2008-08-30

Les nympheas

Photos : Renaud Bouret - Août 2008

2008-08-26

Les regardeurs de sardiniers

Dessin : Renaud Bouret - Août 2008
Couleur : Rié Mochizuki

Les pêcheurs ont le regard absent
L'esprit branché sur une autre ligne
Et pendant ce temps ils fascinent
Les regardeurs de sardiniers.

2008-08-22

Gaspillage ou supertaxe?

« Cinq mille dollars pour une bouteille de vin! Savez-vous que mon père n'en gagnait pas autant en un an de travail. Non mais vous imaginez boire un an de paie en une soirée? » (Columbo : Quand le vin est tiré, 1973, Réalisateur : Leo Penn)

À première vue, il s'agit d'un exemple typique de la conduite scandaleuse des grands de ce monde, qui se permettent de gaspiller en quelques instants l'équivalent d'une année de labeur du pauvre peuple.

En réalité, le riche paie à prix d'or un maigre avantage marginal. Ce qui fait la valeur d'un grand cru ou d'un tableau de maître, c'est plus sa rareté que la quantité de travail nécessaire à sa production. Une lithographie de Picasso ou la première chemise de scène d'Elvis n'équivalent guère qu'à quelques heures passées sur le métier. Verser des sommes astronomiques pour se les procurer revient à payer très chèrement la valeur travail. L'opération s'apparente plus à un transfert de richesse, du riche écervelé vers le brave travailleur, qu'à un potlatch honteux. Elle ressemble à un souper-bénéfice, au cours duquel le bien nanti abandonne une jolie miette de son capital en échange d'un bifteck symbolique.

Bien sûr, il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont les revenus sont distribués. Il suffit d'observer qu'une bonne partie de la population est toujours au service de l'autre, comme au temps des Romains; que si certains consomment beaucoup et produisent peu, c'est parce que d'autres hommes sont dans la situation inverse. Il reste que le niveau de vie de la plupart d'entre nous est avant tout le fruit du travail de nos prédécesseurs : agronomes, chimistes, ingénieurs et autres bienfaiteurs de l'humanité. Mais le propos est ici tout autre. Nous sommes dans un motif hollywoodien typique, qui met sur le même piédestal la prodigalité des nababs (l'entourage des producteurs) et l'humble courage des ouvriers (l'entourage des spectateurs), l'une étant objet de fascination et l'autre digne d'éloges flatteurs.

2008-08-18

Nuages

Parc de la Gatineau - 16 août 2008
Photos : Renaud Bouret

Le fantôme d'un nuage.

Au large de Bougainville.

Un minute d'éternité.

2008-08-16

Le lis tigré

Gatineau - Été 2008
Photos: Renaud Bouret

Le lis tigré arbore en fait les couleurs du léopard.

Qui se ressemble s'assemble. De même que le papillon monarque est attiré par le lantana, ce redoutable tigre volant affectionne le lilium tigrinum.

Le lis tigré est aussi un excellent porte-avion pour les appareils à décollage vertical.

2008-08-13

Hymne à la Mère patrie

« Allez les Jeux! Allez la Chine! »
Affiche en faveur des Jeux olympiques de Pékin - Guilin, juillet 2008
Photo: Renaud Bouret

Le chant présenté lors de l'arrivée du drapeau chinois, pendant spectacle d'inauguration des Jeux olympiques de Pékin, est l'adaptation d'une œuvre de Wáng Xīn (王莘) datant de 1950. L'année précédente, Wáng Xīn, ému, assistait à la cérémonie de la proclamation de la République populaire de Chine sur la place Tian'anmen. Douze mois plus tard, de retour dans la capitale et replongé en pensée dans l'atmosphère de la libération, il composa et écrivit cet hymne à la mère patrie.

« Le drapeau aux cinq étoiles flotte dans le vent
Des chants de victoire retentissent de tous côtés
Chantons notre chère Mère patrie
Une ère de prospérité et de puissance s'ouvre à nous.
Traversant les montagnes, traversant les plaines
Enjambant le fleuve Jaune et le Yangze impétueux
Cet immense et beau territoire
C'est notre cher pays natal.
Peuple héroïque debout!
Unis fraternellement nous sommes durs comme l'acier.
Nous sommes courageux et âpres au travail
L'indépendance et la liberté sont notre idéal.
Nous avons surmonté de nombreuses souffrances
Avant d'arriver à ce jour de libération.
Nous aimons la paix, nous chérissons le pays natal
Quiconque oserait nous porter atteinte serait un homme mort.
Le soleil se lève sur l'Orient
La république populaire grandit
Notre chef Mao Zedong
Nous guide dans notre marche en avant
Notre vie s'améliore de jour en jour
Notre avenir s'annonce radieux. »

(Texte de Wáng Xīn. Traduction de Renaud Bouret)
(Voir la version originale chinoise, avec annotation du vocabulaire, sur Ramou.net.)

