="0" alt="" title="Bernard l'hermite - Dessin de Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329549291738792354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="note"&gt;Un resquilleur qui ne fait de mal à personne&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Par ailleurs, qu'est-ce qui permet d'affirmer que les jeunes pirates n'auraient de toute façon jamais acheté les produits en question? Les jeunes sont-ils trop pauvres? Les jeunes sont-ils vraiment plus pauvres que leurs parents? Et si c'était le cas, les pauvres sont-ils exemptés de payer les produits qu'ils consomment? Si on pousse l'argument jusqu'au bout, on peut en déduire que seuls ceux qui paient ordinairement les biens et les services qu'ils achètent commettraient un acte immoral en se mettant à les voler. Bref, &lt;b&gt;seuls les honnêtes gens peuvent devenir de vrais voleurs&lt;/b&gt; (©), les autres ne sont que des victimes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il nous reste à vérifier si Internet est bien un service essentiel, et si son existence même apporte de nouvelles contraintes à la population tout en la privant de bénéfices qu'elle était accoutumée à recevoir d'autres sources. Ce sera pour une autre fois.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Post-scriptum&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
En chinois, télécharger se dit &lt;i&gt;xiàzài&lt;/i&gt;, littéralement &lt;i&gt;vers le bas&lt;/i&gt; + &lt;i&gt;charger&lt;/i&gt; (comme &lt;i&gt;download)&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;下载 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;xiàzài&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;télécharger (vers soi)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;下 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;xià&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;sous, descendre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;载 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;zài&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;charger, prendre des passagers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le japonais moderne se contente d'un calque phonétique moins élégant et plus prosaïque :&lt;br /&gt;
&lt;span class="ka" lang="ja-jp"&gt;ダウンロード&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;daonrōdo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZaYnFBoBI/AAAAAAAABpU/iEWDdi6ddpg/s1600-h/tr-19979.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZaYnFBoBI/AAAAAAAABpU/iEWDdi6ddpg/s320/tr-19979.gif" border="0" alt="" title"Calligraphie chinoise - Ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329546587892981778" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZahODTJVI/AAAAAAAABpc/REZEiqYGV8E/s1600-h/tr-36733.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZahODTJVI/AAAAAAAABpc/REZEiqYGV8E/s320/tr-36733.gif" border="0" alt="" title"Calligraphie chinoise - Ramou.net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329546735793677650" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2280480087897160393?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2280480087897160393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2280480087897160393' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2280480087897160393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2280480087897160393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/telechargement-illegal.html' title='Téléchargement illégal'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SfZc1_sGgaI/AAAAAAAABpk/S_hejHfyEVQ/s72-c/reBernardLhermite.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4359621802572496811</id><published>2009-04-20T19:34:00.011-05:00</published><updated>2009-04-27T20:43:31.008-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Cachez ce croupion que je ne saurais voir</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VhlSSjGI/AAAAAAAABpM/O3h6x4M-5s0/s1600-h/ParcGatineau-090419-877-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VhlSSjGI/AAAAAAAABpM/O3h6x4M-5s0/s320/ParcGatineau-090419-877-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - 19 avril 2009 - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326937600937856098" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Parc de la Gatineau - 19 avril 2009&lt;br /&gt;Photos : Renaud Bouret&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;
Pas grand chose à faire quand on est arrivé les premiers sur la piste de danse.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VcnGkolI/AAAAAAAABpE/rPeJAAEEgLg/s1600-h/ParcGatineau-090419-883-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VcnGkolI/AAAAAAAABpE/rPeJAAEEgLg/s320/ParcGatineau-090419-883-x2.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - 19 avril 2009 - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326937515526234706" /&gt;&lt;/a&gt;
Ne vous retournez pas, mais avez-vous vu cette oie?
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VUShp-5I/AAAAAAAABo8/hdKer40VWEg/s1600-h/ParcGatineau-090419-909-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VUShp-5I/AAAAAAAABo8/hdKer40VWEg/s320/ParcGatineau-090419-909-x2.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - 19 avril 2009 - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326937372563733394" /&gt;&lt;/a&gt;
Pendant ce temps, dans le sous-bois : une moraine, une flaque d'eau, un royaume.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VAG6PqZI/AAAAAAAABo0/UqI-AWrFUT4/s1600-h/ParcGatineau-090419-889-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VAG6PqZI/AAAAAAAABo0/UqI-AWrFUT4/s320/ParcGatineau-090419-889-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - 19 avril 2009 - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326937025848256914" /&gt;&lt;/a&gt;
À table, un écureuil roux bien élevé garde sa queue collée au corps.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En chinois, l'écureuil est &lt;i&gt;la souris [qui vit] sur un pin&lt;/i&gt;, ce dont témoigne cette photo.&lt;br /&gt;
1. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;松 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;sōng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;pin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;鼠 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;shǔ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;souris&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;松鼠 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;sōngshǔ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;écureuil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4359621802572496811?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4359621802572496811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4359621802572496811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4359621802572496811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4359621802572496811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/cachez-ce-croupion-que-je-ne-saurais.html' title='Cachez ce croupion que je ne saurais voir'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Se0VhlSSjGI/AAAAAAAABpM/O3h6x4M-5s0/s72-c/ParcGatineau-090419-877-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7464260030508414178</id><published>2009-04-15T20:36:00.005-05:00</published><updated>2009-04-27T20:38:42.535-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chanson'/><title type='text'>Dans la petite chaumière</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;
在那矮小的屋里&lt;br /&gt;
灯火在闪着光&lt;br /&gt;
年轻的纺织姑娘坐在窗口旁&lt;br /&gt;
年轻的纺织姑娘坐在窗口旁
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Dans la petite chaumière&lt;br /&gt;
Brille la flamme d'une lampe&lt;br /&gt;
Une jeune tisseuse est assise près de la fenêtre.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;
她年轻又美丽&lt;br /&gt;
褐眼睛亮闪闪&lt;br /&gt;
金黄色的辫子垂在肩上&lt;br /&gt;
金黄色的辫子垂在肩上
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Elle est jeune et belle&lt;br /&gt;
Ses yeux bruns scintillent&lt;br /&gt;
Sa tresse blonde pend sur son épaule.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;
她那伶俐的头脑&lt;br /&gt;
想得多深远&lt;br /&gt;
你在幻想什么美丽的姑娘&lt;br /&gt;
你在幻想什么美丽的姑娘
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Dans sa tête vive&lt;br /&gt;
Des pensées profondes&lt;br /&gt;
À quelles chimères rêves-tu, la belle?
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;
在那矮小的屋里&lt;br /&gt;
灯火在闪着光&lt;br /&gt;
年轻的纺织姑娘坐在窗口旁&lt;br /&gt;
年轻的纺织姑娘坐在窗口旁
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="fr"&gt;
Dans la petite chaumière&lt;br /&gt;
Brille la flamme d'une lampe&lt;br /&gt;
Une jeune tisseuse est assise près de la fenêtre.
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;


&lt;span class="accord"&gt;&lt;pre&gt;
|D  G  |D  A7 |A7  | D |
|D  D7 |G     |A7  |D  |
|D  D7 |G     |A7  |D  |
&lt;/pre&gt;&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
&lt;span class="zhMini" lang="zh-cn"&gt;俄罗斯民歌&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;Chanson russe traditionnelle
&lt;br /&gt;Traduction en français : Renaud Bouret
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Voir la traduction du vocabulaire sur &lt;a href="http://www.ramou.net/ge/ZaiNaAixiaoDeWuli.htm"&gt;Ramou.net&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7464260030508414178?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7464260030508414178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7464260030508414178' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7464260030508414178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7464260030508414178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/dans-la-petite-chaumiere.html' title='Dans la petite chaumière'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5722043793097034507</id><published>2009-04-09T18:59:00.001-05:00</published><updated>2009-06-12T21:13:36.085-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inexactitudes'/><title type='text'>La première langue du monde</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdQAXRDRoTI/AAAAAAAABos/Kurt8Ui6Pfs/s1600-h/Recherche-090200-40.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 116px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdQAXRDRoTI/AAAAAAAABos/Kurt8Ui6Pfs/s320/Recherche-090200-40.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319877459545530674" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Les Dossiers de la Recherche, No 34, février 2009, p. 40&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="citation"&gt;
« Au Ve siècle avant notre ère, Hérodote raconte que Psammétique, roi d'Égypte, voulut savoir quel était le plus vieux peuple du monde. Il tenta pour cela de découvrir la langue originelle grâce aux premiers mots que prononceraient les enfants isolés de tout contact avec une langue humaine. Il prit deux nouveaux-nés et le fit élever parmi ses troupeaux, ordonnant d'empêcher qui que ce soit de prononcer un seul mot en leur présence, de les tenir enfermés dans une cabane dont l'entrée serait interdite à tout le monde et de limiter aux repas leurs interactions avec leur entourage. Ces enfants ne se mirent jamais à parler. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
(Les Dossiers de la Recherche, No 34, février 2009, p. 40)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Or, Hérodote précise bien que « ce moyen lui réussit (τά περ ὦν καὶ ἐγένετο) ». C'est le moins qu'on pouvait attendre d'une histoire aussi merveilleuse. La version proposée par &lt;i&gt;Les Dossiers de la Recherche&lt;/i&gt; paraît pour le moins suspecte. Regardons plutôt l'original du grand maître Hérodote.
&lt;/p&gt;

&lt;p class="citation"&gt;
Comme il ne parvenait pas, malgré toutes ses recherches, à trouver le moyen de déterminer qui furent les premiers parmi les hommes, Psammétique eut recours à l'artifice suivant. Il confia à un berger deux enfants nouveaux nés, d'humble origine, afin qu'ils fussent élevés auprès du troupeau de telle façon : personne ne devait prononcer une parole devant les enfants, qui devaient rester enfermés seuls dans une cabane isolée. Le berger les conduirait aux chèvres, à l'heure voulue, puis, lorsqu'ils seraient rassasiés de lait, vaquer à ses autres tâches.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="citation"&gt;
Psammétique donna ces ordres afin d'entendre les premiers mots qui seraient sortis de la bouche des bambins, quand ceux-ci quitteraient l'âge des sons inarticulés. Et ce moyen lui réussit. 
&lt;/p&gt;
&lt;p class="citation"&gt;
De fait, deux ans s'étaient écoulés depuis que le berger exécutait ces ordres lorsque, après qu'il eut ouvert la porte et qu'il fut entré dans la cabane, les bambins se jetèrent à ses pieds en criant le mot « bécos » tout en lui tendant les mains. Au début, le berger, bien qu'ayant tout entendu, ne fit pas un geste. Mais par la suite, comme il allait s'occuper régulièrement des bambins, et que ceux-ci répétaient fréquemment ce mot, le berger en avertit son maître, qui ordonna qu'on les lui amène.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;span class="citation"&gt;
Quand Psammétique eut lui-même entendu les enfants de vive voix, il ordonna qu'on recherche qui, parmi les hommes, appelle un objet du nom de « bécos »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Hérodote, Histoires, Livre 2.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Et que voulait dire « bécos »? Dans une histoire aussi réussie, ce mot ne pouvait désigner que l'objet le plus vital, le plus chéri, le plus sacré : le pain. Et ce mot ne pouvait être banalement égyptien, puisque l'expérience se déroulait en Égypte. En fin de compte, « bécos » était un mot phrygien, et la Phrygie, pays trop petit pour susciter les jalousies et suffisamment connu des dieux pour mériter le respect (Midas y avait régné) était un candidat idéal au titre de première patrie de l'humanité. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La version de l'histoire des bambins publiée dans le magazine &lt;i&gt;Les Dossiers de la Recherche&lt;/i&gt; est d'autant plus surprenante qu'elle est tirée d'un ouvrage universellement connu, et qui a servi de livre de chevet à des générations de gens d'esprit, de Montaigne à Frédéric Mistral, en passant par Danton, Napoléon et Louis-Philippe.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le récit d'Hérodote est disponible (en grec et en français) sur le site &lt;a href="http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm"&gt;L'antiquité grecque et latine&lt;/a&gt;. La lecture des neufs livres d'Hérodote constitue sans doute un des plus grands délices de la vie sur terre. Au fil des pages, on finit par accompagner l'écrivain dans ses périples et à côtoyer familièrement des hommes qui, bien que disparus depuis 2500 ans, ne sont pas très différents de nous.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5722043793097034507?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5722043793097034507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5722043793097034507' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5722043793097034507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5722043793097034507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/la-premiere-langue-du-monde.html' title='La première langue du monde'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdQAXRDRoTI/AAAAAAAABos/Kurt8Ui6Pfs/s72-c/Recherche-090200-40.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-9210013292150856150</id><published>2009-04-01T16:34:00.017-05:00</published><updated>2009-04-04T23:00:21.078-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inexactitudes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chinois'/><title type='text'>Le triste sort du paysan</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Dans les revues consacrées aux sciences humaines, et remplies d'excellents articles, on tombe parfois sur des affirmations surprenantes. Ainsi, dans la rubrique des &lt;i&gt;Dossiers de la recherche&lt;/i&gt; consacrée à l'apprentissage de la lecture (No 34, février 2009, p. 77), les auteurs n'oublient pas – après avoir souligné l'inanité de la méthode dite &lt;i&gt;globale&lt;/i&gt;, par opposition à la méthode traditionnelle du B-A-BA – de proposer un petit laïus sur la mystérieuse écriture chinoise. Or, les sources de ce petit texte semblent plutôt émaner du téléphone arabe que d'un « dossier de recherche ».

&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
On cloue encore nos planches alors que les Californiens cimentent leurs briques! Qu'est-ce qu'on attend pour cimenter nos planches? (Pierre Dubois-Cloutier)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais revenons un instant sur le processus d'acquisition de la lecture. L'article souligne, à juste titre, que la &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/10/si-vous-navez-rien-dire-dites-le-en.html"&gt;méthode globale&lt;/a&gt;, qui fait fi des &lt;i&gt;Neurones de la lecture&lt;/i&gt; (Stanislas Dehaene, Odile Jacob, 2008), a été imaginée pour résoudre les problèmes d'apprentissage des petits anglophones. Il se trouve justement que la correspondance entre les phonèmes et les lettres, qui est à la base de la maîtrise de l'écriture, est beaucoup moins grande en anglais qu'en français, et surtout qu'en allemand ou en italien. On se demande encore comment des pédagogues québécois ont pu imposer pendant si longtemps aux petits francophones une méthode visant naïvement à résoudre les difficultés des petits anglophones. 
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdPfKE5FmcI/AAAAAAAABok/OENoBpRgMSw/s1600-h/Recherche-090200-77.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 233px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdPfKE5FmcI/AAAAAAAABok/OENoBpRgMSw/s320/Recherche-090200-77.jpg" border="0" alt="" title="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319840949059557826" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="citation"&gt;
« Les idéogrammes de l'écriture chinoise ne se décomposent pas en phonèmes. L'enfant est donc obligé d'apprendre par cœur les 4000 caractères de base, ce qui prend au minimum trois ans. Un petit Français doit, lui, savoir lire plus de 40 000 mots à la fin du CM2. »
&lt;/span&gt; (Les Dossiers de la Recherche, No 34, février 2009, p. 77).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La légende de cet encadré est doublement surprenante. D'une part, on y confond &lt;i&gt;mot&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;caractère&lt;/i&gt; chinois, et on qualifie ces caractères d'idéogrammes, ce qu'ils sont très rarement. De même que la connaissance de 26 lettres et de leurs agencements permet aux petits Français de déchiffrer (sans tous les comprendre) quelques 40 000 mots à la fin du CM2, soit après cinq ans d'études, la connaissance de 4000 caractères chinois donne accès à la lecture de plusieurs dizaines de milliers de mots chinois (qui sont, pour la plupart, constitués de deux caractères). D'autre part, comment les Chinois pourraient-ils raisonnablement apprendre 4000 caractères différents en trois ans, alors que les petits Français disposeraient de cinq ans pour déchiffrer une simple langue alphabétique? Le fait est que les écoliers chinois apprennent leurs caractères tout au long de leur scolarité, qui dure douze ans, et au terme de laquelle ils maîtrisent 2500 caractères communs et 1000 caractères courants. À partir de là, la lecture d'un mot contenant un caractère inconnu ne pose guère plus de problème que celle d'un mot nouveau en français : on en devine la prononciation et on vérifie sa définition dans un dictionnaire. Notons également que seuls les premiers caractères sont appris « par cœur ». Après quelques centaines de caractères, la logique prend le dessus sur la mémoire.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La photo illustrant la légende est insolite à plus d'un titre. De par l'habillement de l'institutrice et la graphie utilisée, on peut la dater des années 1960 ou 1970, à l'époque de la Révolution culturelle. Les poèmes inscrits au tableau, probablement ignorés des générations actuelles, relatent les souffrances du paysan chinois, un thème chéri du président Mao, et qui pourrait passer aujourd'hui pour provocateur. L'auteur des poèmes est Li Shen, qui vécut sous la dynastie des Tang, au VIIIe siècle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(1) Le paysan manie sa binette sous le soleil de midi&lt;br /&gt;
Et mouille la terre de sa sueur.&lt;br /&gt;
Quand arrive le plateau rempli de mets&lt;br /&gt;
Qui se soucie alors du labeur contenu dans le moindre grain?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(2) On plante un grain au printemps&lt;br /&gt;
Pour en récolter cent à l'automne.&lt;br /&gt;
Dans tout le pays, pas un champ ne reste en friche&lt;br /&gt;
Mais le fermier meurt toujours de faim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir la traduction annotée sur &lt;a href="http://www.ramou.net/te/liLishen-Minong.xml"&gt;Ramou.net&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quant à eux, les élèves Japonais doivent maîtriser près de 2000 caractères kanji (« chinois ») au terme de leurs douze années d'étude, dont la moitié pendant le cycle primaire. Les élèves de première année débutent en douceur, avec 80 caractères, puis le nombre monte à 160 l'année suivante, pour tourner autour de 200 par la suite (plus précisément 80, 160, 200, 200, 185 et 181 respectivement pour les six ans du primaire, et 939 pour l'ensemble du secondaire). Ça fait 440 caractères pour les trois premières années d'école : on est loin du compte des « 4000 caractères en trois ans » suggéré dans l'article!
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Un autre article de la même revue rapporte une anecdote célèbre racontée par Hérodote. Mais, curieusement, la conclusion de cette savoureuse histoire est revue et corrigée à la lumière de la science moderne. Nous y reviendrons dans notre prochain billet.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-9210013292150856150?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/9210013292150856150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=9210013292150856150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9210013292150856150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/9210013292150856150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/04/le-triste-sort-du-paysan.html' title='Le triste sort du paysan'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SdPfKE5FmcI/AAAAAAAABok/OENoBpRgMSw/s72-c/Recherche-090200-77.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3287771823074052121</id><published>2009-03-26T10:18:00.017-05:00</published><updated>2009-04-01T18:49:35.504-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Les prêts font les dépôts</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScudqFHrFCI/AAAAAAAABoM/-HWOvG0qRBM/s1600-h/Qu%C3%A9b%C3%A9cois-0803-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 220px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScudqFHrFCI/AAAAAAAABoM/-HWOvG0qRBM/s320/Qu%C3%A9b%C3%A9cois-0803-r3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317517131295429666" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Dessin croqué d’après une photo se trouvant sur la page des mots croisés du journal de mon voisin, lors d’une réunion&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Les réunions de routine sont parfois matière à réflexion. On y entend de jolis mots français, comme &lt;i&gt;transparence&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;formatif&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;sous-comité&lt;/i&gt;, ou grecs, comme &lt;i&gt;synergie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;paradigme&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;ontologie&lt;/i&gt;, et de nombreuses références chronologiques, comme &lt;i&gt;de nos jours&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;au XXIe siècle&lt;/i&gt;. Tenez, un des participants nous a même appris aujourd’hui que nous étions en 2009, avant de se mettre à parler d’une nouvelle &lt;i&gt;révolution copernicienne&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
C’est en cherchant les Indes que Christoforo (il était Italien, lui aussi) a découvert l’Amérique.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
C’est alors qu’un déclic s’est fait dans ma tête. Un petit Monsieur aux yeux perçants, élégant, complet bleu-marine et nœud papillon écarlate, un professeur, un spécialiste de la monnaie, un grand Monsieur… s’est mis à me souffler sa rengaine : « Les prêts font les dépôts, les prêts font les dépôts ». Et pendant que quelques membres de notre petite assemblée se bombardaient de poncifs, et que d'autres s'envoyaient des mots d'esprit remplis d'amitié, je remontais le fil du temps.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C’était  au deuxième étage de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, dans cette longue salle aux grandes baies vitrées, qui trépidaient avec un vacarme épouvantable les jours de mistral. Notre professeur de théorie monétaire ne manquait jamais de souligner que ce vice de construction était le résultat du jacobinisme : n’ayant pas confiance aux indigènes, réputés nonchalants et peu portés sur les choses sérieuses, les autorités de la République avaient fait venir, autrefois, un architecte de Paris pour construire le bâtiment. Mais s’il y a une chose qu’un Parisien ne peut se targuer de connaître, fut-il ingénieur, demi-mondain ou imprésario, c’est bien &lt;i&gt;lou mistral&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
J’étais assis quelque part, vers la trentième rangée, entre deux camarades blonds, grands, costauds et relativement fortunés. L’un avait pour père un légionnaire allemand, l’autre était issu d’une famille bourgeoise et catholique. Le premier possédait une Audi, cadeau d’inauguration de ses études universitaires, l’autre était membre du Cercle sportif, où il nageait trois fois par semaine. Les copains se montraient assez gentils avec moi, qui étais un simple piéton plutôt maigrichon et vêtu d’un chandail tricoté à la machine par ma mère, mais ils me considéraient quand-même avec une certaine condescendance.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Pendant ce temps, notre distingué professeur, Monsieur Rizzo, tout au loin, presque invisible du haut de son estrade, martelait sa maxime favorite du moment : « les prêts font les dépôts, les prêts font les dépôts ». Pas bête, le prof. Nous allions avoir un examen et il savait pertinemment qu’une certaine proportion d’étudiants, apparemment la même chaque année, allait remplir ses doubles feuilles règlementaires de banalités, d’imprécisions et d’un grave contresens. Sa phrase choc était donc une mise en garde.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; 
Le jour de l’épreuve venue, je ne manquai pas de faire preuve d’un certain opportunisme. Puisque le prof semblait si attaché à sa formule, je bâtis ma dissertation sur le principe qui veut que, en effet, « les prêts font les dépôts ». La plupart des êtres sensés vous diront le contraire : les individus déposent leurs petites économies à la banque, qui les assemble en de plus gros paquets afin de les prêter. « Les dépôts font les prêts », c’est l’évidence populaire. Mais j’avais deux raisons de me méfier de l’évidence populaire. Premièrement, si on pouvait soûler ses interlocuteurs d’évidences dans les bistrots du cours Mirabeau, que mes modestes moyens m’empêchaient de fréquenter, de tels clichés ne rapporteraient aucun point dans une dissertation universitaire. Deuxièmement, le bonhomme nous l’a assez répété en confidence devant toute la classe, il a basé sa thèse d’agrégation ou son futur best-seller, presque pondus, sur le principe que « les prêts font les dépôts ».
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Car d’où vient l’argent déposé dans les comptes? Certains diront qu’il vient des autres comptes. Autant expliquer que les briques proviennent des chantiers de démolition et que le lait est tiré de chez le crémier. D’autres prétendront que les montants inscrits dans les dépôts bancaires ont été apportés par les clients sous forme de « vrai » argent, c’est-à-dire de morceaux de papier crasseux appelés &lt;i&gt;billets de banque&lt;/i&gt;. Mais alors, comment se fait-il qu’il y ait dix ou vingt fois plus de monnaie inscrite dans les comptes que de billets en circulation?
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il n’y a pas de doute, « les prêts font les dépôts ». Non seulement Monsieur Rizzo sera content de l’entendre, mais c’est la seule porte de sortie. Le banquier accepte de me prêter les mille francs demandés, puis il inscrit ce montant dans mon compte en l’ajoutant au solde existant. Mon dépôt bancaire a maintenant augmenté de mille francs et je peux enfin me payer l’orgue Farfisa tant convoité… Tout cela est évidemment hypothétique car dans ma famille et chez la plupart des Carthaginois, l’idée d’emprunter pour consommer paraissait tout à fait saugrenue.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Deux semaines s’étaient écoulées depuis l’examen, et le professeur Rizzo devait nous remettre les copies. La nuit précédente, je fis un rêve prémonitoire. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il y a des moments, dans la vie, où un résultat engage tout notre avenir. Ça commence par la première partie de ballon-chasseur, où l’on se retrouve le dernier joueur choisi par les chefs d’équipe; puis le premier bal du samedi soir, où l’on se fait refuser une danse par toutes les filles potables présentes; et enfin le premier examen clé de nos études universitaires, qui conditionnera notre entière existence professionnelle.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Je rêvai donc à cet examen, à Monsieur Rizzo, à la création de monnaie, et même à ma note : j’avais obtenu seize sur vingt. Transmission de pensée, au moment où le bouillant professeur — sûrement un couche-tard — inscrivait mon nom dans sa liste? Confidence d’un défunt ancêtre, recyclé en ange gardien? Seize sur vingt, ce serait tout un exploit dans cette faculté! Mais comme j’étais peu crédule à l’époque, et de nature plutôt pessimiste, je fis peu de cas de ce rêve.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C’était un jour sans mistral, dans le long amphithéâtre, et deux cents étudiants attendaient le verdict. Monsieur Rizzo se tenait debout, derrière sa chaire. L’épaisse pile d’examens montait jusqu’à sa poitrine. Même si nous distinguions à peine les traits de son visage, du fond de la salle, Monsieur Rizzo parvenait à nous transpercer tous de son regard.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous l’aimions bien, le professeur Rizzo. Il se faisait parfois applaudir lorsqu’il avait l’idée saugrenue de sortir une expression en anglais tirée de Keynes ou de Patinkin. Il évitait alors de recommencer avant plusieurs semaines. Et quand il avait le malheur, au déclin du soleil, de déclamer une tirade bien appuyée qui se terminait en apothéose, d’autres applaudissements, encore plus nourris venaient mettre fin prématurément à son cours.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Mais en ce jour historique, la salle figée reçut les critiques, les semonces et les sarcasmes du professeur dans un silence religieux. Aparemment, les résultats de l'examen étaient encore plus désastreux que ceux des années précédentes. Après nous avoir clairement fait comprendre que nous étions des ignorants, des simples d’esprits et des paresseux intellectuels et après nous avoir recommandé de nous inscrire le plus tôt possible au concours des postes ou des cheminots, Monsieur Rizzo déclara solennellement qu’il ne donnerait pas son cours avant d’avoir appelé les étudiants un par un à l'estrade, afin de leur remettre leur copie. Cette homme génial avait pris la peine, dans sa rage, de classer les copies selon la note obtenue. Dans un cas pareil, quelle méthode préférez-vous? Que l’on commence par le premier ou par le dernier de la classe? Pour ma part, j’adore la méthode ascendante. Elle distille un espoir, qui va croissant. J’irai jusqu’à dire que je préfèrerais voir ma note monter, monter, monter, avant de décrocher quinze sur vingt plutôt que d’obtenir directement et froidement un seize sur vingt. N’est-ce pas là un des traits fondamentaux de la nature humaine? Un jour, notre lointain ancêtre s’est mis à marcher sur deux pattes, mais ce n’était pas grand-chose. Puis il a découvert le démon du jeu et le délice de l’espoir, et c’est là que, de singe, il est devenu homme.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
« Cinq sur vingt, six sur vingt. » Ça n’avançait pas vite. Vous pensez bien, deux-cent étudiants qui doivent passer un par un sous les fourches caudines, avant de retourner jusqu’à leur pupitre, et tout ça à pied. « Sept sur vingt, huit sur vingt. » Le fils du légionnaire et le membre du club sportif étaient assis sur ma droite. Nous n’osions pas nous regarder, de peur de froisser le destin ou de troubler l’ordre des notes. Non, ça n’avançait pas vite du tout, mais tout le monde demeurait captivé.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Quand le décompte a atteint les &lt;i&gt;huit-sur-vingt&lt;/i&gt;, et qu’on y a survécu, on commence à se rassurer. On se dit qu’on a de bonnes chances de tenir le coup jusqu’à dix ou onze, et pourquoi pas douze.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Mais la mort fauche l'homme au moment où il ne l’attend pas. Monsieur Rizzo vient d’assigner à comparaître le fils du légionnaire, mon collègue gavé de lait et de protéines, qui se dresse de toute la hauteur de son mètre quatre-vingt-dix, raide, soumis, blême, le teint cireux — et soudain, le plancher se met à sentir la cire. Le professeur Rizzo a d'ailleurs changé de tactique. Pour accélérer le processus, il appelle les étudiants par charrettes entières. Tous les &lt;i&gt;huit-sur-vingt&lt;/i&gt; sont convoqués sans interruption, et une longue procession se met en branle, alimentée par-ci par-là, au fil des rangées de tables. Le couperet est aussi tombé sur mon camarade membre du club sportif, qui se joint au cortège. On voit les deux têtes blondes dépasser de la file des pénitents. Ah, Monsieur Rizzo, digne fils du Dante!
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La liste des &lt;i&gt;huit-sur-vingt&lt;/i&gt; est maintenant épuisée. Le professeur attend que les malheureux gagnants aient tous regagné leur place, la copie entre les pattes. Quand les bruits de pas et les trainements de savates se sont éteints, Monsieur Rizzo repart de plus belle. Des &lt;i&gt;neuf-sur-vingt&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;dix-sur-vingt&lt;/i&gt;, il y en a des ribambelles. Il faut y aller par paquets.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Jusque-là, mes blonds amis, piteux et confus, n’ont pas osé se tourner vers moi. « Onze sur vingt », « douze sur vingt », ils acceptent la défaite sportivement. Mais quand Rizzo passe à « treize sur vingt », un soupçon de jalousie se glisse déjà dans leur cœur. Et à « quatorze sur vingt », ça devient de l’incrédulité. Pas de doute, se disent-ils, le prof a égaré la copie de notre collègue.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cependant, sur l’estrade, les choses se précipitent, car Monsieur Rizzo vogue allègrement sur la pente descendante de la courbe normale. Les quinze-sur-vingt ne sont plus qu’une poignée. Le tas de copies semble complètement aplati. La salle redouble de silence. Le suspense est à son comble. Qu’est-ce qu’un film d'Alfred Hitchcock en comparaison d’un cours de Bruno Rizzo!
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le bonhomme toise à nouveau l’assemblée, lentement, d’ouest en est, avant de brandir une pincée de double-feuilles. « Mesdemoiselles, Messieurs, il me reste là six copies d’examen, six étudiants qui se sont mérité la note de seize sur vingt, et à qui je recommande, tout simplement, de redoubler d’efforts. »
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Et j’entends appeler mon nom. « Seize sur vingt », comme dans mon rêve. Je m’avance à mon tour, plus timide que triomphant. J'escalade les quatre marches. Monsieur Rizzo me fixe de son regard acéré. Il n’a guère le temps de nous retenir, deux ou trois secondes, tout au plus, pour chacun. Cherche-t-il à graver nos six visages dans sa mémoire? Non, je crois plutôt qu’il veut faire pénétrer en nous le fluide de sa sainte grâce universitaire.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Seize sur vingt, autant que mes deux collègues blonds réunis. Leur respect m’est désormais acquis. Seul l’aumônier des louveteaux voulait bien de moi dans son équipe de ballon-prisonnier, seules les filles moches acceptaient de danser avec moi le samedi soir. Mais dans cet amphi, ma vie a pris un nouveau cours. J’étais un éternel roturier et le seigneur Rizzo m’a soudain sacré chevalier.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
« Les prêts font les dépôts. Réunion, sous-comité, nouveau paradigme… &lt;b&gt;révolution copernicienne&lt;/b&gt;. » Je viens de comprendre pourquoi mes camarades d'université ont si lamentablement échoué à leur examen sur la création de monnaie, il y a de ça plus de trente ans.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le soleil tourne autour de la terre, les dépôts font les prêts. Tout cela paraît évident et nul n’est besoin d’aller à l’école pour le constater, n'est-ce pas? Mais à quoi sert l’école? À nous faire découvrir qu’il faut parfois regarder les choses à l’envers. Et alors, tout s’explique. Les prêts font les dépôts : c'est clair comme la terre qui tourne autour du soleil.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3287771823074052121?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3287771823074052121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3287771823074052121' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3287771823074052121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3287771823074052121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/03/les-prets-font-les-depots.html' title='Les prêts font les dépôts'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScudqFHrFCI/AAAAAAAABoM/-HWOvG0qRBM/s72-c/Qu%C3%A9b%C3%A9cois-0803-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-8395594384667680113</id><published>2009-03-18T19:26:00.009-05:00</published><updated>2010-07-25T08:54:44.280-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étymologie'/><title type='text'>L'homme des vallées perdues</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGR5QqLO6I/AAAAAAAABoE/3-JBuxl09Hs/s1600-h/GrandTeton-01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 244px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGR5QqLO6I/AAAAAAAABoE/3-JBuxl09Hs/s320/GrandTeton-01.jpg" border="0" alt="" title="George Stevens : L'homme des vallées perdues" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314689448184331170" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;George Stevens : L'homme des vallées perdues&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Il s’appelait Mike. C’était un Chinois diplômé de l’UCLA (Université de Chinatown à Los Angeles). Il était Chinois comme tous les passagers — sauf moi, l’accident. Mike était le guide de notre groupe dans cette virée à travers l’Ouest américain. Nous partagions la même chambre, le soir à l’étape, dans des hôtels appartenant toujours à des Chinois. Nous avions déjà traversé le Nevada, l’Utah, un coin d’Idaho, et nous entrions au Montana. Quand les passagers s’ennuyaient, sur les grandes routes du désert américain, Mike passait un film de Taiwan ou de Hongkong. Je n’arrivais guère à les distinguer, quoi qu’on m’eut juré qu’ils étaient tournés dans deux langues différentes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Comme nous abordions les premiers contreforts d’une chaîne de montagnes couverte de forêts, Mike se redressa pour empoigner son micro et se planta face aux passagers, ses courtes jambes bien écartées, pour maintenir son équilibre. Nous arrivions manifestement à un restaurant, à un marché ou encore à un haut-lieu touristique. Car les guides américains ont ceci de particulier qu’ils nos informent toujours de ce qui est intéressant et de ce qui ne l’est pas. Après tout, les touristes sont là pour ne rien manquer sans se fatiguer à réfléchir, ça fait partie du prix. Après ses petits speeches en chinois, Mike rajoutait toujours quelques phrases en anglais, pour faire couleur locale : « Chers passagers, pour dire xuéshān (littéralement &lt;i&gt;montagnes enneigées&lt;/i&gt;), les Américains utilisent un mot français. » Mike se tourna alors vers moi, et tout le groupe me lança un regard d’admiration — généreux Chinois! « C’est un mot un peu compliqué, c’est le mot &lt;i&gt;gracier&lt;/i&gt;. Vous le connaissiez? Et nous voici dans le célèbre &lt;i&gt;Grand Teton National Park&lt;/i&gt;. »
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Apparurent alors trois montagnes rondes, aux formes caractéristiques. « Vous savez, Mike, à propos de noms français, votre Parc du Grand Teton a sûrement été baptisé par un trappeur canadien. » Notre guide refusa de croire à l’évidence, et il se garda bien de communiquer cette information aux autres passagers. Mais il n’y avait pas à s’y tromper, vu sous un certain angle, le grand téton apparaissait dans toute sa nudité.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGR3HM_t4I/AAAAAAAABn8/8jpuuiYNE6s/s1600-h/GrandTeton-02.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 221px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGR3HM_t4I/AAAAAAAABn8/8jpuuiYNE6s/s320/GrandTeton-02.jpg" border="0" alt="" title="George Stevens : L'homme des vallées perdues" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314689411286284162" /&gt;&lt;/a&gt;

Le film culte de George Stevens, &lt;i&gt;L'Homme des vallées perdues&lt;/i&gt; (Shane), a justement été tourné dans cette région, immédiatement située au sud du parc Yellowstone. Or il se trouve que la rivière Yellowstone, d’où le parc tire son nom, s’appelait autrefois la rivière Roche jaune. Les cartes du début du XIXe siècle l’attestent. Et puisque nous y sommes, et malgré le scepticisme de notre guide diplômé de l’UCLA, qui n’a jamais entendu parler d’une présence française dans ce coin d’Amérique, comment expliquer que la capitale de l’Idaho tout proche se nomme Boise (prononcé Boïsé, à la française), et qu’une des grandes villes de l’État s’appelle Coeurdalene (Cœur d’Alène), sans compter le Lac Pend Oreille et les lieux-dits de Gros-Ventres et Nez-Percés éparpillés dans la région.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Contrairement aux Canadiens du centre et de l’ouest, qui ont pris soin de traduire ou d’effacer la plupart de leurs toponymes d’origine française, les Américains ont généralement tenu à conserver les traces de leur histoire. Mais aujourd’hui, qui se souvient encore de la signification de tous ces La Grande, Terre Haute et River Rouge?
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGRyq0hrrI/AAAAAAAABn0/thN35J0SQ48/s1600-h/GrandTeton-03.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 189px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGRyq0hrrI/AAAAAAAABn0/thN35J0SQ48/s320/GrandTeton-03.jpg" border="0" alt="" title="George Stevens : L'homme des vallées perdues" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314689334947983026" /&gt;&lt;/a&gt;