Ironiquement, cet hymne très « grand-père Mao » a été chaudement applaudi par les spectateurs étrangers qui n'y comprenaient goutte. François Hauter, grand reporter au Figaro, a même pu titrer : Cérémonie des JO : Marx et Mao aux oubliettes.

C'est une petite fille du nom de Yáng Pèiyí (杨沛宜), sélectionnée parmi plusieurs centaines de candidates, qui a chanté la nouvelle version de l'hymne, le 8 août 2008, dans le stade du Nid d'oiseau de Pékin. Cependant, comme il ne trouvait pas la fillette assez jolie, un membre du Bureau politique l'aurait fait remplacer, sur le devant de la scène, par une certaine Lín Miàokě (林妙可), qui avait déjà tourné dans des publicités télévisées.

Évidemment, ce subterfuge avait un noble but, celui de « défendre l'intérêt national ». C'est ce qu'a finalement avoué le responsable musical de la cérémonie d'ouverture Chén Qígāng (陈其钢), compositeur de nationalité française, dans une entrevue sur les ondes de la Radio populaire de Pékin. La petite Lín Miàokě, nouvelle coqueluche des médias, qui n'ont pas manqué de l'inviter afin de la féliciter pour sa voix d'or, ignorait qu'elle chantait à micro fermé et que sa voix était couverte par l'enregistrement original de Yáng Pèiyí. La situation commençait à devenir embarrassante.

On a appris du même coup que les faisceaux de lumières qui avançaient, tel un dragon, depuis la Cité interdite jusqu'au stade olympique, au moment du compte à rebours, avaient été préenregistrées et transformés à l'aide de logiciels. L'ensemble des prises de vue et du montage de la scène s'étaient étalés sur un an.

Cela s'ajoute aux faux spectateurs, payés et entraînés pour remplir les rangées de bancs vides et pour créer de l'ambiance. Ces troupes de joyeux supporters avaient pour instruction de s'enthousiasmer à tour de rôle pour chacune des parties en lice, d'où une atmosphère un peu surréaliste qui n'a pas échappé aux habitués des stades. Contrairement aux fans payés, les fans payants ont en effet pour principe d'exprimer résolument leur parti pris.

Il ne s'agit après tout que de bons vieux trucages du monde du spectacle. Et les Jeux olympiques ne sont-ils pas, avant tout, un immense spectacle.

2008-08-11

La truffe du bébé dépasse

Ottawa, été 2008
(Cliquer sur les images pour les agrandir.)

1. Un brave couple fait sa promenade familiale. Une passante vient de jeter un coup d'œil au bébé. « Que se passe-t-il, Madame? Pourquoi cet air dégoûté? »

2. Qu'il est mignon, le bébé à son pépère. Mais n'a-t-il pas un drôle de nez pointu?

3. Voici la clé du mystère. Il ne ressemble ni à son père, ni à sa mère.

4. Eh, Monsieur! Il y a encore un bout de truffe qui dépasse!

2008-08-08

Petit mais grand

L'émission estivale de France Culture, Mythophonies (ou Mythographies?) se veut une suite aux Mythologies de Roland Barthes, adaptée à la réalité d'aujourd'hui. Un ami me recommande chaudement le podcast de cette émission. Or, les podcasts de France Culture, de la Radio suisse romande et de bien d'autres stations de radio, c'est le remède miracle à la solitude et à l'ennui modernes. Ils peuvent nous tenir compagnie en toute occasion, sur le chemin de l'école, dans la chambre de torture du gymnase, au cours d'un voyage interminable, et pendant les nuits d'insomnie.

Boire une petite bière dans un petit bistrot
Dessin de Renaud Bouret - 1983

Je tombe sur la quatorzième émission de la série, qui porte sur l'utilisation du mot petit, lorsqu'il n'a rien à voir avec la taille. On présente d'abord la situation, à l'aide de quelques exemples, et on se demande pourquoi ce « petit » mot est si facilement employé à toutes les sauces (fragment 1, en annexe). On propose ensuite quelques éclairages, dont une explication psychologique reliée au consumérisme individualiste (fragment 2) et une explication politique reliée à la fin du monde bipolaire de l'après-guerre (ajout au fragment 6). Le problème de cette analyse vient du fait que des expressions telles que un petit dessert, une petite réunion, un petit congé ne datent pas d'hier, et qu'il est donc vain de vouloir les expliquer à la lumière de la réalité d'aujourd'hui.