Or, deux jours plus tard, notre guide Mike nous fit traverser la ville de Malad City, en Idaho. À coup sûr, un autre trappeur canadien français était passé par là (au début du XIXe siècle). Ses hommes y furent-ils victimes d'un empoisonnement alimentaire? C’est possible. Mais aujourd’hui, Malad City est fière de se proclamer « petite ville bien de chez nous où il fait bon vivre ». La &lt;a href="http://www.maladidaho.org/"&gt;
chambre de commerce&lt;/a&gt; locale ajoute même : « Malad offre une vie confortable sans les maux de tête de la grande ville ». On ne pouvait trouver slogan plus convaincant.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-8395594384667680113?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/8395594384667680113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=8395594384667680113' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8395594384667680113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/8395594384667680113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/03/lhomme-des-vallees-perdues.html' title='L&apos;homme des vallées perdues'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ScGR5QqLO6I/AAAAAAAABoE/3-JBuxl09Hs/s72-c/GrandTeton-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2888473331530788464</id><published>2009-03-10T18:37:00.008-05:00</published><updated>2009-05-25T10:12:02.659-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ancêtres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Indochine'/><title type='text'>La mystérieuse locomotive de la BIF</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sbb-qedQWCI/AAAAAAAABns/AseD537MAXY/s1600-h/Indochine-002-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 231px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sbb-qedQWCI/AAAAAAAABns/AseD537MAXY/s320/Indochine-002-r2.jpg" border="0" alt="" title="Photo de Marcel Auguste Fermé" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311712816213809186" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Photo de Marcel Auguste Fermé - Indochine vers 1920&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Nous avons inauguré ces carnets, il y a trois ans, en publiant cette étrange photo de Marcel Auguste Fermé, notre grand-père. Derrière la locomotive déraillée, une rangée de silhouettes au chapeau pointu, comme dans un film de Kurosawa à la sauce Tintin au Congo.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left;"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sbb7ocakpJI/AAAAAAAABnk/45eZyaqa6_Q/s1600-h/Indochine-003.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 234px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sbb7ocakpJI/AAAAAAAABnk/45eZyaqa6_Q/s320/Indochine-003.jpg" border="0" alt="" title="Photo de Marcel Auguste Fermé" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311709482771063954" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Nous avons enfin éclairci le mystère de la BIF. Il s'agit de la société &lt;i&gt;Bienhoa industrielle et forestière&lt;/i&gt;, dont Marcel Auguste avait construit la ligne de chemin de fer, à une époque où &lt;i&gt;progrès technique&lt;/i&gt; rimait sans conteste avec &lt;i&gt;progrès de l'humanité&lt;/i&gt;. Cette deuxième photo, qui a voyagé par bateau de Saigon jusqu'à Marseille puis Tunis, en doublant le cap Gardafui infesté de pirates somaliens, avant de se retrouver en Amérique, cette photo, la voici, 89 ans plus tard, témoignant d'un incident dont il reste peut-être un dernier souvenir dans les mémoires d'un centenaire du coin.
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/5866/4457/1600/230050/ArbreG%3Fn%3Falogique-Photo.png"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="Arbre généalogique" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/5866/4457/320/341158/ArbreG%3Fn%3Falogique-Photo.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2888473331530788464?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2888473331530788464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2888473331530788464' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2888473331530788464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2888473331530788464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/03/la-mysterieuse-locomotive-de-la-bif.html' title='La mystérieuse locomotive de la BIF'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sbb-qedQWCI/AAAAAAAABns/AseD537MAXY/s72-c/Indochine-002-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7241445809061392766</id><published>2009-03-01T16:14:00.012-05:00</published><updated>2009-03-01T20:32:39.654-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ancêtres'/><title type='text'>Naissance de Rosine</title><content type='html'>&lt;p&gt;
C'est avec &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2006/10/indochine.html"&gt;l'étrange photo d'un accident de train&lt;/a&gt;, prise en Indochine par notre grand-père Marcel Auguste Fermé, que nous avons inauguré ces carnets, en 2006. Mais en plus d'être un excellent photographe, un ingénieur de talent, un fils de ses œuvres et un latiniste distingué, Marcel Auguste fut aussi un pacifiste. Démobilisé pour raisons de santé en 1915, après un an dans l'enfer des tranchées, il s'était bien juré que cette guerre devait être la dernière, et que la France avait le devoir de se réconcilier avec l'Allemagne. Pourtant, il fut un des premiers à vouloir reprendre du service, en 1939. C'est que cette fois, il tremblait pour sa propre mère, presque centenaire, installée à Tunis. Car cette noble dame, convertie au protestantisme lors de son mariage, était née à Constantine d'un couple d'immigrés juifs allemands, sous le nom de Rosine Gottlieb.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sar9wdDt75I/AAAAAAAABnU/4aJSLBjuBtY/s1600-h/ActeNaissance-RosineIsaac.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 273px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sar9wdDt75I/AAAAAAAABnU/4aJSLBjuBtY/s320/ActeNaissance-RosineIsaac.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308334119685320594" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;div class="citation"&gt;
&lt;p&gt;
L'an mille huit cent quarante sept le vingt huit janvier à l'heure de midi par devant nous Benoît Simon Lapaine Commissaire Civil au District de Constantine (Algérie) Officier de l'état civil est comparu le sieur henri Gottlieb agé de trente ans maître boucher demeurant à Constantine, lequel nous a déclaré que le jour d'avant hier à midi la Dame Babette Mayer agée de vingt cinq ans ménagère son épouse légitime est accouchée dans sa maison d'habitation sise rue Caraman d'un enfant du sexe féminin, qui nous a été représenté, et à laquelle il a déclaré donner le prénom de Rosine. Les dites présentation et déclaration faites en présence des Sieurs Antoine Accardo agé de trente trois ans négociant et Massot Dalsème agé de vingt deux ans négociant, tous deux demeurant à Constantine témoins qui ont signé le présent acte avec nous et le comparant, lecture faite &lt;i&gt;(suivent les quatre signatures)&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;En marge de l'acte, se trouve l'inscription suivante:&lt;/i&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Par jugement rendu le quatorze mars mille huit cent soixante, le Tribunal Civil de l'arrondissement de Constantine a ordonné que l'acte ci-contre serait rectifié en ce sens que le père de l'enfant doit être dénommé Hertz Isaac au lieu de Henri Gottlieb et la mère doit être prénommée Barbara au lieu de Babette.&lt;br /&gt;
L'Officier de l'Etat-Civil &lt;i&gt;(signature illisible, différente de celle du signataire de l'acte)&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p&gt;
En réalité, comme on peut le voir dans l'annexe à la déclaration de naissance, Rosine n'était pas la fille d'Henri Gottlieb, mais de Hertz Isaac, qui naquirent tous deux en Rhénanie. Le père mourut bientôt, dans des circonstances mystérieuses, et on retrouva son corps dans un oued de la campagne constantinoise. Nous reviendrons un jour sur les évènements entourant sa mort (son assassinat?), à l'aide de documents d'époque. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cent-soixante-deux ans se sont déjà écoulés depuis la naissance de Rosine. Et pourtant, il s'en est fallu de peu que nous ne fassions sa connaissance. Si les années paraissent parfois durer une éternité, les siècles peuvent aussi passer en un clin d'œil.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On a aujourd'hui accès à tous les registres d'état civil des Français d'Algérie grâce au site des &lt;a href="http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/resultats.php?territoire=ALGERIE&amp;commune=CONSTANTINE&amp;nom=&amp;prenom=&amp;typeacte=&amp;annee=1847&amp;debut=&amp;fin=&amp;vue=&amp;x=92&amp;y=11"&gt;Archives nationales d'Outremer&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/5866/4457/1600/230050/ArbreG%3Fn%3Falogique-Photo.png"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="Arbre généalogique" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/5866/4457/320/341158/ArbreG%3Fn%3Falogique-Photo.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7241445809061392766?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7241445809061392766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7241445809061392766' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7241445809061392766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7241445809061392766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/03/naissance-de-rosine.html' title='Naissance de Rosine'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/Sar9wdDt75I/AAAAAAAABnU/4aJSLBjuBtY/s72-c/ActeNaissance-RosineIsaac.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1309572451044894921</id><published>2009-02-23T19:08:00.006-05:00</published><updated>2009-04-01T18:52:32.141-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Québécois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Le visage des Québécois (3)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7eQVTT8I/AAAAAAAABnA/k9l14P_VMGg/s1600-h/Canayens-B04.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7eQVTT8I/AAAAAAAABnA/k9l14P_VMGg/s320/Canayens-B04.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin: Renaud Bouret " id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306150176939003842" /&gt;&lt;/a&gt;

Québécois N&amp;#176;5.
&lt;p&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Le visage des Québécois des années 1970 et 1980&lt;br /&gt;
Dessin de Renaud Bouret&lt;br /&gt;
Couleurs de Rié Mochizuki&lt;br /&gt;
Février 2009&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les Québécois des années 1970 n'ont pas le même visage que leurs parents. Ils n'ont pas le même visage que leurs enfants. Ils ne racontent ni le même vécu ni les mêmes aspirations. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À vous de deviner ce qu'ils font dans leur vie&amp;#8230;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7bjAHXII/AAAAAAAABm4/yv7lGTh1AlA/s1600-h/Canayens-B03.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7bjAHXII/AAAAAAAABm4/yv7lGTh1AlA/s320/Canayens-B03.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin: Renaud Bouret " id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306150130410806402" /&gt;&lt;/a&gt;
Québécois N&amp;#176;6.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7Y8eUPII/AAAAAAAABmw/rkpAfLPcj5U/s1600-h/Canayens-B02.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 301px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7Y8eUPII/AAAAAAAABmw/rkpAfLPcj5U/s320/Canayens-B02.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin: Renaud Bouret " id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306150085708758146" /&gt;&lt;/a&gt;
Québécois N&amp;#176;7.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7VgZOE0I/AAAAAAAABmo/PORLFJFHAhk/s1600-h/Canayens-B01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7VgZOE0I/AAAAAAAABmo/PORLFJFHAhk/s320/Canayens-B01.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin: Renaud Bouret " id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306150026631582530" /&gt;&lt;/a&gt;
Québécois N&amp;#176;8.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
Voir d'autres visages de &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2009/01/le-visage-des-qubcois-2.html"&gt;Québécois&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1309572451044894921?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1309572451044894921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1309572451044894921' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1309572451044894921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1309572451044894921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/02/le-visage-des-quebecois-3.html' title='Le visage des Québécois (3)'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SaM7eQVTT8I/AAAAAAAABnA/k9l14P_VMGg/s72-c/Canayens-B04.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6548791029528945272</id><published>2009-02-16T20:02:00.011-05:00</published><updated>2009-02-17T07:17:31.202-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dévots'/><title type='text'>Malédiction jusqu'à quarantième génération</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SZoT0Jxr7zI/AAAAAAAABmg/j2-MgTQAEBI/s1600-h/ParcGatineau-081107-040-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SZoT0Jxr7zI/AAAAAAAABmg/j2-MgTQAEBI/s320/ParcGatineau-081107-040-r3.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret"id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303573297880624946" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Les castors auraient-ils du sang européen?&lt;br /&gt;
Photo: Renaud Bouret&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Conversation entendue sur les ondes de Radio France international, le 9 février 2009, à propos de la déforestation en Amazonie. L'expert décrit l'étendue du désastre. On approche du point de non retour. Les zones boisées seront bientôt trop restreintes pour permettre à la forêt tropicale de survivre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La journaliste s'empresse de préciser : « Oui, mais il faut avouer qu'en Europe, nous sommes mal placés pour donner des leçons là-dessus. » La journaliste doit faire référence au grand défrichement des débuts du deuxième millénaire. Faut-il en avoir, de la mémoire!
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Sur le moindre sujet et à tout bout de champ, il faut qu'un Européen batte sa coulpe et endosse les péchés commis par ses obscurs ancêtres. Mille ans se sont écoulés depuis la faute, mais il n'y a pas de prescription pour les Européens. Ils offriront bientôt de dédommager les barbares victimes de l'empire romain.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ce qui est le plus étrange, c'est que l'Europe est, depuis plus d'un siècle, la championne du reboisement. La France, a cet égard, possède une politique de gestion des forêts exemplaire.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Faut-il vraiment en vouloir aux Européens du Moyen Âge, eux qui plaçaient le rêve de poule-au-pot au-dessus des croisades écologiques, d'avoir défriché les meilleures terres arables? D'ailleurs, s'ils ne l'avaient pas fait, Radio France international existerait-elle aujourd'hui?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mais aujourd'hui, la forêt, comme tout objet de nature – la terre, les plantes sauvages, les animaux et les peuples restés dans l'innocence première – est sacrée. L'homme dont le lointain aïeul a osé abattre la cognée sacrilège se doit d'endosser la faute et de faire pénitence, même si quarante générations se sont écoulées depuis. L'absolution est à ce prix. Après quoi, le brave Européen du XXIe siècle sera pardonné, et il pourra rouler, l'âme toute propre, jusqu'au temple de son hypermarché favori.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6548791029528945272?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6548791029528945272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6548791029528945272' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6548791029528945272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6548791029528945272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/02/malediction-jusqua-la-vingt-cinquieme.html' title='Malédiction jusqu&apos;à quarantième génération'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SZoT0Jxr7zI/AAAAAAAABmg/j2-MgTQAEBI/s72-c/ParcGatineau-081107-040-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7047473671967233545</id><published>2009-02-07T14:23:00.003-05:00</published><updated>2009-02-07T14:38:25.323-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Du temps où les animaux n'étaient pas des hommes</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SY3gCJqwjrI/AAAAAAAABmQ/O4u8DwhAHQY/s1600-h/Carthage-1980-Antonin-01-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 250px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SY3gCJqwjrI/AAAAAAAABmQ/O4u8DwhAHQY/s320/Carthage-1980-Antonin-01-r2.jpg" border="0" alt="" title="Les Thermes d'Antonin à Carthage Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300138664044564146" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Les Thermes d'Antonin à Carthage. Noël 1980&lt;br /&gt;
Photo : Renaud Bouret
&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
On ne peut à la fois vivre sa vie et en être l'observateur impartial. Avec le recul, certaines façons de voir les choses, certains actes de notre passé nous paraissent crus et brutaux. Mais il est bien commode de se retrouver assis dans le fauteuil du juge satisfait, n'ayant pour seul souci que d'hésiter entre une légitime condamnation et une généreuse absolution.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quand j'étais enfant, il était normal pour mes petits congénères et moi-même de nous montrer sans pitié envers les animaux. Oh, ce n'est pas que les choses aient beaucoup changé aujourd'hui — les poules et les veaux dans leur cage, les agneaux et les jeunes dromadaires qui attendent d'être rituellement égorgés le confirmeront — mais, officiellement, on leur doit le respect. Il est même illégal de les maltraiter, quoiqu'on ait toujours le droit de les manger. Faute d'honorer Dieu, en qui on ne croit plus, on s'est mis à honorer son œuvre. Un excellent alibi pour l'homme qui cherche à manifester ostensiblement son humanité.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Autrefois, les parents n'avaient pas le loisir de surveiller sans cesse le monde des enfants. Ils se contentaient de craindre, pour leur progéniture, les maladies, les accidents et les mauvaises fréquentations. Quand la sécurité était assurée, c'était déjà un soulagement. Il y avait, à l'époque, beaucoup trop d'enfants et pas assez de parents pour qu'il en soit autrement.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les enfants possédaient donc leur propre monde, avec ses lois, ses coutumes, ses légendes et son savoir-faire ancestral. Les plus petits subissaient l'influence des plus grands, et parfois leur autorité, mais rarement leur violence. Car, dès qu'un grand abusait de sa force, tout adulte, qu'il soit parent ou étranger, avait le droit et le devoir d'intervenir.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il était normal, en ce temps-là, dans notre coin de pays, de maltraiter les animaux. Du moins pour les enfants, puisque les adultes considéraient le monde des bêtes comme un simple décor. Pour nos parents, seuls les animaux dotés d'un légitime propriétaire existaient vraiment : les chiens baptisés, les canaris en cage, les chevaux de course, les vers à soie, et jusqu'aux poissons rouges des bassins extérieurs et aux tortues enfermées dans une plate-bande. Le reste ne comptait pas. Le reste était abandonné à la tyrannie des enfants.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les animaux sans maîtres étaient soumis à trois types de destin. La captivité, pour l'amusement des geôliers, était réservée aux petites bêtes : grenouilles, escargots, lombrics, scarabées à corne ou criquets migrateurs. Cela se terminait parfois par des mutilations ou par la mort, peine à laquelle étaient aussi condamnés, inévitablement, les animaux dits nuisibles : moustiques, mouches, scorpions. Les plus grosses bêtes étaient souvent chassées à coups de pierre : chats errants, chiens galeux ou rats des haies.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Avant d'énumérer quelques-uns des mauvais traitements prodigués aux animaux, il nous faut rappeler que notre société, à l'époque, avait bien d'autres chats à fouetter que de penser au bien-être de nos frères inférieurs. Les gens modestes rêvaient aux dimanches ou aux congés fériés, ces jours où l'on mangeait enfin de la viande. Les pauvres se contentaient de manger tout court, et se réjouissaient quand leur récolte quotidienne de pain rassis les mettait à l'abri de la faim jusqu'au lendemain. Même les familles réputées à l'aise vivaient dans l'angoisse, celle de voir leurs enfants enlevés par la méningite ou mutilés par la polio. Dans ces conditions, qui se souciait des petits arracheurs de pattes de sauterelles?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Car on les arrachait, une par une, les pattes de ces demoiselles, qui finissaient par ressembler aux sveltes syngnathes des Ports puniques, presque indécentes. On les déshabillait, patiemment, quand les brûlantes après-midi d'été ne cessaient plus de s'éterniser. Et jusqu'à sept ans, l'âge de raison, on écrasait systématiquement les scarabées noirs qui ne s'enfuyaient pas assez vite. Plus grand, on se contentait de suivre leurs traces d'autochenille sur le sable, quitte à piquer sur l'ennemi surpris dans sa retraite et à l'enterrer sous une dune, ce qui restait cette fois sans conséquence. Les escargots qui traînaient sur la route devaient faire attention à leur fragile blindage. Les vers de terre rendaient souvent leur dernier soupir dans un bocal rempli d'eau. Quelques crapauds, qui commettaient la faute de se mêler à un jeu d'explorateurs de brousse, se retrouvaient attachés à des poteaux de torture improvisés, quand ils n'étaient pas ficelés au dessus d'un fascinant feu de branchettes, à l'aide de brins de raphias arrachés à un vieux tutu. Ne parlons pas des mouches incarcérées dans leurs cages artisanales : le plafond et le plancher étaient constitués de deux rondelles de liège, taillées dans le bouchon d'une bouteille de vin, sur le pourtour desquelles on piquait une série d'épingles, solidement enfoncées. Un de ces barreaux pouvait être relevé, en guise de porte. La cage était parfois suspendue à une poignée de fenêtre, sous le regard conquérant des Louis XI en culottes courtes. Il était rare qu'on relâche les mouches. Elles devaient expirer dans leur prison, quand on les avait oubliées. D'ailleurs, les adultes ne se privaient pas de les massacrer, avec leurs redoutables &lt;i&gt;chasse-mouches&lt;/i&gt; règlementaires, surtout lorsqu'elles approchaient de la cuisine ou de la chambre du bébé.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Chaque quartier de banlieue abritait ses chats à demi sauvages. Les bambins s'amusaient à leur faire peur, en tapant du pied tout en poussant leur cri de guerre, un « pssshiiiit! » réputé épouvantable. C'est quand même quelque chose, de pouvoir terroriser un être vivant, quand on vit soi-même dans la hantise perpétuelle de la punition. Nos grands frères se montraient plus audacieux, eux qui canardaient les chats avec des cailloux, et qui manquaient généralement leur cible.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Toutes ces bestioles ennemies avaient le don d'ubiquité. Le matin, les autorités familiales avaient exterminé la souris qui nichait sous le clavier du piano de grand-mère. Puis, l'après-midi, une souris se faufilait sous la porte de la cuisine et l'on s'exclamait : la souris est ici! Car il n'y avait pas une souris X, une souris Y ou une souris Z. Il y avait &lt;u&gt;la&lt;/u&gt; souris. Contrairement aux hommes, constitués de différents individus facilement identifiables, chaque espèce animale formait une race homogène. Quand un chat noir avait commis un crime, il était tout à fait normal de canarder le premier chat blanc rencontré et de se dire, satisfait, « j'ai châtié le chat ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dans le pays, les seuls enfants qui s'opposaient à ces traitements inhumains envers la gent animale appartenaient à une famille d'étrangers, que l'on appelait « les Français », quoiqu'ils fussent nés au Sénégal. Comme leurs parents, biologistes ou géologues, ces nouveaux venus nous apportaient un message différent de celui de la tradition enfantine reconnue : « Pourquoi faire du mal à ces petites bêtes, qui ne nous ont rien fait. » Si la logique de ce raisonnement nous échappait, cela avait au moins le mérite de relativiser notre façon d'envisager le monde des animaux. Tout en restant convaincus de la justesse de notre point de vue, nous découvrions que celui-ci ne faisait pas l'unanimité sur la terre.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les bien-pensants d'aujourd'hui frémiront d'horreur en lisant ces lignes. Mais ont-ils jamais été témoins de l'enlèvement d'un poussin, quand un coin de grillage s'est décloué dans la clôture du poulailler, et que l'attention de la mère poule s'est relâchée. Cette tendre boule de duvet jaune, éclose après trois semaines de patience maternelle et caressée tous les jours par le petit maître, ce mignon petit être palpitant de vie demeure sous la menace constante du chat errant. Le félin sanguinaire aura fini par massacrer la moitié de la couvée avant qu'elle ne soit assez grande pour échapper à ses griffes acérées. Sus au chat! À la guerre comme à la guerre! On y pleure ses soldats tout en étant soulagé de voir tomber ceux de l'ennemi. Les choses n'ont guère changé dans ce domaine.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il m'est arrivé, un jour d'oisiveté, de poursuivre un matou jusqu'au fond d'un terrain vague, en bondissant lestement par-dessus les murets, et de coincer la bête entre le mur d'enceinte et un massif de cyprès. Et ma main qui saisit une grosse pierre et la lance, gauchement, presque à regret, mais il est déjà trop tard. Et le chat qui la reçoit sur le flanc, en grimaçant, sans être vraiment blessé, et qui se retourne, furieux, contre moi, toutes griffes dehors, et qui n'a d'autre ressource, pour s'échapper, que de me sauter au visage. Et cette lourde pierre grise, usée, arrondie, qui gît, inerte, sur une touffe d'avoine séchée, cette pierre muette rescapée des ruines de Carthage. Et ce ciel plombé, réprobateur, insolite, comme si le temps était soudain suspendu. Pour la première fois, un chat soutenait mon regard, et je lisais dans ses yeux un pesant reproche. Ce fut ma dernière victime. Je venais de quitter l'enfance.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On ne naît pas homme, on le devient, avec le temps et le secours des autres hommes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mon oncle me raconta un jour comment, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, son navire avait rencontré un sous-marin allemand, au large de Gibraltar. Le vent de la guerre avait déjà tourné en faveur des Alliés, et la partie devenait inégale. Mais les Allemands se battaient bravement et pouvaient encore faire des ravages parmi nos troupes. Enfin, une torpille française atteignit sa cible. Les débris du sous-marin et de l'équipage remontèrent lentement à la surface. Quelle joie pour les marins français que d'avoir réussi leur coup, surtout après ces moments d'indécision et d'angoisse. On poussa des hourras, on se congratula, on s'embrassa. Et pourtant, me confia mon oncle soixante ans après la bataille, nous avions enlevé la vie à une bande de jeunes gens, des jeunes garçons comme nous, coulés, noyés sans un adieu à leurs parents ou à leur femme.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On ne peut à la fois vivre sa vie et en être l'observateur impartial. Et il est trop facile, dans le confort d'aujourd'hui, de juger les hommes d'autrefois.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7047473671967233545?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7047473671967233545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7047473671967233545' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7047473671967233545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7047473671967233545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/02/du-temps-ou-les-animaux-netaient-pas.html' title='Du temps où les animaux n&apos;étaient pas des hommes'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SY3gCJqwjrI/AAAAAAAABmQ/O4u8DwhAHQY/s72-c/Carthage-1980-Antonin-01-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5294181776758778634</id><published>2009-02-01T21:21:00.017-05:00</published><updated>2009-02-02T07:24:16.193-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chanson'/><title type='text'>Sur les bords de l'Yser</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Ce matin, en allumant le poêle à bois, une vieille chanson sur Napoléon trotte dans ma tête : « C'était un soir sur les bords de l'Yser… »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Impossible de trouver les paroles exactes sur Internet. Il semble que cette chanson soit belge et que Napoléon soit en fait le roi Albert. Après tout, si &lt;i&gt;faction&lt;/i&gt; rime avec &lt;i&gt;Napoléon&lt;/i&gt;, il faut reconnaître qu'&lt;i&gt;Albert&lt;/i&gt; rime avec &lt;i&gt;militaire&lt;/i&gt; et encore plus avec &lt;i&gt;Yser&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
C'est le genre de chanson que nous chantions autrefois, lors des longues sorties en auto aux quatre coins de la Tunisie, après &lt;i&gt;Napoléon avait cinq-cents soldats&lt;/i&gt; et avant le pot-pourri de la &lt;i&gt;Romance à ma façon&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Puis on a installé la radio dans les autos : au lieu de chanter en chœur, on s'est mis à écouter en chœur. Puis on a inventé le baladeur : maintenant on écoute tout seul. Dans un proche avenir, on pourra même utiliser des robots pour écouter les chansons à notre place et, pourquoi pas, faire le tour de la Tunisie sans nous.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Mais désormais, la chanson &lt;i&gt;Sur les bords de l'Yser&lt;/i&gt; n'est plus introuvable, puisqu'en voici les paroles et la musique.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://ramou.net/mus/SurLesBordsDeLYser.mid"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/5866/4457/320/420874/HautParleur-02.gif" border="0" alt="Écouter le fichier midi" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
SUR LES BORDS DE L'YSER

   |A        D               |A
C'était un soir sur les bords de l'Y-ser 
            |A                     |E7
Un brave sol-dat se trouvait en fac-tion 
             |A         D          |A
Vinrent à pas-ser trois jeunes mili-taires 
         |E7     B7         |E7
Parmi les-quels était Napolé-on.
            |E7               |A
    Qui vive là? Cria la senti-nelle 
            |E7                  |A
    Qui vive là? Vous ne passerez pas 
               |A       E7           |E7
    Si vous pas-sez craignez ma baïon-nette 
           |E7                   |A
    Retirez-vous vous ne passerez pas
      D     |E7                   |A
    Re-tirez-vous vous ne passerez pas! Halte-là!
     

Napoléon en fouillant dans sa poche
Tiens lui dit-il et laisse nous passer
Non répondit la brave sentinelle
L'argent n'est rien pour un soldat français
    Dans mon pays j'ai cultivé la terre 
    Dans mon pays j'ai gardé les brebis 
    Et maintenant que je suis militaire 
    Je resterai fidèle à mon pays
    Retirez-vous vous ne passerez pas! Halte-là!

Napoléon dit à ses camarades
Fusillons-le c'est un mauvais sujet
Fusillons-le à la lueur des astres
Fusillons-le et nous pourrons passer. 
    Fusillez-moi lui dit la sentinelle 
    Fusillez-moi vous ne passerez pas 
    Si vous passez craignez ma baïonnette 
    Retirez-vous vous ne passerez pas
    Retirez-vous vous ne passerez pas! Halte-là!

Le lendemain au grand conseil de guerre
Napoléon lui demanda son nom
Tiens lui dit-il voici la croix de guerre
La croix de guerre et la décoration.
    Que va-t-elle dire ma bonne et tendre mère 
    Que va-t-elle dire en me voyant si beau 
    La croix de guerre est à ma boutonnière 
    Pour avoir dit vous ne passerez pas
    Retirez-vous vous ne passerez pas! Halte-là!
&lt;/pre&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5294181776758778634?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5294181776758778634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5294181776758778634' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5294181776758778634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5294181776758778634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/02/sur-les-bords-de-lyser.html' title='Sur les bords de l&apos;Yser'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7073514951965070458</id><published>2009-01-25T10:23:00.000-05:00</published><updated>2009-01-25T18:56:25.120-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>La fontaine des amours</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxm_fKXoI/AAAAAAAABEg/WMXBsrhUimw/s1600-h/ThreeCoins-003.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxm_fKXoI/AAAAAAAABEg/WMXBsrhUimw/s320/ThreeCoins-003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231055881881935490" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;La sensuelle Maria&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
Ce film de Jean Negulesco (1954) illustre de façon éloquente trois des thèmes dominants du cinéma hollywoodien.
&lt;li&gt;1. Le bien et le mal proviennent de l'individu et non de la société. Supprimons le méchant et les problèmes se règlent. Avec un peu de volonté, le héros peut toujours trouver le bonheur ou faire le bonheur des autres.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2. Les spectateurs sont des gens modestes qui aspirent au confort matériel. Leurs héros proviennent donc d'un milieu d'honnêtes et courageux travailleurs, et se dirigent vers des professions ou des mariages qui leur apporteront le luxe tant convoité.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;3. Il existe trois sortes de femmes : la vierge, la putain et la mère.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxjQFkFiI/AAAAAAAABEU/9e-IIytcmzY/s1600-h/ThreeCoins-002.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxjQFkFiI/AAAAAAAABEU/9e-IIytcmzY/s320/ThreeCoins-002.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231055817618495010" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;L'innocente Anita&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dans la scène finale, au bord de la fontaine de Trevi, les trois femmes retrouvent leurs amants respectifs. Mais les embrassades soulignent la différence fondamentale entre les trois personnages. Maria Williams (la « putain ») pose un baiser passionné sur la bouche de Giorgio. Ne s'est-elle pas déjà donnée à lui dans son humble appartement, après que nous l'ayons quittée, allongée sur le lit? Anita (la « vierge ») se blottit dans les bras de son prince, séducteur repenti qui saura attendre le mariage avant de la posséder. Miss Frances (la « mère »), se contente de donner le bras à l'écrivain qu'elle aimait secrètement depuis quinze ans, car elle est retombée à l'âge des amours platoniques. Elle peut se vanter, cette vieille fille en puissance, d'avoir sauvé le mariage de ses deux compagnes, grâce à sa « maternelle » intervention.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxe6NymlI/AAAAAAAABEM/9aRXK4TeRVo/s1600-h/ThreeCoins-001.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxe6NymlI/AAAAAAAABEM/9aRXK4TeRVo/s320/ThreeCoins-001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231055743027944018" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;La maternelle Frances&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Toutes trois avaient quelques points en commun: elles partageaient une luxueuse villa, malgré leurs salaires plus que modestes; elles aspiraient au but suprême de la vie d'une femme, c'est à dire à un mariage qui leur assurera une position sociale et un niveau de vie confortables; elles ont forgé leur propre destin en n'hésitant pas, le moment venu, à prendre d'audacieuses initiatives personnelles; ce sont des &lt;i&gt;self made women&lt;/i&gt; bien Américaines.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7073514951965070458?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7073514951965070458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7073514951965070458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7073514951965070458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7073514951965070458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/01/la-fontaine-des-amours.html' title='La fontaine des amours'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJhxm_fKXoI/AAAAAAAABEg/WMXBsrhUimw/s72-c/ThreeCoins-003.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7192906406887023353</id><published>2009-01-18T18:59:00.021-05:00</published><updated>2009-02-07T14:45:45.612-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='insolite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carnet de bord'/><title type='text'>Conseils pour la saison des grands froids</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SXPC1FjS0LI/AAAAAAAABlI/71HUxVQDyFg/s1600-h/ChapeauTropGrand.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 274px; height: 179px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SXPC1FjS0LI/AAAAAAAABlI/71HUxVQDyFg/s320/ChapeauTropGrand.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5292788204369531058" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
Il y a deux ou trois mois, avant les grands froids, j’ai proposé à ma prof de japonais de lui réparer une crevaison sur sa bicyclette presque neuve. En défaisant le pneu, nous avons constaté que le fabricant (étranger, ça va de soi) avait utilisé des chambres à air de 68 cm de diamètre pour des roues de 60 cm de diamètre. L’ouvrier avait donc dû plier la chambre à air en accordéon, près de la valve : chronique d'une crevaison annoncée. Pourquoi avoir utilisé un matériel de la mauvaise dimension, sachant que le client allait tôt ou tard payer les pots cassés? Peut-être parce que le fabricant (non-canadien, évidemment) avait mis la main sur un lot considérable de surplus de l’armée de libération, à très bon marché. Voilà sans doute l’explication de la pandémie mondiale de crevaisons dont furent victime, l’automne dernier, des dizaines de milliers de vélos achetés au printemps précédent.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ce matin, il fait moins trente-sept degrés, et ça va durer plusieurs jours. On n’en croit pas le thermomètre. Les bonnes âmes s’empressent de nous rappeler un bon conseil : « Ne sortez pas sans vous couvrir, on perd 80% de sa chaleur par la tête ». Ce principe de gros bon sens, qui fait presque force de loi, m’a remis en mémoire l’incident de la chambre à air.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Je puis en effet certifier, par expérience, qu’une roue crevée perd 100% de son air par le trou. J’en déduis que, lorsqu’il fait moins trente-sept, la chaleur sortira du corps par le trou le plus proche. Il ne faut donc pas non plus sortir pieds-nus ou le ventre à l’air, même si on a enfilé une bonne tuque sur la tête.
&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;La version de la prof de japonais&lt;/h4&gt;
&lt;p class="ja" lang="ja-jp"&gt;
毎年春から秋にかけて私の主な交通手段は自転車になる。仕事に行くのも、友達に会いに行くのも、買い物に行くのも、大体ほとんどを自転車に乗って出かけている。
バスと違って待ち時間も無いし、渋滞も関係無い。運動も出来て、お金の節約できるから良いことだらけ。去年は約7ヶ月間、ほぼ毎日自転に乗るという生活をしていた。
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Chaque année, du printemps à l'automne, je me déplace principalement en bicyclette. Que ce soit pour aller au travail, pour faire des courses ou pour rendre visite aux amis, c'est presque toujours le vélo qui me sert de véhicule. Contrairement à l'autobus, je n'ai pas à attendre, j'évite les embouteillages, je fais de l'exercice, j'économise de l'argent, bref, je n'y trouve que des avantages. L'année passée, pendant sept mois, j'ai circulé à vélo tous les jours de ma modeste vie.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SXPE3kg6rbI/AAAAAAAABlQ/ZpRaObJf9aU/s1600-h/ParcGatineau-090117-007-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SXPE3kg6rbI/AAAAAAAABlQ/ZpRaObJf9aU/s320/ParcGatineau-090117-007-x2.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5292790446064053682" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Ce chat aux allures de samouraï, qui se tient devant le hangar à vélo de la prof de japonais, ne semble pas se soucier de la température sibérienne.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class="ja" lang="ja-jp"&gt;
ただ、それだけ自転車に乗ると、それなりに予期せぬ出来事も起こるというもの。
去年は、前輪と後輪両方を含めて、5回タイヤがパンクするという事態に遭遇してしまった。
7ヶ月の間に5回のパンク。
平均すると1ヶ月に1回はパンクした事になる。パンクする度に自転車屋へ行き、チューブを取り替えてもらっていた。1回や2回位なら良いけれど、これが3回以上になってくると自分でなんとかしたいと思い始めた。パンクする度に＄１０も取られるなら、自分でやったほうが断然安上がりだし・・・・。そう考えていた時に5回目のパンク。じゃあ、これを機会に自分でチューブ交換が出来るようになろうと思って、私のフランス語の先生、レナちゃんに聞いてみた。物知りのレナちゃんなので、自転車の大きさにあったチューブの調べ方、チューブを買う時に注意すること、そしてpneu crevéとかla chambre à airなどの新しい語彙まで教えてくれた。
&lt;/p&gt;
&lt;p class="ja" lang="ja-jp"&gt;
とりあえず、レナちゃんが教えてくれたサイズのチューブをカナディアンタイヤで購入。
家に戻ってレナちゃんに電話すると、すぐに来てくれてさっそくやり方を教えてくれた。最初、タイヤをはずすのに手こずったけれど、それが終わると後は思った以上に簡単だった。
こんなことなら最初から自分でやればよかったと、ちょっと後悔・・・・。
&lt;/p&gt;
&lt;p class="ja" lang="ja-jp"&gt;
でもこれで一応やり方もわかったし、今年はパンクしてもとりあえず自分で何とかできるはず。
ただ一度しかチューブ交換してないので（しかもほとんどレナちゃんがやってくれた）、どれだけしっかりと覚えているかはちょっと疑問。まあ、でもなんとかなるでしょう。
だめだったら、またレナちゃんに聞いてみようと企んでいる他力本願な私でした。
&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;
&lt;span style="float:left; " &gt;
&lt;img src="http://bp2.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/RrC3fAUId2I/AAAAAAAAAVI/dAfaDe5Rg5k/s320/imMontrer.gif" style="border:none; cursor:help; " onclick="document.getElementById('divcplsdg').style.display='inline'" alt="" title="Afficher les détails" /&gt; &amp;#160; 
&lt;img src="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/RrC3kQUId3I/AAAAAAAAAVQ/pPlAWbIduSI/s320/imCacher.gif" style="border:none; cursor:hand; " onclick="document.getElementById('divcplsdg').style.display='none'" alt="" title="Cacher les détails" /&gt;
&lt;/span&gt;
Vocabulaire japonais
&lt;/h4&gt;
&lt;div id="divcplsdg" style="display:none; clear:left;" &gt;
&lt;p&gt;
1. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;毎 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;マイ, バイ . つね-に&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;chaque&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;年 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ネン . とし&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;année&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;春 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュン . はる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;printemps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
4. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;秋 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュウ . あき, とき&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;automne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;私 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シ . わたくし&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;personnel, privé, moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
6. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;主 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュ, ス . ぬし, おも, あるじ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;maître, principal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
7. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;交通 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;こうつう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;circulation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
8. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;手段 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;しゅだん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;moyen, mesures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
9. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;自転車 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;じてんしゃ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;bicyclette&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
10. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;仕事 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;しごと&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;travail, emploi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
11. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;行 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;コウ, ギョウ, アン . い-く, ゆ-く, おこな-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;aller, emmener, ligne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
12. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;友 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ユウ . とも&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;ami&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
13. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;達 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タツ, ダチ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;atteindre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
14. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;会 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カイ, エ . あ-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;voir, revoir, société, se conformer, convenir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
15. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;買 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;バイ . か-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;acheter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
16. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;物 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ブツ, モツ, モチ . もの&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;chose, objet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
17. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;大 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ダイ, ダ, タイ, タ . おお, おお-きい-いに&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;grand, gros&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
18. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;体 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タイ, テイ . からだ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;corps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
19. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;乗 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ジョウ, ショウ . の-る-せる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;monter (dans un véhicule), conduire, se joindre à&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
20. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;出 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュツ, スイ . で-る, だ-す&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;sortir, avancer, présenter, apparaître&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
21. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;違 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;イ . ちが-う-える&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;se tromper, être différent, différer, changer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
22. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;待 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タイ . ま-つ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;attendre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
23. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;時間 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;じかん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;heure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
24. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;無 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ム, ブ . な-い&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;ne pas, sans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
25. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;渋滞 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;じゅうたい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;embouteillage (circulation), blocage, stagnation, délai, retardement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
26. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;関係 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;かんけい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;rapport, liaison, à cause de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
27. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;運動 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;うんどう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;activité, exercice, mouvement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
28. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;来 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ライ . く-る, きた-る-す&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;venir, le suivant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
29. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;金 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キン, コン . かね, かな&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;or, argent, métal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
30. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;節約 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;せつやく&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;économie, épargne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
31. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;良 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;リョウ . よ-い&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;bon, excellent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
32. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;去年 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;きょねん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;l'année dernière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
33. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;約 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ヤク&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;environ, promettre, réduire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
34. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;月 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ゲツ, ガツ . つき&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;lune, mois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
35. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;間 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カン, ケン . あいだ, ま&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;intervalle, espace, pièce, durée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
36. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;日 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ニチ, ジツ . ひ, か&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;soleil, jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
37. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;自 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ジ, シ . みずか-ら, おの-ずから, よ-り&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;soi-même&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
38. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;転 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;テン . ころ-がる-げる-がす-ぶ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;renverser, rouler, s'enrouler, tomber&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
39. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;生 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;セイ, ショウ . い-きる-かす-ける, う-まれる-む, お-う, は-える-やす, き, なま&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;vie, engendrer, naître&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
40. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;活 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カツ . い-きる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
41. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;予 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ヨ . われ, あらかじめ, あた-える&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;d'avance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
42. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;期 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キ, ゴ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;période, époque&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
43. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;出来事 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;できごと&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;évènement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
44. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;起 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キ . お-きる-こる-こす&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;se lever, soulever, redresser, survenir, commencer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
45. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;前 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ゼン, セン . まえ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;avant, devant, en face, précédent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
46. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;輪 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;リン . わ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;roue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
47. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;後 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ゴ, ゴウ . のち, うし-ろ, あと, おく-れる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;après, derrière, arrière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
48. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;両方 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;りょうほう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;tous les deux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
49. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;含 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ガン . ふく-む-める&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;contenir, renfermer, être inclus dans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
50. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;回 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カイ, エ . まわ-る-す&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;tourner, tournoyer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
51. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;事 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ジ, ズ . こと&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;fait, affaire, chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
52. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;態 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タイ . さま, すがた&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;condition, état, attitude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
53. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;遭 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ソウ . あ-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;rencontrer, subir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
54. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;遇 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;グウ, グ . あ-う, たまたま&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;rencontre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
55. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;平 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ヘイ, ビョウ, ヒョウ . たい-ら, ひら&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;plat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
56. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;均 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キン . ひと-しい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;être égal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
57. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;度 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ド, ト, タク . たび, のり, はか-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;degré, fois, occasion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
58. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;屋 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;オク . &lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;maison, boutique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
59. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;取 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュ . と-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;prendre, tenir, saisir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
60. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;替 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タイ, テイ . か-える-わる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;échanger, changer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
61. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;位 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;イ . くらい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;classe, rang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
62. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;以上 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;いじょう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;plus de, puisque, ci-dessus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
63. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;分 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;フン, ブン, ブ . わ-ける-かれる-かる-かつ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;part, portion, diviser, comprendre, connaître&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
64. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;思 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シ . おも-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;penser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
65. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;始 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シ . はじ-める-まる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;commencer, début, départ&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
66. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;断 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ダン, たーつ . ことわ-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;décision, refuser, avertir, couper&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
67. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;然 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ゼン, ネン . しか-り&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;corriger, cependant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
68. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;安 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;アン . やす-い&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;paix, calme, bon marché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
69. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;上 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ジョウ, ショウ . うえ, うわ, かみ, あ-げる-がる, のぼ-る-せる-す&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;haut, dessus, soulever, mettre de l'avant, monter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
70. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;考 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;コウ . かんが-える&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;penser, réfléchir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
71. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;時 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ジ . とき&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;heure, temps, moment&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
72. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;目 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;モク, ボク . め, ま&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;œil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
73. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;機会 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;きかい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;chance, occasion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
74. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;交換 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;こうかん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;échange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
75. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;語 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ゴ, ギョ . かた-る-らう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;mot, langage, parole, raconter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
76. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;先生 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;せんせい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;professeur, maître&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
77. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;聞 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ブン, モン . き-く-こえる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;entendre, demander&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
78. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;知 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;チ . し-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;savoir, apprendre, informer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
79. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;調 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;チョウ . しら-べる, ととの-う-える&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;enquêter, examiner, préparer, organiser, arranger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
80. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;方 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ホウ . かた&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;direction, côté, manière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
81. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;注意 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ちゅうい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;avertissement, attention (faire attention), prudence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
82. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;新 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シン . あたら-しい, あら-た, にい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;neuf, nouveau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
83. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;教 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キョウ . おし-える, おそ-わる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;enseigner, instruire, indiquer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
84. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;購入 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;こうにゅう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;achat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
85. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;家 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カ, ケ . いえ, や&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;maison, foyer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
86. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;戻 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;レイ . もど-す-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
87. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;電話 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;でんわ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;téléphone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
88. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;最初 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;さいしょ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;(a-no) début, commencement, premier (-ni, -no)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
89. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;手 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュ, ズ . て, た&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;main&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
90. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;終 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;シュウ, シュ . お-わる-える, つい-に&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;fin, finir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
91. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;簡単 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;かんたん(な)&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;simplicité, commodité, brièveté, simple&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
92. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;後悔 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;こうかい&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;regret, remords, repentir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
93. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;一応 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;いちおう&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;en tout cas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
94. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;今 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キン, コン . いま&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;maintenant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
95. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;何 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カ . なに, なん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;quoi, combien, quelque chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
96. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;一度 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;いちど&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;un fois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
97. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;覚 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;カク, コウ . おぼ-える, さ-ます-める, さと-る&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;se rappeler, comprendre, sentir, se réveiller, éveillé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
98. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;疑問 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ぎもん&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;question, problème, doute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
99. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;企 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;キ . くわだ-てる&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;dessein, intention, projeter de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
100. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;他 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;タ . ほか&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;autre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
101. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;力 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;リョク, リキ . ちから&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;force&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
102. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;本 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ホン . もと&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;livre, source, origine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
103. &lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;願 &lt;/span&gt;&lt;span class="ka"&gt;ガン, ゲン . ねが-う&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;demander, souhaiter, désirer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://cegep.net/nihon/kanji/jpHiragana.htm"&gt;Table des alphabets kana&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7192906406887023353?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7192906406887023353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7192906406887023353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7192906406887023353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7192906406887023353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/01/conseils-pour-la-saison-des-grands.html' title='Conseils pour la saison des grands froids'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SXPC1FjS0LI/AAAAAAAABlI/71HUxVQDyFg/s72-c/ChapeauTropGrand.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-452677910206557851</id><published>2009-01-11T18:48:00.005-05:00</published><updated>2009-05-25T10:24:37.940-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='portraits'/><title type='text'>La fumeuse de l'autobus</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Sa place favorite, dans l'autobus, est la banquette transversale adossée à la cabine du chauffeur. &lt;i&gt;Ses&lt;/i&gt; places devrait-on plutôt dire, car elle occupe trois quarts de siège pour son sac et un siège et quart pour son postérieur. L'autobus est bondé, tous les matins, mais ses congénères n'osent pas faire valoir leurs droits, ils préfèrent souffrir debout, en silence. Un automobiliste ne cèdera jamais le passage à un confrère qui n'a pas la priorité, question de principe : pas de cadeau entre chauffeurs de boîtes de conserve. Mais le passager d'autobus appartient à une autre espèce. L'automobiliste est coq, le passager est marmotte. L'un est toujours prêt à monter sur ses grands ergots, l'autre se réfugie dans son terrier à la moindre alerte.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Lundi, elle occupe ses deux places dans l'autobus. Le troupeau de siffleux s'est résigné à faire le trajet sur ses pattes, cramponné aux poignées de sécurité. D'ailleurs, il existe une hiérarchie bien établie au sein des passagers. Les premiers embarqués, ceux qui habitent le plus loin en banlieue, ont des droits acquis. Ils trônent fièrement sur leurs banquettes comme la Marquise de Sévigné sur son fauteuil Louis XIV. Les autres, ceux qui grimpent à bord lorsque toutes les places sont déjà prises, sont des manants, des péons. Ils le savent et font preuve de l'humilité naturelle rattachée à leur condition.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mardi, elle occupe deux places dans l'autobus. Le train-train habituel. Et la voici arrivée à destination. Elle ramasse son sac, qu'elle enfile sur sa large épaule, elle se dresse sur ses deux jambes et elle sourit béatement, comme Pavlov au son de la clochette. Une joie extraordinairement routinière l'attend, sans aucun doute. Elle dévale le marchepied d'un pas lourd et assuré, saute sur le trottoir, et se plante là, devant la portière ouverte, bloquant le passage. Les passagers qui la suivent se faufilent péniblement, sans un mot, sans un couinement, sans un sifflement. Le temps pour elle d'allumer sa cigarette et l'autobus est déjà reparti. Elle jouit de son bonheur sans bien s'en rendre compte, comme l'ivrogne qui regarde sa montre pour constater que minuit est passé, alors qu'il était seulement neuf heures, cinq minutes plus tôt.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Mercredi, la fumeuse occupe encore deux places dans l'autobus, avec son sac. Son sac, c'est plus qu'un marque-place, c'est presque une arme. À vrai dire, la fumeuse est comme ces conducteurs qui ignorent l'existence de leur rétroviseur. Quand elle pivote sur elle-même, la masse de son corps combinée à la formule d'Einstein transforme sa bandoulière en arme de destruction massive. Tout ce qui se trouve sur son orbite est balayé irrémédiablement, particulièrement les objets situés à la même altitude, soit, à peu de choses près, l'altitude d'un comptoir de bistrot. On ne compte plus les tasses de café bien frais emportées par la tornade. Elle les déquille les uns après les autres, tout en leur tournant royalement le dos. Si vous avez l'audace de la renseigner sur les dégâts, elle ne vous croit pas, ou du moins accuse-t-elle les victimes de négligence.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Jeudi, elle est heureuse, encore une fois. Elle a réussi à obtenir sa double place, sans compter la cigarette qui l'attend au bout du trajet. Car rien n'est jamais acquis dans la vie de l'aristocrate du transport en commun. Il suffirait que trois passagers déménagent en banlieue ou que deux automobilistes perdent leur permis de conduire pour que la hiérarchie de la basse-cour soit bouleversée. La vie du passager est pleine d'imprévu, comme la loterie nationale, ce qui la rend tout aussi passionnante.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Jeudi, elle occupe ses deux places dans l'autobus. Mais voilà-t'y pas qu'une petite vieille a embarqué avec le troupeau des péons, et qu'elle peine à s'accrocher à la main courante. A-t-on idée de se mêler au commun des mortels, en pleine heure de pointe, quand on est improductif? Mais le monde est ainsi fait : les Juifs ne voient pas les Palestiniens bombardés à Gaza, les Gazaouites ne s'émeuvent pas des Juifs massacrés à Bombay, et Madame de Sévigné n'aperçoit pas le paysan qui meurt de faim au bord du chemin. Pour la fumeuse, c'est simple: jusqu'à preuve du contraire, la petite vieille n'existe pas.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Seulement voilà. Un autre aristocrate de l'autobus, qui remplit à peine sa place vu sa maigreur maladive — et qui se mêle des affaires des autres — se porte à la rescousse de la pauvre vieille. Il apostrophe la jeune fumeuse et la prie poliment d'offrir à la grand-mère l'espace occupé par le sac redoutable. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
La fumeuse agrippe son sac, sans mot dire, et le pose sur ses genoux. Mais elle n'en pense pas moins : le bonhomme est d'autant plus généreux qu'il s'agit pour lui de faire cadeau du bien d'autrui. Car, si les aristocrates des transports en commun s'accordent pour mépriser les péons, ils se jalousent férocement.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Vendredi, elle occupe à nouveau deux places dans l'autobus. Pas de petite vieille. Pas de maigrichon moraliste et à moitié chauve. Les marmottes se pressent, debout, dans l'allée, aveugles, soumises. Bientôt l'heure de la cigarette, en bloquant la sortie. La vie est simple après tout. On a l'impression qu'elle va durer des siècles.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-452677910206557851?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/452677910206557851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=452677910206557851' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/452677910206557851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/452677910206557851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/01/la-fumeuse-de-lautobus.html' title='La fumeuse de l&apos;autobus'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3405851613428909117</id><published>2009-01-04T19:42:00.005-05:00</published><updated>2009-01-19T11:51:38.270-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Québécois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Le visage des Québécois (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoKUxlXbI/AAAAAAAABi8/J1UGS4HRf7w/s1600-h/Canayens-B05.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoKUxlXbI/AAAAAAAABi8/J1UGS4HRf7w/s320/Canayens-B05.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin de Renaud Bouret - 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279811033490611634" /&gt;&lt;/a&gt;
Québécois N°1.
&lt;p&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Le visage des Québécois des années 1970 et 1980&lt;br /&gt;
Dessin de Renaud Bouret&lt;br /&gt;
Couleurs de Rié Mochizuki&lt;br /&gt;
Décembre 2008&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Les Québécois des années 1970 n'ont pas le même visage que leurs parents. Ils n'ont pas le même visage que leurs enfants. Ils ne racontent ni le même vécu ni les mêmes aspirations. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
À vous de deviner ce qu'ils font dans leur vie…
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoOmgLP7I/AAAAAAAABjE/_6-5rXrPMiY/s1600-h/Canayens-B06.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 303px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoOmgLP7I/AAAAAAAABjE/_6-5rXrPMiY/s320/Canayens-B06.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin de Renaud Bouret - 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279811106968911794" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Québécois N°2.&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoSEDechI/AAAAAAAABjM/G0lO7lehjoA/s1600-h/Canayens-B07.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 303px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoSEDechI/AAAAAAAABjM/G0lO7lehjoA/s320/Canayens-B07.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin de Renaud Bouret - 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279811166441206290" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Québécois N°3.&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoVjNwxSI/AAAAAAAABjU/wX6u-p2eC3s/s1600-h/Canayens-B08.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 286px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoVjNwxSI/AAAAAAAABjU/wX6u-p2eC3s/s320/Canayens-B08.jpg" border="0" alt="" title="Le visage des Québécois - Dessin de Renaud Bouret - 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279811226345456930" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Québécois N°4.&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
Voir d'autres visages de &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/09/le-visage-des-qubcois.html"&gt;Québécois&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/10/le-visage-des-qubcoises.html"&gt;Québécoises&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3405851613428909117?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3405851613428909117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3405851613428909117' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3405851613428909117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3405851613428909117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2009/01/le-visage-des-qubcois-2.html' title='Le visage des Québécois (2)'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SUWoKUxlXbI/AAAAAAAABi8/J1UGS4HRf7w/s72-c/Canayens-B05.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5096103988742710867</id><published>2008-12-28T08:20:00.005-05:00</published><updated>2009-09-08T21:02:58.324-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Le sapin de Noël</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SVd9w0-JCLI/AAAAAAAABjk/XjMmM-hS0DM/s1600-h/Nicolet-0811-12-086-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SVd9w0-JCLI/AAAAAAAABjk/XjMmM-hS0DM/s320/Nicolet-0811-12-086-r3.jpg" border="0" alt="" title="Sapin de Noël en liberté (en réalité, c'est une épinette)" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5284830965549041842" /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
Les bonshommes de neige gonflés à l'hélium sont heureusement passés de mode. Pourquoi planter dans sa cour un bonhomme de neige en plastique, alors que la matière première ne manque guère pour fabriquer un bonhomme de neige authentique? C'est peut-être la main-d'œuvre qui fait défaut : nous manquons d'enfants, et surtout d'enfants qualifiés. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Il existe de nombreux sapins de Noëls, dont la qualité officielle se mesure au poids des décorations. Certains de ces soi-disant arbres de Noël sont même entièrement artificiels. Il ne faut pourtant pas aller bien loin pour apercevoir un beau sapin, tout décoré. Il suffit parfois de regarder par la fenêtre.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5096103988742710867?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5096103988742710867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5096103988742710867' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5096103988742710867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5096103988742710867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/12/le-sapin-de-nol.html' title='Le sapin de Noël'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SVd9w0-JCLI/AAAAAAAABjk/XjMmM-hS0DM/s72-c/Nicolet-0811-12-086-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-5610215204443760821</id><published>2008-12-21T14:34:00.001-05:00</published><updated>2008-12-21T19:48:23.916-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><title type='text'>Je vais prendre mon bain</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SU7g3BX7brI/AAAAAAAABjc/nlOWEwcC_WI/s1600-h/plaBain.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 316px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SU7g3BX7brI/AAAAAAAABjc/nlOWEwcC_WI/s320/plaBain.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282406648818396850" /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p&gt;
Pourquoi dit-on parfois « je vais prendre &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; bain » plutôt que « je vais prendre &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; bain »?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On nous expliquera que ce &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; ajoute une petite touche de familiarité ou d'affection, ce qui n'est pas une explication mais une simple description de la situation. Nous verrons pourtant, dans les deux dialogues suivants, que &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; ne sont pas interchangeables et qu'un usage inadéquat de l'un ou de l'autre choque immédiatement une oreille française.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Premier dialogue avec une Japonaise:&lt;br /&gt;
[1] &amp;#8212; Vas-tu prendre ton bain bientôt, chérie?&lt;br /&gt;
[2] &amp;#8212; Non, je vais prendre &lt;span class="faux"&gt;ma&lt;/span&gt; douche.&lt;br /&gt;
[3] &amp;#8212; Tu devrais dire : Non, je vais prendre &lt;i&gt;une&lt;/i&gt; douche.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un quart d'heure plus tard, elle annonce:&lt;br /&gt;
[4] &amp;#8212; Bon, je vais prendre &lt;span class="faux"&gt;une&lt;/span&gt; douche.&lt;br /&gt;
[5] &amp;#8212; Tu devrais dire : Bon, je vais prendre &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; douche.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quelle est la véritable explication de l'usage du &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;un&lt;/i&gt;? Quel en est le mécanisme linguistique?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Quand je lui demande si elle va prendre &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; bain, je lui indique que le thème de la discussion porte sur un évènement dont nous avons déjà tous deux connaissance. La formule « &lt;i&gt;ton&lt;/i&gt; bain » est un avantageux raccourci pour « le bain que je sais que tu dois prendre ».
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On comprend alors pourquoi &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; (douche) est impossible dans la phrase 2 : il ne peut être question de « la douche que je sais que tu dois prendre », puisque cette douche était justement imprévue. Par contre, dans la phrase 4, la situation a changé et la douche est maintenant prévue : l'utilisation de &lt;i&gt;une&lt;/i&gt; (douche) sonne faux.
&lt;/p&gt;

&lt;table border="1"&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Phrase française&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Ordre de la pensée&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Phrase japonaise&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Je vais prendre &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; bain.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;[Le bain prévu] + [moi prendre]&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ofuro &lt;i&gt;wa&lt;/i&gt; hairu. (&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#12362;&amp;#39080;&amp;#21570;&amp;#12399;&amp;#20837;&amp;#12427;&amp;#12290;&lt;/span&gt;)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Je vais prendre &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; bain.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;[Moi] + [prendre] + [un quelconque bain]&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ofuro &lt;i&gt;ni&lt;/i&gt; hairu. (&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#12362;&amp;#39080;&amp;#21570;&amp;#12395;&amp;#20837;&amp;#12427;&amp;#12290;&lt;/span&gt;)
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;

&lt;p&gt;
En japonais, la particule &lt;i&gt;wa&lt;/i&gt; indique le thème de la phrase, tandis que la particule &lt;i&gt;ni&lt;/i&gt; indique le lieu (les particules japonaises suivent toujours le mot qu'elles marquent, un peu à la manière des désinences latines). La phrase en &lt;i&gt;wa&lt;/i&gt; pourrait se traduire mot à mot par « en ce qui concerne mon bain, [je vais] rentrer [dedans] », tandis que la phrase en &lt;i&gt;ni&lt;/i&gt; correspondrait à « dans le bain [je vais] rentrer ». Ceci dit, les signes linguistiques utilisés ici en français (mon/un) et en japonais (wa/ni) pour distinguer un évènement prévu d'un évènement imprévu ont par ailleurs un domaine d'application beaucoup plus large : la correspondance entre les deux langues n'est donc pas entièrement parallèle dans nos exemples.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#12362;&amp;#39080;&amp;#21570;&lt;/span&gt; ofuro : bain&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#39080;&lt;/span&gt; FU, kaze : vent&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#21570;&lt;/span&gt; RO : épine dorsale&lt;br /&gt;
&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;&amp;#20837;&lt;/span&gt; NYU, hai-, i- : entrer&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le mécanisme que nous venons d'observer est très explicite dans la phrase suivante, puisqu'il y est marqué quatre fois :&lt;br /&gt;
&amp;#8212; &lt;i&gt;Bon&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;allez&lt;/i&gt;, va prendre &lt;i&gt;ton&lt;/i&gt; bain, &lt;i&gt;là&lt;/i&gt;!&lt;br /&gt;
Le mot &lt;i&gt;bon&lt;/i&gt; signifie : « Si tu es d'accord, arrêtons là ce que nous étions en train de faire. »&lt;br /&gt;
Le mot &lt;i&gt;allez&lt;/i&gt; signifie : « Maintenant, il est temps de passer à autre chose, n'est-ce pas? »&lt;br /&gt;
le mot &lt;i&gt;ton&lt;/i&gt; thématise le mot &lt;i&gt;bain&lt;/i&gt; (celui qui était prévu).&lt;br /&gt;
Le mot &lt;i&gt;là&lt;/i&gt; thématise l'ensemble de l'expression &lt;i&gt;va prendre ton bain&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-5610215204443760821?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/5610215204443760821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=5610215204443760821' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5610215204443760821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/5610215204443760821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/12/je-vais-prendre-mon-bain.html' title='Je vais prendre &lt;i&gt;mon&lt;/i&gt; bain'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SU7g3BX7brI/AAAAAAAABjc/nlOWEwcC_WI/s72-c/plaBain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7167533336947920902</id><published>2008-12-13T11:17:00.005-05:00</published><updated>2009-05-25T10:29:59.055-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='linguistique'/><title type='text'>Continuer à et continuer de</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Faut-il employer &lt;i&gt;continuer à&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;continuer de&lt;/i&gt;? Pour les uns, c'est une question d'euphonie (« il continua à arriver », beuh…), pour les autres, c'est une question de niveau de langue (la seconde forme serait plus SouTeNue). Et il y a ceux qui préconisent l'utilisation de la forme qui convient le mieux à l'oreille, ce qui est la meilleure façon de ne rien expliquer.
&lt;/p&gt;

&lt;p class="citation"&gt;
« Cet homme, tenant son verre, continue à boire; c'est-à-dire il achève ce qu'il avait commencé; mais cet homme est un ivrogne, et, malgré ses promesses, il continue de boire, c'est-à-dire il persiste dans ses habitudes d'ivrognerie. » (Dictionnaire de l'Académie)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L'Académie en fait une question de contexte. Pour elle, la préposition &lt;i&gt;à&lt;/i&gt; convient à une action que l'on a commencée et qui continue, tandis que la préposition &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; marque une action habituelle. Là encore, l'explication n'en est pas une, puisqu'on prend la conséquence pour la cause et que l'on confond la description du monde réel avec un mécanisme linguistique. Il faut cependant reconnaître que l'Académie a du pif, et que ses exemples sont extrêmement bien choisis.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour y voir plus clair, regardons comment s'en tirent les autres langues, lorsqu'elles sont confrontées au même problème de communication. Mais pour les besoins de la cause, faisons appel au témoignage des verbes &lt;i&gt;commencer&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;finir&lt;/i&gt;, qui sont les amis intimes du verbe &lt;i&gt;continuer&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Je commence &lt;i&gt;à&lt;/i&gt; manger.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je finis &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; manger.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;He started &lt;i&gt;to&lt;/i&gt; eat. (Il a commencé à manger.)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;He stopped eat&lt;i&gt;ing&lt;/i&gt;. (Il s'est arrêté de manger.)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cominciate &lt;i&gt;a&lt;/i&gt; mangiare. (Commencez à manger.)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fermatevi &lt;i&gt;di&lt;/i&gt; mangiare. (Arrêtez de manger.)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;
Le français, l'anglais et l'italien prennent soin de bien marquer la différence entre une action qui commence (tout est encore possible) et une action qui se termine (elle porte nécessairement sur quelque chose de prédéterminé et de sous-entendu). Dans une phrase telle que « j'arrête de manger », le mot « arrêter » ne peut avoir été pensé avant le mot « manger ». Pour indiquer que l'ordre de la phrase va à l'envers de l'ordre de la pensée, le locuteur fait appel à des marqueurs particuliers, lorsque cela est possible dans sa langue. Selon Adamczewski, une forme telle que « he stopped to eat » est agrammaticale : pour indiquer le renversement entre l'ordre de la phrase et l'ordre de la pensée, l'anglais utilise obligatoirement la forme dite progressive (le français utilise &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; et l'italien &lt;i&gt;di&lt;/i&gt;).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Essayons maintenant d'infirmer la &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2007/04/elle-part-bien-demain.html"&gt;thèse d'Adamczewski&lt;/a&gt; à l'aide de contre-exemples.
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;1. Start talk&lt;i&gt;ing&lt;/i&gt;! (Mets-toi à table!)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2. Yesterday he started eat&lt;i&gt;ing&lt;/i&gt; for the first time in two months! (Hier, il s'est remis à manger pour la première fois depuis deux mois!)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;
Dans les deux exemples que nous venons d'énoncer, la contradiction n'est qu'apparente. Dans la phrase 1, nous savons déjà que le suspect est là pour déballer son sac à l'inspecteur. L'idée de &lt;i&gt;parler&lt;/i&gt; précède, dans l'esprit des &lt;b&gt;deux&lt;/b&gt; interlocuteurs, l'idée de &lt;i&gt;commencer&lt;/i&gt;. Dans la phrase 2, c'est le même principe qui est en jeu, puisqu'on s'intéresse d'emblée à la notion de &lt;i&gt;manger&lt;/i&gt;. Quant au français, il n'autorise pas la préposition &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; dans cette construction, aussi laisse-t-il l'interlocuteur se débrouiller avec le contexte (« &lt;b&gt;re&lt;/b&gt;mis »). Ces exemples confirment donc la thèse d'Adamczewski, et montrent que la forme dite « progressive » porte mal son nom.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ST1rJ17ajTI/AAAAAAAABi0/QIOtqIfpwL0/s1600-h/CahierJaponais-2008-01-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 134px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ST1rJ17ajTI/AAAAAAAABi0/QIOtqIfpwL0/s320/CahierJaponais-2008-01-r2.jpg" border="0" alt="" title="Dessin de Renaud Bouret - Novembre 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277492155187367218" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Une page du cahier de japonais&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ce long préambule avait en fait pour objet de préparer le terrain à la description d'étranges tournures japonaises que notre respectée &lt;i&gt;sensei&lt;/i&gt; nous a fait découvrir aujourd'hui. Avant de présenter nos deux petits exemples, il est utile de préciser le sens de trois mots japonais très courants et particulièrement faciles à retenir. Tous les adeptes des arts martiaux japonais connaissent bien les consignes &lt;i&gt;hajime!&lt;/i&gt; (commencez!) et &lt;i&gt;yame!&lt;/i&gt; (arrêtez). Sachons aussi que le mot manger se traduit en japonais par &lt;i&gt;tabe&lt;/i&gt; (comme « à table! »).
&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;… tabe hajimemasu. (Commencer à manger.)&lt;br /&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;食べ始めます。&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;… taberuno o yamemasu. (Arrêter de manger.)&lt;br /&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;食べるのを止めます。&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;
À première vue, nous sommes en présence d'une différence de construction que l'on qualifie trop souvent d'idiomatique, surtout lorsqu'on se bat avec une langue exotique (pour qui?). Mais le cerveau japonais ne fonctionne pas différemment de celui des autres &lt;i&gt;Homini sapienses&lt;/i&gt;. Pour les Japonais, comme pour nous, l'ordre du message parlé ne peut toujours correspondre à celui de la pensée, et ce phénomène fait partie intégrante du message à transmettre. D'où l'étrange asymétrie entre les paires de construction des verbes &lt;i&gt;commencer/finir&lt;/i&gt; (et leur synonymes) dans des langues très diverses.
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
— Il continue à faire l'idiot.&lt;br /&gt;
— Continue de faire l'idiot et tu auras une &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/03/bien-bon-et-beau.html"&gt;bonne&lt;/a&gt; paire de claques!
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En conséquence, et jusqu'à preuve du contraire, je continuerai &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; faire mes exercices de japonais lorsque mon sensei me l'ordonnera (la préposition &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; ne marque pas l'habitude mais la confirmation d'un comportement attendu, de part et d'autre).
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7167533336947920902?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7167533336947920902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7167533336947920902' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7167533336947920902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7167533336947920902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/12/continuer-et-continuer-de.html' title='Continuer &lt;i&gt;à&lt;/i&gt; et continuer &lt;i&gt;de&lt;/i&gt;'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/ST1rJ17ajTI/AAAAAAAABi0/QIOtqIfpwL0/s72-c/CahierJaponais-2008-01-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-6723768907473981913</id><published>2008-12-07T18:51:00.016-05:00</published><updated>2008-12-11T09:09:52.210-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Les jeunes en colère (2)</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Dans un &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/08/les-jeunes-en-colre.html"&gt;billet récent&lt;/a&gt;, nous évoquions la colère de certains internautes chinois, qui se déchaînent – gratuitement ou non – contre l'ennemi officiel du moment. Puisque la récente rencontre de Sarkozy avec le dalaï lama a réveillé l'indignation de ces jeunes internautes, nous avons eu la curiosité d'examiner le style de leur argumentation. Gardons cependant à l'esprit que les forums politiques sont des lieux privilégiés de défoulement collectif, ce qui excuse bien des excès.
&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;
Extraits du forum de &lt;a href="http://newworld.blog.china.com/200812/4086276.html"&gt;China.com&lt;/a&gt;
&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;
Le sujet du jour est résumé dans un court article intitulé « Première bataille remportée: Une dirigeante des milieux d'affaires français [Laurence Parisot] prévient Sarkozy de ne pas jouer avec le feu. »
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Commentaires
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Par respect pour nos concitoyens, boycottons tout ce qui est français, y compris les Français eux-mêmes, ces chiens.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les bandits resteront des bandits, les chiens mangeront toujours de la merde, et ceux qui s'opposent à la Chine signent leur arrêt de mort. Le minuscule ennemi du peuple chinois nommé Sarkozy a bientôt fini de s'amuser.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Chine n'a pas le pouvoir de limiter la liberté d'autrui, mais la rencontre de Sarkozy avec le dalaï est une provocation à la souveraineté et à l'intégrité de la Chine, une provocation aux 1,3 milliard de Chinois épris de l'unité du territoire national. Sarkozy, espèce d'idiot, tu ignores ce que l'ensemble du monde a bien compris, pas besoin d'être poli avec toi, porc français.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;À mort les Franchouilles! [Dessins d'épées ensanglantées à l'appui]&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sarkozy, cerveau débile…&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Traiter les Français de fils de putes n'est certainement pas digne d'un gentleman.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le président français est un chien. Il croit que tous les moyens sont bons pour se trouver une femme. C'est vraiment un chien.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je vous méprise, les Franchouillards.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Porcs de Français [+ dessin d'une épée]!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je crois que nous devrions rencontrer des dirigeants corses, c'est une affaire interne à la France qui n'est toujours pas réglée, comme ça il arrêtera de gesticuler.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Peuple français: nous vous sommons de destituer Sarkozy, pour lui apprendre à ne plus jouer avec le feu! &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Compatriotes, boutons le feu à Carrefour!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les Françaises peuvent méditer là-dessus, le mieux serait de les violer l'une après l'autre. (Signé: le confucianiste)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour défendre ses intérêts égoïstes, la France hypothèque l'avenir de l'Europe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ne les laissons plus exécuter leurs pantomimes, cette fois il faut absolument leur donner une sanglante leçon.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Continuons à boycotter les produits français.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;France, merde de chien. (Signé: Le bienveillant)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je n'achèterai plus de produits français de toute ma vie!!!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;France de moins que rien, arrête de niaiser ou on sera obligé de te tuer. &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les médias et les politiciens européens ne connaissent vraiment rien de la Chine, ou alors ils ne veulent rien connaître. Ils ne respectent pas les sentiments des Chinois. Ils se croient encore à l'époque du sac du Palais d'été. Les Chinois doivent devenir puissants!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Compatriotes, unissons-nous, boycottons résolument les produits français! (Signé: Pastèque)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Voilà une démonstration éloquente de son habileté à outrager la Chine.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;i&gt;Sale-kozy&lt;/i&gt;, tu es libre de rencontrer ou de vouloir rencontrer n'importe quel démon! Et nous, les internautes, nous sommes libres de ne pas acheter de produits français! (...) Vous les Français, vous feriez mieux de serrer vos ceintures de pantalon.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Laurence Parisot, je vais t'expliquer, puisque tu ne comprends pas. Si un voyou viole toutes les femmes de ta famille, et que moi je l'accueille dans ma demeure, je l'invite à manger et à boire, je le traite en ami et en héros, qu'en penserais-tu?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ne dis pas que tu ne comprends pas. Si un dirigeant spirituel français qui préconise l'indépendance d'une région française était officiellement invité par un chef d'État étranger, est-ce que tu continuerais à ne rien comprendre?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;
(Pour plus d'information, voir aussi l'article annoté du Quotidien du peuple, qui titrait aujourd'hui &lt;a href="http://www.ramou.net/te/zhRenmin-081207-FranceErreurs.xml"&gt;Le ministère des Affaires étrangères exhorte la France à corriger ses fautes.&lt;/a&gt;)
&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Un peu de calligraphie&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
En chinois, internaute se dit &lt;span class="pi"&gt;wǎngyǒu&lt;/span&gt;, littéralement &lt;i&gt;ami du réseau&lt;/i&gt;. Le premier caractère représente un filet – et donc un réseau. Le second caractère est constitué de deux mains qui se rencontrent.&lt;br /&gt;
1. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;网 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;wǎng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;filet, réseau, Internet, (clé 122)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;友 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;yǒu&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;ami&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;网友 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;wǎngyǒu&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;internaute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxnXZQzbLI/AAAAAAAABic/kRAixvRvqa8/s1600-h/tr-32593.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxnXZQzbLI/AAAAAAAABic/kRAixvRvqa8/s320/tr-32593.gif" border="0" alt="" title="Filet, réseau - © Ramou.Net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277206514987396274" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxnj_UaeqI/AAAAAAAABik/vPK6Xqxd84I/s1600-h/tr-21451.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxnj_UaeqI/AAAAAAAABik/vPK6Xqxd84I/s320/tr-21451.gif" border="0" alt="" title="Ami - © Ramou.Net" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277206731361516194" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-6723768907473981913?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/6723768907473981913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=6723768907473981913' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6723768907473981913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/6723768907473981913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/12/les-jeunes-en-colre-2.html' title='Les jeunes en colère (2)'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxnXZQzbLI/AAAAAAAABic/kRAixvRvqa8/s72-c/tr-32593.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1286325520053252977</id><published>2008-12-01T08:30:00.009-05:00</published><updated>2009-05-25T10:38:08.515-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='méthodologie'/><title type='text'>Qu'est-ce qu'une récession officielle?</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Sur son site en langue chinoise, &lt;a href="http://www.rfi.fr/actucn/articles/107/article_10516.asp"&gt;Radio France international&lt;/a&gt; annonce, le 17 novembre 2008, que « Le Japon connaît deux trimestres consécutifs de croissance négative et entre en récession ».
&lt;p&gt;

&lt;p&gt;
L'article précise que le PIB japonais a baissé de 0,1 % au troisième trimestre 2008, après avoir déjà chuté au trimestre précédent : le pays peut donc être officiellement proclamé &lt;i&gt;en récession&lt;/i&gt;. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Une &lt;i&gt;récession&lt;/i&gt;, c'est à la fois un mot et un concept. Logiquement, on devrait partir du concept et lui trouver une étiquette. On constate d'abord que l'économie connaît périodiquement des périodes de « ralentissement prolongé et généralisé de la production » et on se dit ensuite que le terme &lt;i&gt;récession&lt;/i&gt; serait approprié pour nommer ce concept. Est-il utile de préciser avec exactitude ce qu'on entend par &lt;i&gt;ralentissement&lt;/i&gt; (quel taux de croissance?) et &lt;i&gt;prolongé&lt;/i&gt; (pendant combien de temps?). Cela dépend évidemment des circonstances : l'escargot et le guépard ont chacun une conception très subjective de la notion de ralentissement, tandis qu'Einstein a suggéré que le temps est parfois élastique (tout dépend de la personne avec laquelle on le passe).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Or, il semble exister une définition dite « officielle » ou « technique » du mot récession, qui a préséance sur le concept. En effet, selon une idée popularisée par d'habiles politiciens tels que Bill Clinton, la récession serait une « période d'au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;) ». Le plus étrange dans cette définition, c'est que les trimestres en question doivent coïncider avec ceux qui font l'objet de publications statistiques. Autrement dit, les trimestres observés doivent débuter en janvier, avril, juillet ou octobre. Une baisse de la production qui s'étalerait de février à août ne pourrait donc être qualifiée de récession, à moins qu'on ne révise notre calendrier, hérité des Romains, et qu'on ne fasse commencer l'année à une autre date que le 1er janvier. Mais, vous dirons les puristes, cela est impossible, puisque le 1er janvier coïncide officiellement et techniquement avec le jour de l'an!
&lt;/p&gt; 

&lt;p&gt;
Le Bureau national de recherche économique des États-Unis (&lt;a href="http://www.nber.org/cycles/recessions_faq.html"&gt;NBER&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;National Bureau of Economic Research&lt;/i&gt;) est souvent invoqué par les adeptes de la définition dite « officielle ». Or, selon le NBER, la récession de 2001 s'est traduite par deux trimestres non consécutifs de baisse de la production. Par ailleurs, dans des pays comme la Chine, habitués, dans leur phase de décollage économique, à une croissance annuelle de 10 % et plus, un taux de 5 % peut très bien provoquer une cascade de faillites et de mises à pied qui finit par s'étendre à l'ensemble de l'économie et par faire grimper les taux de chômage.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
En définitive, la définition dite « officielle » joue un double rôle. Pour le commun des mortels, elle constitue un fétiche rassurant, une sorte de règle du jeu imprimée, comme celle du Monopoly. Pour les dirigeants au pouvoir, elle permet de gagner du temps. Or, « gouverner, aujourd'hui, ce n'est plus prévoir, mais c'est temporiser » (©).
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxs2FKverI/AAAAAAAABis/yp5u1llMFzU/s1600-h/LacPhilippe-071021-015-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxs2FKverI/AAAAAAAABis/yp5u1llMFzU/s320/LacPhilippe-071021-015-r2.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret - 21 octobre 2007" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277212539727346354" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
L'été des Indiens&lt;br /&gt;
Parc de la Gatineau - 21 octobre 2007&lt;br /&gt;Photo: Renaud Bouret
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le virus de la définition « officielle » s'étend maintenant à tous les domaines de la vie sociale. Voilà-t-y pas que des journalistes se querellent en ondes sur la notion d'été des Indiens. Pour l'un, il fait beau, il fait doux, il fait soleil, on est en plein mois d'octobre, c'est donc bien l'été des Indiens. « Ah non, rétorque sa collègue, pour qu'on puisse parler officiellement d'été des Indiens, il faut qu'il y ait eu au préalable deux nuits consécutives pendant lesquelles la température est descendue sous zéro » (authentique!).
&lt;/p&gt;



&lt;h4&gt;Le titre original de l'article cité au début de ce billet&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh lang=zh-cn"&gt;日本连续两个季度出现负增长进入经济衰退期&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="fr"&gt;Le Japon connaît deux trimestres consécutifs de croissance négative et entre en récession&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
1. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;日本 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Rìběn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;Japon (にほん)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;连续 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;liánxù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;continu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;两 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;liǎng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;deux, les deux, liang (50 g)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
4. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;个 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;gè&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;[spécificatif général]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;季度 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jìdù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;trimestre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
6. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;出现 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;chūxiàn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;apparaître, surgir, se produire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
7. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;负 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;fù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;assumer, perdre, négatif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
8. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;增长 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;zēngzhǎng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;augmenter, s'accroître, croissance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
9. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;进入 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jìnrù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;entrer, accéder&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
10. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;经济 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jīngjì&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;économie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
11. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;衰退 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;shuāituì&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;s'affaiblir, tomber en décadence, récession&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
12. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;期 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;qī&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;date prévue, échéance, délai, temps, période&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1286325520053252977?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1286325520053252977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1286325520053252977' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1286325520053252977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1286325520053252977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/11/quest-ce-quune-rcession-officielle.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;une récession officielle?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/STxs2FKverI/AAAAAAAABis/yp5u1llMFzU/s72-c/LacPhilippe-071021-015-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-4377789973037148654</id><published>2008-11-29T17:39:00.009-05:00</published><updated>2009-05-25T10:41:17.581-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Les jeunes en colère</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SJ4f0fsURZI/AAAAAAAABFQ/W8dXpku_qCI/s1600-h/Youxing-FlammeSacr%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SJ4f0fsURZI/AAAAAAAABFQ/W8dXpku_qCI/s320/Youxing-FlammeSacr%C3%A9e.jpg" border="0" alt="" title="愤青 Les jeunes en colère - Dessin de Renaud Bouret - 2008" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232654803772130706" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p class="note"&gt;
Nous avions mis de côté ce petit billet écrit cet été et consacré aux « jeunes en colère » des forums chinois. Mais le sujet pourrait bientôt &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/12/les-jeunes-en-colre-2.html"&gt;revenir sur le tapis&lt;/a&gt;. En effet, le porte parole du ministère des affaires étrangères de Chine, Monsieur Qin Gang explique que « nous nous opposons fermement aux activités séparatistes du dalaï, quel que soit le pays et à quel niveau que ce soit, et aux contacts entre les dirigeants étrangers avec lui, quelle qu'en soit la forme » (&lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Chine/6542349.html"&gt;Le Quotidien du peuple - 28 novembre 2008&lt;/a&gt;). Et puisque le président français prévoit rencontrer le prix Nobel de la paix lors de sa prochaine visite à Danzig, Monsieur Qin Gang annonce que son pays annule sa participation au sommet UE-Chine qui devait se tenir à Lyon le 1er décembre.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le nationalisme exacerbé de nombreux jeunes gens chinois a trouvé un moyen d'expression nouveau avec les forums internet. Nourris par des programmes scolaires très nationalistes, ces garçons se méfient des puissances étrangères, rejettent toute forme de « séparatisme » et vénèrent l'armée nationale. Lorsqu'ils se déchaînent contre l'ennemi du moment, Japon, États-Unis, France et même Taiwan, ils utilisent des propos violents, parfois haineux, à l'adresse non pas des seuls gouvernements concernés mais des peuples eux-mêmes et de leur culture. On les appelle les fènqīng (&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;愤青&lt;/span&gt;), c'est-à-dire les « jeunes en colère », du nom d'un film tourné en 1973. Certains Chinois écrivent le mot fènqīng en modifiant le premier caractère, ce qui aboutit au surnom de « petits merdeux » (&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;粪青&lt;/span&gt;). Car il va de soi que les Chinois, comme tous les peuples, sont constitués de divers groupes aux comportements et aux opinions très diverses, et qu'on y trouve, comme ailleurs, plus de modérés que d'enragés.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Parmi les fènqīng, on compte un certain nombre de mercenaires, qui forment ce qu'on appelle le &lt;i&gt;Parti des cinquante centimes&lt;/i&gt; (Wǔmáodǎng &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;五毛党&lt;/span&gt;). Ces soldats du patriotisme reçoivent en effet cinquante centimes (cinq mao) des autorités, chaque fois qu'ils réussissent à exprimer leur colère programmée sur un des grands forums internet. C'est ainsi que de nombreux fènqīng ont accusé José-Luis Duran, le président « français » de Carrefour d'avoir personnellement subventionné la « clique du dalaï », nouvelle qui a été reprise par les médias officiels de Pékin sous le titre « Les internautes d'origine chinoise du monde entier lancent un appel au boycott des produits français ». On peut y lire notamment « La rumeur accusant le groupe LVMH, principal actionnaire de Carrefour, d'avoir financé le Dalaï Lama ainsi que les incidents survenus lors du relais de la Flamme olympique à Paris ont beaucoup indigné les internautes chinois. » (&lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Economie/6393379.html"&gt;Le Quotidien du peuple, 2008-04-16&lt;/a&gt;). La veille, on pouvait lire, sous la signature d'un internaute : « Faudra-t-il que ces maudits Français continuent à diviser notre pays avec leur sale argent et à humilier et à insulter notre peuple? » et le journaliste renchérissait : « Ce qui ajoute à cela, c'est que presque tous les Parisiens étaient restés impassibles et totalement indifférents quand les voyous et les malfaiteurs attaquaient les porteurs de la torche olympique, criaient des insultes à l'égard des étudiants chinois et déchiraient le drapeau de la Chine! » (&lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Economie/6392911.html"&gt;Le Quotidien du peuple, 2008-04-15&lt;/a&gt;). Cette description, qui relève manifestement du fantasme, est sans doute inspirée d'un savant montage concocté alors par la télévision officielle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Parfois, les  fènqīng se retournent contre leur propre gouvernement, qu'ils trouvent trop mou face aux ennemis héréditaires, et qu'ils accusent de brader l'empire. Ainsi, l'accord sino-japonais sur les îles contestées en mer de Chine, qui s'est conclu le 6 juillet 2008 (&lt;a href="http://french.peopledaily.com.cn/Chine/6434106.html"&gt;voir l'article du Quotidien du Peuple&lt;/a&gt;), a déplu à bon nombre de jeunes nationalistes, vite muselés sur les forums. La diversion antifrançaise tombait donc à pic, même si la France, plutôt appréciée des Chinois, fait un ennemi peu crédible et peu durable.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Faut-il pour autant s'inquiéter d'un éventuel dérapage de cet hyper nationalisme juvénile? Probablement pas puisque les fènqīng ne constituent pas un mouvement organisé et que leur fièvre est par nature temporaire et quasi hormonale. Il est donc facile d'instrumentaliser les fènqīng, un peu à la façon des gardes rouges de la Révolution dite &lt;i&gt;culturelle&lt;/i&gt;, avant de les mettre au rancart, le moment venu.
&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Plan type d'un message à cinquante centimes sur un forum&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;1. Je suis une personne raisonnable et réservée (médecin, ingénieur, technicien diplômé, etc.) mais cette fois c'en est trop, il faut que j'exprime mon point de vue personnel.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2. Les Occidentaux ne sont pas des spécialistes de la Chine et ils se permettent pourtant de donner leur avis sur ce qui se passe en Chine.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;3. Depuis la Guerre de l'opium (les « traités inégaux », le sac du Palais d'été, etc.), les Chinois ont été maintes fois victimes des Occidentaux.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;4. La Chine a beaucoup progressé, ces dernières années, alors il est injuste, voire présomptueux, de la critiquer.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;5. Jusqu'ici, les Chinois ont été patients, mais faites bien attention, car ils sont comme l'eau calme qui peut se transformer en mer déchaînée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;6. Les Occidentaux sont mal placés pour donner des leçons aux Chinois, car ils ont commis beaucoup de crimes et ils cachent hypocritement leur racisme.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h4&gt;Exemple d'un message à cinquante centimes sur un forum&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
(Traduction)&lt;br /&gt;
Je suis un ingénieur de Zhengzhou (Henan), âgé de 41 ans, et c'est la première fois que j'écris un message pour exprimer mon point de vue. Je considère que les Occidentaux doivent s'informer correctement de la réalité chinoise et qu'ils devraient nous traiter en amis ou en partenaires plutôt qu'en ennemis. Je trouve que, ces dernières années, la Chine a accompli d'énormes progrès dans tous les domaines, y compris le fait que de simples citoyens comme moi n'aiment pas beaucoup se faire constamment pointer du doigt par autrui. L'Occident est-il d'ailleurs tellement merveilleux qu'il puisse se permettre de donner des leçons aux autres? Parfois, je trouve les Occidentaux hypocrites et vils, peut-être à cause de leurs préjugés et de leur arrogance. (&lt;a href="http://newsweek.washingtonpost.com/postglobal/pomfretschina/2008/04/australia_to_china_lets_not_be_1.html"&gt;Source&lt;/a&gt;)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(Texte original)&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;我是一名中国工程师，41岁，在河南郑州市，这是我第一次就一篇文章表达看法。我觉得西方应该真正了解中国的现实真相，应该做中国的朋友或伙伴，而不是敌人。我感觉中国这些年来各方面都取得了巨大的进步，包括象我这样普通的中国人是不喜欢别人指手划脚的。西方世界自己真的就很完美，有资格教训别人吗？我有时候觉得西方很虚伪，也很卑鄙，原因是偏见和傲慢。&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Plusieurs Occidentaux, avides de repentance, y trouveront leur compte. Mais peut-on concevoir un message inverse, où l'on échangerait les mots Chinois et Occidentaux?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(Lien : &lt;a href="http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-toute-l-actualite/article/2008/08/23/les-nouveaux-gardes-rouges_1087009_1074179.html"&gt;Article du journal &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; sur les fenqing&lt;/a&gt;.)
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-4377789973037148654?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/4377789973037148654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=4377789973037148654' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4377789973037148654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/4377789973037148654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/08/les-jeunes-en-colre.html' title='Les jeunes en colère'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SJ4f0fsURZI/AAAAAAAABFQ/W8dXpku_qCI/s72-c/Youxing-FlammeSacr%C3%A9e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7481106564004360356</id><published>2008-11-22T15:57:00.019-05:00</published><updated>2009-04-22T20:35:16.516-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='méthodologie'/><title type='text'>Les hommes travaillent-ils plus que les femmes?</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Les vingt-quatre heures d'une journée peuvent être découpées en quatre grandes activités bien délimitées: le temps personnel, le temps professionnel, le temps domestique et le temps libre. Le temps personnel correspond aux activités qui ne pourraient être effectuées par autrui: dormir, manger, se laver, etc. Le temps professionnel correspond au travail rémunéré et aux activités connexes, en incluant les études et les déplacements nécessaires à l'accomplissement de toutes ces tâches. Le temps domestique correspond aux activités non rémunérées telles que l'entretien intérieur et extérieur de la maison, les soins apportés aux enfants, les courses et la gestion du budget familial. Ce qui reste est... le temps libre. Grâce à un découpage précis, et à un questionnaire qui donne peu de latitude aux personnes sondées enclines à tricher, l'enquête de Statistique Canada permet de dresser un portrait fidèle de la répartition du temps quotidien des individus.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
De prime abord, on pourrait penser que les femmes d'aujourd'hui ont le privilège de cumuler un double emploi, puisqu'elles doivent à la fois gagner leur pain et rentrer s'occuper des soins du ménage, à l'heure où leur conjoint lit le journal en fumant sa pipe. Est-ce bien conforme à la réalité québécoise? L'Institut statistique du Québec vient de traiter les données brutes de l'enquête citée plus haut. Il ne nous reste plus qu'à examiner les résultats.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Temps quotidien moyen consacré à certains activités au Québec en 2005 (heures/jour)
&lt;table&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Hommes (15 ans et plus)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Femmes (15 ans et plus)&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Temps professionnel&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,1&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Temps domestique&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4,7&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Total du temps productif&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;8,0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,8&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;
Source: &lt;a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2008/Bref_Oct08.pdf"&gt;Données sociodémographiques, Octobre 2008&lt;/a&gt;, Institut de la statistique du Québec.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L'enquête nous apprend aussi que le fardeau du temps productif était déjà réparti de façon égalitaire en 1986, bien que la distribution entre temps professionnel et temps domestique se soit un peu modifiée depuis. En même temps, on constate que les hommes et les femmes actifs consacrent de plus en plus de temps aux activités professionnelles: l'Amérique du Nord est encore loin de la société des loisirs.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cinq heures de temps professionnel par jour pour un homme, ça peut paraître bien peu. C'est que près de la moitié (46,9%) des hommes de 15 ans et plus ne travaillaient ni n'étudiaient. Les hommes actifs, par contre, consacraient 9,5 heures par jour au travail ou aux études (déplacements inclus). Cette fois, et compte tenu que les «vieux» (65 ans et plus) représentent à peine un tiers de ces «inactifs», on peut dire que la répartition de la charge n'est pas très égalitaire. En fin de compte, la société des loisirs existe réellement, mais pas pour tout le monde.
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
La revue &lt;a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/bull-socio_pdf.htm"&gt;Données socioéconomiques en bref&lt;/a&gt;, publiée trois fois par an, nous livre des informations qui vont souvent à l'encontre des idées reçues. On y apprend notamment que les dix premiers noms de famille utilisés au Québec ne rassemblent que 6,2% de la population, à peine plus qu'aux États-Unis (5,6%), et beaucoup moins qu'en Espagne (18,5%), mais beaucoup plus qu'en France (moins de 2%) (voir le &lt;a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2006/BrefJuin06.pdf"&gt;numéro de juin 2006&lt;/a&gt;).
&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SSiMS4GBo5I/AAAAAAAABNE/t55ltPWQNOI/s1600-h/Quand%C3%87aGrondeDansMaFamille-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 193px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SSiMS4GBo5I/AAAAAAAABNE/t55ltPWQNOI/s320/Quand%C3%87aGrondeDansMaFamille-r2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271617619760358290" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Image tirée de: &lt;i&gt;La santé s'affiche au Québec&lt;/i&gt;, Lise Renaud, PUQ, 2005, page 171.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Le tableau ci-après est extrait d'un article sur la violence conjugale au Québec. Une des grandes surprises de l'enquête de 1999 fut l'importance de la violence conjugale envers les hommes. Jusque-là, la chose était considérée comme impossible, à tel point qu'elle ne figurait même pas à l'ordre du jour des enquêtes.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Taux de prévalence de la violence conjugale grave sur cinq ans au Canada 
&lt;table&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;(Victimes)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1999  &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2004&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Hommes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,6%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,9%&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Femmes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,8%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,0%&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;
Source: &lt;a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/Bref_fev_07.pdf"&gt;Données sociodémographiques, Février 2007&lt;/a&gt;, Institut de la statistique du Québec.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ici encore, quelques précautions méthodologiques sont nécessaires pour éviter de tirer des conclusions trop hâtives. Tout d'abord, puisqu'environ 3% des personnes ont battu leur conjoint dans les cinq années précédant l'enquête, il faut en conclure que 97% des personnes ne l'ont pas fait. Par ailleurs, les violences graves subies par les femmes et les hommes sont souvent de nature différente. Pour plus de détails, nous vous renvoyons au &lt;a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/Bref_fev_07.pdf"&gt;numéro de février 2007&lt;/a&gt; de &lt;i&gt;Données sociodémographiques&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7481106564004360356?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7481106564004360356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7481106564004360356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7481106564004360356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7481106564004360356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/11/les-hommes-travaillent-ils-plus-que-les.html' title='Les hommes travaillent-ils plus que les femmes?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SSiMS4GBo5I/AAAAAAAABNE/t55ltPWQNOI/s72-c/Quand%C3%87aGrondeDansMaFamille-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3243567070971506932</id><published>2008-11-16T04:43:00.010-05:00</published><updated>2008-11-19T20:54:20.803-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Mao = Marx + Qin Shihuang</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJTeR8SoFrI/AAAAAAAABCc/gnJlLd03dE4/s1600-h/Lijiang-070710-2636-MaoZhuxi-r2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJTeR8SoFrI/AAAAAAAABCc/gnJlLd03dE4/s320/Lijiang-070710-2636-MaoZhuxi-r2.jpg" border="0" alt="" tille="Statue de Mao Zedong à Lijiang - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230049467107382962" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Toujours debout : La statue de Mao Zedong, à deux pas de la vieille-cité de Lijiang (Yunnan)&lt;br /&gt;
Photos : Renaud Bouret - 2007
&lt;/span&gt;

&lt;p&gt;
Le 23 septembre 1973, Mao déclarait au vice-président égyptien en visite à Pékin : « Qin Shihuang fut le premier grand empereur de la société chinoise féodale. Moi aussi, je suis un Qin Shihuang. D'ailleurs, Lin Biao m'a traité de Qin Shihuang. Il y a toujours eu deux sortes de Chinois : ceux qui approuvent Qin Shihuang, et ceux qui le désapprouvent. Moi, je suis pour Qin Shihuang et je suis contre Confucius. Car Qin Shihuang fut le premier à unifier la Chine, à harmoniser l'écriture, à construire un vaste réseau routier. (…) »
(source : &lt;a href="http://72.14.205.104/search?q=cache:peNID1t3HY8J:news.china.com/zh_cn/history/all/11025807/20050805/12546367_4.html+%E9%A9%AC%E5%85%8B%E6%80%9D%E5%8A%A0%E7%A7%A6%E5%A7%8B%E7%9A%87&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;cd=6&amp;gl=ca"&gt;China.com&lt;/a&gt;).
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
« Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable. » (Karl Popper)&lt;br /&gt;
« Contrairement au socialisme utopique, le socialisme scientifique est irréfutable. » (Karl Frédérich Tixier-Bélisaire)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pendant les dernières années de sa vie, Mao aimait à se qualifier de &lt;i&gt;Marx + Qin Shihuang&lt;/i&gt;. Qin Shihuang (le premier empereur) était certes un despote féodal, mais il créa la nation chinoise grâce à ses méthodes centralisatrices et autoritaires. Si on combine aux qualités pragmatiques de Qin Shihuang les vertus du socialisme dit &lt;i&gt;scientifique&lt;/i&gt;, on obtient le leader parfait, celui qui ne peut jamais être dans l'erreur. On obtient le président Mao et le maoïsme, une doctrine inattaquable puisque cautionnée par la &lt;i&gt;science&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L'équation peut en fin de compte se résumer à : Marx + Qin Shihuang = Dieu.
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJTh7l16XdI/AAAAAAAABCk/gxTGh7P0VGs/s1600-h/DengXiaoping.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJTh7l16XdI/AAAAAAAABCk/gxTGh7P0VGs/s320/DengXiaoping.jpg" border="0" alt="" title="Portrait de Deng Xiaoping - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230053481170755026" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Ce vieillard vénère le père de la démaoïsation, Deng Xiaoping, qui l'a délivré en 1978 de 10 ans d'humiliations et de mauvais traitements. Son plus grand trésor est la carte en relief du sud-est asiatique (à droite de la photo), qui lui rappelle ses années de jeunesse, alors qu'il participait à la construction de la route de Birmanie, sous les ordres du colonel Leo Dawson, en 1943.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p class="marge"&gt;
« Il est assez curieux de noter que c'est précisément le socialisme ainsi dérivé d'idées mystiques, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, qui se qualifie lui-même de socialisme scientifique, tandis qu'il cherche à discréditer en lui donnant le nom d'utopique le socialisme enfanté par les considérations rationnelles des philosophes. »&lt;br /&gt;
(Ludwig von Mises - 1881-1973)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le socialisme &lt;i&gt;scientifique&lt;/i&gt; : qui eut cru qu'un petit qualificatif aussi innocent causerait la mort de dizaines de millions de braves citoyens, et la misère de tant d'autres. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L'inscription au pied de la statue de Mao se lit :&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;参与禁毒人民战争。构建和谐平安古城&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
(Participons à la guerre populaire contre la drogue. Bâtissons une vieille-cité harmonieuse et paisible).
&lt;/p&gt;


&lt;h4 style="clear:left;"&gt;Traduction du vocabulaire&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;毛泽东 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Máo Zédōng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;(homme d'État, 1893-1976)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;马克思 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Mǎkèsī&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;Marx&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;加 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jiā&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;additionner, plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;秦始皇 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Qín Shǐhuáng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;(empereur, ~259-210)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;参与 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;cānyù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;participer, prendre part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;禁 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jìn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;défendre, interdire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;毒 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;dú&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;poison, drogue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;人民 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;rénmín&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;peuple&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;战争 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;zhànzhēng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;guerre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;构建 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;gòujiàn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;construire, créer, bâtir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;和谐 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;héxié&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;harmonieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;平安 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;píng'ān&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;sain et sauf, paisible&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;古 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;gǔ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;ancien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;城 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;chéng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;muraille, ville, cité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3243567070971506932?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3243567070971506932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3243567070971506932' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3243567070971506932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3243567070971506932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/11/mao-marx-qin-shihuang.html' title='Mao = Marx + Qin Shihuang'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJTeR8SoFrI/AAAAAAAABCc/gnJlLd03dE4/s72-c/Lijiang-070710-2636-MaoZhuxi-r2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-3822993890039325224</id><published>2008-11-08T17:45:00.024-05:00</published><updated>2008-11-09T09:12:23.448-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étymologie'/><title type='text'>Mens sana in corpore sano</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Aujourd'hui, au cours de japonais, il est question du meilleur remède contre la déprime :&lt;br /&gt;
1. Faire un exercice physique (exécuter un kata de karaté).&lt;br /&gt;
2. Accomplir quelque chose d'utile (exécuter un kata sur sa pelouse avec un râteau pour ramasser les feuilles mortes).&lt;br /&gt;
3. Rendre service à autrui (exécuter un kata avec un râteau pour ramasser les feuilles de la voisine).
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
« Au fait, professeur, comment dit-on &lt;i&gt;un esprit sain dans un corps sain&lt;/i&gt; en japonais? »
&lt;/p&gt;


&lt;table&gt;
&lt;tr&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;健全な &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;肉体 &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;に &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;健全な &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;精神 &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;が &lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;&lt;span class="ja" lang="ja-jp"&gt;宿る&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;span class="fr"&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;kenzen na&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;nikutai&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;ni&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;kenzen na&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;seishin&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;ga&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;yadoru&lt;/td&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;span class="fr"&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;sain&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;corps&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;[dans]&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;sain&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;esprit&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;[sujet]&lt;/td&gt;
&lt;td style="border:1px solid #b2a0a0;"&gt;loger&lt;/td&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td colspan="7"&gt;« Un esprit sain loge dans un corps sain. »&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;

&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;
Cette expression proverbiale est tirée de la dixième Satire de Juvénal, publiée au début du IIe siècle.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ut tamen et poscas aliquid voveasque sacellis&lt;br /&gt;
exta et candiduli divina tomacula porci,&lt;br /&gt;
orandum est ut sit &lt;b&gt;mens sana in corpore sano&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;
(Juvénal, Satires, X, 354)
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Si pourtant vous tenez à demander quelque chose, à offrir dans les temples les entrailles et les saucisses sacrées d'un blanc cochon de lait, que vos prières sollicitent &lt;b&gt;un esprit sain dans un corps sain&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;
(Traduction de Pierre de Labriolle et François Villeneuve, « Les Belles Lettres », Paris, 1921-1962)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
L'italien reste très près du latin :&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Mente sana in corpo sano&lt;/b&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La version chinoise ressemble beaucoup à la version japonaise en ce qui concerne la transcription, mais sa prononciation est totalement différente :&lt;br /&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;
健全之精神寓于健康之身体
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
1. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;健全 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jiànquán&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;sain, complet, parfait&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;之 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;zhī&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;de, [liaison, appartenance]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;精神 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jīngshén&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;conscience, esprit, âme, moral, mental, psychique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
4. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;寓 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;yù&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;résider, résidence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;于 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;yú&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;à, de, en&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
6. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;健康 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;jiànkāng&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;santé, en bonne santé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
7. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;身体 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;shēntǐ&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;corps, santé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après avoir péniblement écrit ces modestes lignes, je dois quand même reconnaître que je me sens mieux.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYqM0_DaEI/AAAAAAAABMs/A4SZpF024NM/s1600-h/tr-20581.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYqM0_DaEI/AAAAAAAABMs/A4SZpF024NM/s320/tr-20581.gif" border="0" alt="" title="Tiré du dictionnaire de calligaphie chinoise sur cédérom - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266443214126278722" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Sain
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYqufEb7II/AAAAAAAABM0/0c40y3Ut17o/s1600-h/tr-31934.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYqufEb7II/AAAAAAAABM0/0c40y3Ut17o/s320/tr-31934.gif" border="0" alt="" title="Tiré du dictionnaire de calligaphie chinoise sur cédérom - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266443792358829186" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Esprit
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYrd8cmZ3I/AAAAAAAABM8/Ke-VW3uFwfE/s1600-h/tr-20307.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 64px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYrd8cmZ3I/AAAAAAAABM8/Ke-VW3uFwfE/s320/tr-20307.gif" border="0" alt="" title="Tiré du dictionnaire de calligaphie chinoise sur cédérom - Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266444607698659186" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Corps
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-3822993890039325224?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/3822993890039325224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=3822993890039325224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3822993890039325224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/3822993890039325224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/11/mens-sana-in-corpore-sano.html' title='Mens sana in corpore sano'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SRYqM0_DaEI/AAAAAAAABMs/A4SZpF024NM/s72-c/tr-20581.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-1657056547170484640</id><published>2008-11-02T16:53:00.005-05:00</published><updated>2008-11-02T20:23:29.132-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Guilin'/><title type='text'>Les uniformes (3)</title><content type='html'>&lt;p&gt;
Dans un &lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/09/les-uniformes-1.html"&gt;billet précédent&lt;/a&gt;, nous parlions de la disparition de l'uniforme en Occident et de sa propagation en Chine. Nous prétendions notamment qu'&lt;i&gt;il est difficile de distinguer un portier de danwei d'un gardien de grand magasin, voire d'un policier de quartier&lt;/i&gt;. Le temps est venu d'apporter quelques preuves illustrées à cette affirmation.
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJURGdYpL5I/AAAAAAAABDE/H6ROdjLQOoo/s1600-h/P1040565-Uniforme-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJURGdYpL5I/AAAAAAAABDE/H6ROdjLQOoo/s320/P1040565-Uniforme-x2.jpg" border="0" alt="" title="Guilin - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230105344925577106" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Un agent de police? Non, plutôt le planton de l'hôtel.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJURz9bLTTI/AAAAAAAABDM/79XpS_vClgA/s1600-h/P1050302-Uniforme-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJURz9bLTTI/AAAAAAAABDM/79XpS_vClgA/s320/P1050302-Uniforme-x2.jpg" border="0" alt="" title="Guilin - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230106126620249394" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Ces deux-là ressemblent à de vrais policiers, mais pourquoi sont-ils habillés de façon si différente?
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUSU83xLpI/AAAAAAAABDU/YtWbDbXxMpU/s1600-h/P1050301-Uniforme-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUSU83xLpI/AAAAAAAABDU/YtWbDbXxMpU/s320/P1050301-Uniforme-x2.jpg" border="0" alt="" title="Guilin - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230106693407420050" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Celui-ci se donne des airs de parachutiste. La pancarte indique tout bonnement : Attention aux véhicules qui viennent à votre rencontre. &lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;小心对头车&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class="pi"&gt;xiǎoxīn duìtou chē&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUTS0XS83I/AAAAAAAABDc/3_yTQWkxnMg/s1600-h/P1050235-Uniforme-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUTS0XS83I/AAAAAAAABDc/3_yTQWkxnMg/s320/P1050235-Uniforme-x2.jpg" border="0" alt="" title="Guilin - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230107756275626866" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Ceux-ci ont un air presque officiel. On jurerait qu'il s'agit de vrais policiers si l'enseigne n'annonçait : Société anonyme de télécommunications de la région autonome Zhuang - Branche de Guilin. &lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;壮族自治区电信有限公司桂林市分公司&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;
&lt;span class="pi"&gt;Zhuàngzú zìzhìqū diànxìn yǒuxiàn gōngsī Guìlínshì fèn gōngsī&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;


&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUU005wyPI/AAAAAAAABDk/LuSl-rE9bUg/s1600-h/P1050419-Uniforme-x1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJUU005wyPI/AAAAAAAABDk/LuSl-rE9bUg/s320/P1050419-Uniforme-x1.jpg" border="0" alt="" title="Guilin - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230109440047368434" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Ces deux derniers pourraient faire illusion, s'ils n'étaient chaussés de façon assez peu réglementaire.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;h4 style="clear:left;"&gt;Traduction du vocabulaire&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;
1. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;小心 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;xiǎoxīn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;attention&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;对头 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;duìtóu / duìtou&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;correct, normal / adversaire, opposant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
3. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;车 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;chē&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;véhicule, voiture&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
4. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;壮族 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Zhuàngzú&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;nation Zhuang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;自治 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;zìzhì&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;autonomie, autonome&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
6. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;区 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;qū&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;région, quartier, zone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
7. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;电信 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;diànxìn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;télécommunication&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
8. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;有限公司 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;yǒuxiàn gōngsī&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;société à responsabilité limitée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
9. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;桂林 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;Guìlín&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;(ville du Guangxi)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
10. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;市 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;shì&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;marché, ville&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
11. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;分 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;fēn / fèn&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;diviser, séparer / composant, part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
12. &lt;span class="zh" lang="zh-cn"&gt;公司 &lt;/span&gt;&lt;span class="pi"&gt;gōngsī&lt;/span&gt; &lt;span class="fr"&gt;société, compagnie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/09/les-uniformes-2.html"&gt;
&lt;img style="float:left; border:none; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDfKs8xRQI/AAAAAAAABLs/imNIQAV6Oxs/s320/imDroite-b.gif" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255946140099101954" /&gt;
Les uniformes (2)&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-1657056547170484640?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/1657056547170484640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=1657056547170484640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1657056547170484640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/1657056547170484640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/11/les-uniformes-3.html' title='Les uniformes (3)'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_ttrLAGaSyGM/SJURGdYpL5I/AAAAAAAABDE/H6ROdjLQOoo/s72-c/P1040565-Uniforme-x2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7212748202494818506</id><published>2008-10-27T13:11:00.003-05:00</published><updated>2008-12-11T09:12:57.695-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étymologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='anglomanie'/><title type='text'>La chaîne de trottoir</title><content type='html'>&lt;p class="citation"&gt;
« Irwin conduit en se tenant le plus près possible de la chaîne de trottoir. » (Marie-Josée L'Hérault, Tokyo express, Éditions Vents d'Ouest, 1998).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L'expression &lt;i&gt;&lt;u&gt;chaîne&lt;/u&gt; de trottoir&lt;/i&gt;, largement répandue au Québec, paraît suspecte. Cette précision technique est-elle bien utile en français? Pourquoi ne pas se contenter de « Irwin conduit en se tenant le plus près possible du trottoir »? On se doute bien qu'il s'agit de la &lt;i&gt;bordure&lt;/i&gt; du trottoir, puisque Irwin roule manifestement sur la chaussée. Y aurait-il quelque anglicisme sous roche?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;Chaîne de trottoir&lt;/i&gt; pourrait bien être le calque de l'expression anglaise (imaginaire) &lt;i&gt;sidewalk curb&lt;/i&gt;. En anglais, &lt;i&gt;curb&lt;/i&gt; se suffit généralement à lui-même, mais le mot est suffisamment étrange pour que des non anglophones jugent utile de le surdéterminer. D'autant plus que, si le mot &lt;i&gt;curb&lt;/i&gt; évoque immédiatement une bordure de trottoir (pour une oreille anglophone), il en va autrement pour l'équivalent français &lt;i&gt;chaîne&lt;/i&gt;. D'où le besoin de préciser &lt;i&gt;chaîne &lt;u&gt;de trottoir&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SQb0uZrfFHI/AAAAAAAABMk/04KDj76QC54/s1600-h/Ottawa-080508-057-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SQb0uZrfFHI/AAAAAAAABMk/04KDj76QC54/s320/Ottawa-080508-057-r3.jpg" border="0" alt="" title="Ottawa - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262162292633441394" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Ces deux passantes se tiennent loin de la « chaîne » de trottoir.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Malgré ses apparences exotiques, &lt;i&gt;curb&lt;/i&gt; (ou &lt;i&gt;kerb&lt;/i&gt;) vient du français courber, et signifie également &lt;i&gt;margelle&lt;/i&gt; (d'un puits) et &lt;i&gt;gourmette&lt;/i&gt; (d'un cheval). Par extension, &lt;i&gt;curb&lt;/i&gt; a pris le sens de &lt;i&gt;contraindre&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;brider&lt;/i&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Se pourrait-il que &lt;i&gt;curb&lt;/i&gt; (gourmette) ait été traduit dans les campagnes du Bas-Canada par &lt;i&gt;chaîne&lt;/i&gt;? Si c'était le cas, et si cette traduction était attestée avant l'apparition de l'expression &lt;i&gt;chaîne de trottoir&lt;/i&gt;, nous tiendrions notre anglicisme. Le fait que la variante &lt;i&gt;chaîne de rue&lt;/i&gt;, calque évident de &lt;i&gt;street curb&lt;/i&gt;, soit également employée au Canada, tend à accréditer cette thèse.
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7212748202494818506?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7212748202494818506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7212748202494818506' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7212748202494818506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7212748202494818506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/10/la-chane-de-trottoir.html' title='La chaîne de trottoir'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SQb0uZrfFHI/AAAAAAAABMk/04KDj76QC54/s72-c/Ottawa-080508-057-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-2296107259367410494</id><published>2008-10-20T18:14:00.009-05:00</published><updated>2008-10-22T16:19:44.211-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Chemins forestiers</title><content type='html'>&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0RWrBEr8I/AAAAAAAABMU/PSk7v37hB2g/s1600-h/ParcGatineau-081010-020-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0RWrBEr8I/AAAAAAAABMU/PSk7v37hB2g/s320/ParcGatineau-081010-020-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259379021040627650" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Parc de la Gatineau&lt;br /&gt;Photos : Renaud Bouret&lt;br /&gt;Octobre 2008&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les chemins forestiers sont toujours remplis d'ombre et de lumière.&lt;br /&gt;
On les croit déserts, mais des millions de pas les ont foulés depuis des générations.&lt;br /&gt;
Ils forment un dessin sur la terre, invisible aux yeux des hommes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Parfois, le chemin est le seul vestige marquant les fermes d'un autre siècle.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0RKSqaPBI/AAAAAAAABMM/1zaP_xVP0dE/s1600-h/ParcGatineau-081016-039-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0RKSqaPBI/AAAAAAAABMM/1zaP_xVP0dE/s320/ParcGatineau-081016-039-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259378808344689682" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Souvent, le chemin suit les pistes millénaires tracées par les chevreuils.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0Rd2d7e8I/AAAAAAAABMc/azkzHXIuGIg/s1600-h/Hull-081012-103-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0Rd2d7e8I/AAAAAAAABMc/azkzHXIuGIg/s320/Hull-081012-103-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259379144373533634" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;
Ce chemin fut carrément créé par un ingénieur.
&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-2296107259367410494?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/2296107259367410494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=2296107259367410494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2296107259367410494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/2296107259367410494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/10/chemins-forestiers.html' title='Chemins forestiers'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SP0RWrBEr8I/AAAAAAAABMU/PSk7v37hB2g/s72-c/ParcGatineau-081010-020-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7103280943477907457</id><published>2008-10-15T14:11:00.004-05:00</published><updated>2008-10-15T14:17:00.316-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Au bord de la baie</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZA8ny8TiI/AAAAAAAABME/u6kBFv9E6Is/s1600-h/Hull-081012-077-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZA8ny8TiI/AAAAAAAABME/u6kBFv9E6Is/s320/Hull-081012-077-r3.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257461025220611618" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Rivière des Outaouais - 12 octobre 2008&lt;br /&gt;
Photos : Renaud Bouret
&lt;/span&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZA2p0A_NI/AAAAAAAABL8/Vl2AOOFVuZM/s1600-h/Hull-081012-085-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZA2p0A_NI/AAAAAAAABL8/Vl2AOOFVuZM/s320/Hull-081012-085-r3.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257460922682768594" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZAxmWpw6I/AAAAAAAABL0/QQKq_FvwQtE/s1600-h/Hull-081012-086-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZAxmWpw6I/AAAAAAAABL0/QQKq_FvwQtE/s320/Hull-081012-086-r3.jpg" border="0" alt="" title="Rivière des Outaouais - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257460835854959522" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7103280943477907457?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/7103280943477907457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=7103280943477907457' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7103280943477907457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/7103280943477907457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/10/au-bord-de-la-baie.html' title='Au bord de la baie'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPZA8ny8TiI/AAAAAAAABME/u6kBFv9E6Is/s72-c/Hull-081012-077-r3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-367917335105896701</id><published>2008-10-11T07:17:00.021-05:00</published><updated>2008-10-13T20:57:15.204-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='interculturel'/><title type='text'>Combien font 6 fois 14?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjRfkzykI/AAAAAAAABLE/U5HDIF0mmIM/s1600-h/Bottiglia-02.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjRfkzykI/AAAAAAAABLE/U5HDIF0mmIM/s320/Bottiglia-02.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255880286070360642" /&gt;&lt;/a&gt;


&lt;p&gt;
À deux pas du pont qui enjambe la rivière des Outaouais, et qui sépare Gatineau du Canada anglais, la Société des alcools du Québec a installé un vaste magasin-entrepos.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Vendredi soir. Un Ontarien, dans la trentaine, arrête de pousser son petit chariot et prie sa compagne de lui venir en aide :&lt;br /&gt;
— Tu sais combien ça fait, toi, six bouteilles à 14 dollars?&lt;br /&gt;
— Non, je n'ai pas apporté ma calculatrice, répond-elle tout en se creusant timidement les méninges.&lt;br /&gt;
— C'est parce que si on prend six bouteilles, on a une réduction de 10 %. J'aimerais bien savoir si c'est un bon prix.&lt;br /&gt;
Ce mot de &lt;i&gt;pourcentage&lt;/i&gt;, tombant juste après l'estoc de la &lt;i&gt;multiplication&lt;/i&gt;, c'est le coup de grâce. La jeune femme, déjà déboussolée, capitule. Elle désigne alors le sommelier, au fond de la boutique.&lt;br /&gt;
— Pourquoi ne demandes-tu pas à cet employé?&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjNba5gCI/AAAAAAAABK8/IeA4otnPRU0/s1600-h/Bottiglia-01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjNba5gCI/AAAAAAAABK8/IeA4otnPRU0/s320/Bottiglia-01.jpg" border="0" alt="" title="Dessin: Rié Mochizuki" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255880216235573282" /&gt;&lt;/a&gt;
Une Japonaise, témoin de la scène, souligne le contraste entre son pays et le nôtre. Chez elle, il aurait été impoli pour un client de faire une telle demande à un employé. L'employé peut renseigner le client sur un prix, indiquer le chemin de la caisse, voire grimper sur un escabeau pour chercher un article. Cela fait partie de son métier. En revanche, il serait saugrenu de lui faire effectuer une multiplication à notre place. Ce serait le traiter en serviteur et donc le considérer comme inférieur. Or, un employé n'est pas moins égal au client à l'intérieur de son magasin qu'il ne l'est dans la rue.
&lt;/p&gt;
&lt;p class="marge"&gt;
« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Puisque nous sommes situés à l'épicentre du choc des cultures, observons à présent le caissier. Le client tend son billet. Le caissier rend la monnaie. Le client remercie le caissier. Ce dernier marmonne « de rien », et passe au prochain client.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjJOCGfNI/AAAAAAAABK0/QfGq6pRgGmw/s1600-h/Nicolet-081010-002-r6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjJOCGfNI/AAAAAAAABK0/QfGq6pRgGmw/s320/Nicolet-081010-002-r6.jpg" border="0" alt="" title="Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255880143922429138" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Que de choses à voir, dans un verre de vin!&lt;br /&gt;
Des lampes, des visages, et même des bouteilles.&lt;br /&gt;
On y découvre, superposé, ce qui est devant nous et derrière nous.&lt;br /&gt;
On y lit l'avenir et le passé.&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un tel renversement des rôles serait incroyable au Japon. Non pas que les coutumes japonaises soient supérieures à celles de l'Amérique du Nord. Mais pour un Japonais, voir le client remercier le magasin… c'est vraiment le monde à l'envers. Au Japon, le caissier n'est pas un quelconque individu payé pour sourire avant qu'on n'achète et rendre la monnaie après. Il est plutôt le membre à part entière d'un organisme, qu'il sert avec loyauté. C'est le caissier qui remercie le client, au nom du magasin, en lui rendant sa monnaie.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-367917335105896701?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bailide.blogspot.com/feeds/367917335105896701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36517610&amp;postID=367917335105896701' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/367917335105896701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36517610/posts/default/367917335105896701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bailide.blogspot.com/2008/10/combien-font-6-fois-14.html' title='Combien font 6 fois 14?'/><author><name>Bai Lide</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14743825363709381371</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/6616/4081/320/Ramou-Rentree-r10.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPCjRfkzykI/AAAAAAAABLE/U5HDIF0mmIM/s72-c/Bottiglia-02.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36517610.post-7201016650557871368</id><published>2008-10-10T18:59:00.005-05:00</published><updated>2008-10-11T12:19:22.625-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outaouais'/><title type='text'>Après-midi d'automne</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDb0ffPWbI/AAAAAAAABLc/G4Q-sqXJBB4/s1600-h/ParcGatineau-081010-055-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDb0ffPWbI/AAAAAAAABLc/G4Q-sqXJBB4/s320/ParcGatineau-081010-055-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255942459993577906" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;span class="note"&gt;Le parc de la Gatineau, vu du Cégep de l'Outaouais&lt;br /&gt;
Photos&amp;#160;: Renaud Bouret&lt;br /&gt;
10 octobre 2008 vers 14h30 (heure du soleil)
&lt;/span&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDbtdoM1NI/AAAAAAAABLU/U20MQ2bjyLs/s1600-h/ParcGatineau-081010-060-r3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDbtdoM1NI/AAAAAAAABLU/U20MQ2bjyLs/s320/ParcGatineau-081010-060-r3.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255942339235206354" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDbm3CRulI/AAAAAAAABLM/fsVznvcvWUE/s1600-h/ParcGatineau-081010-059-x2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDbm3CRulI/AAAAAAAABLM/fsVznvcvWUE/s320/ParcGatineau-081010-059-x2.jpg" border="0" alt="" title="Parc de la Gatineau - Photo: Renaud Bouret" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255942225796381266" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;

&lt;p style="clear:left"&gt;
&lt;a href="http://bailide.blogspot.com/2008/10/matin-dautomne.html"&gt;
&lt;img style="float:left; border:none; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ttrLAGaSyGM/SPDfKs8xRQI/AAAAAAAABLs/imNIQAV6Oxs/s320/imDroite-b.gif" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255946140099101954" /&gt;
Matin d'automne&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36517610-7201016650557871368?l=bailide.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='appl