Remarquons d'emblée que, dans les trois exemples que nous venons de proposer, le mot petit est justement utilisé parce qu'il ne fait manifestement pas référence à la taille de l'objet considéré. La situation serait plus ambiguë si je disais “Je mangerais un petit gâteau.” S'agit-il du gâteau que je désire et qui me ferait bien plaisir, ou tout bêtement d'un gâteau de petite taille? Si mon intention est de faire appel à la complicité de mon interlocuteur, si je cherche à lui confier “Tu sais, dans un moment comme celui-ci, j'ai toujours envie d'un gâteau, n'est-ce pas?”, je peux lever l'ambiguïté en rajoutant un bien ou un bon, ou les deux (voir notre précédent billet sur le sujet) : “Je mangerais bien un bon petit gâteau.” Si je veux, par contre, indiquer simplement qu'il s'agit d'un gâteau de petite taille, d'une portion individuelle, je pourrais supprimer le conditionnel : “Je veux un petit gâteau.”

  • 1. Après, on ira prendre un petit café dans un petit restaurant.
  • 2. Trois petites notes de musique.
  • 3. Une petite minute!
  • 4. Un petit commerçant.

Selon les explications officielles, le mot petit vise souvent à rajouter une touche de gentillesse, de bienveillance (exemples 1 à 3 ci-dessus). C'est une sorte de diminutif mignon, tendre, familier (¿un cafecito, mi amor?). Les mêmes explications officielles soulignent cependant que le mot petit peut également être méprisant (exemple 4). On y perd son latin : trop d'explications ne constituent pas une explication. Réglons d'abord le cas de l'exemple 4 : petit commerçant y forme un concept unique, un tout indissociable, c'est d'ailleurs pourquoi l'adjectif précède le nom. On dit un petit commerçant comme on dit une grande surface, et on pourrait remplacer ces expressions par des mots uniques : un boutiquier, un supermarché. Le mot petit n'est donc pas ici un adjectif qualificatif. Tout bien réfléchi, l'exemple 4 de notre liste n'a aucun rapport avec le sujet que nous traitons ici. La question n'est d'ailleurs pas de savoir si le mot apporte une connotation positive ou négative. Elle relève plutôt de ce qui est présupposé, implicite, convenu entre les interlocuteurs. Le mot petit est ici un mot vide, un mot qui sert à construire le message, un mot à ne pas confondre avec l'adjectif qualificatif petit, qui sert à décrire le monde. Les trois premiers exemples auraient pu, de façon moins éloquente, s'écrire ainsi :

  • 1. Si on allait prendre un café ensemble, tout à l'heure? Je sais que tu trouveras ça sympathique, et d'ailleurs on va choisir un endroit où on sera bien.
  • 2, Une belle chanson, comme nous les aimons.
  • 3. Tu sais bien que tu ne peux pas filer comme ça, avant que nous ayons tout réglé.

Il n'est pas difficile de retrouver un emploi similaire du mot petit chez nos auteurs classiques et modernes :

  • Tu ne saurais trouver dans ta tête, forger dans ton esprit, quelque ruse galante, quelque honnête petit stratagème, pour ajuster vos affaires? (Scapin) (Petit joue ici le rôle d'un clin d'œil.)
  • L'est seulemente pour le donnair une petite régal sur le dos d'une douzaine de coups de bâtonne, et de trois ou quatre petites coups d'épée au trafers de son poitrine. (Scapin) (Molière joue ici sur les deux fonctions du mot petit pour accentuer le comique.)
  • M. Swift est Rabelais dans son bon sens, et vivant en bonne compagnie; (…) mais, pour le bien entendre, il faut faire un petit voyage dans son pays. (…) Je vous ai touché un petit mot de leurs philosophes. (Voltaire, XXIIe lettre philosophique) (Il ne s'agit pas d'un court voyage, mais d'un voyage nécessaire. Le mot n'était pas court mais approprié.)
  • C'est une petite fortune sûre à Paris pour un géomètre, pour un chimiste, qu'une place à l'Académie. (Voltaire, XXIVe lettre philosophique) (La fortune n'est pas petite mais certaine.)
  • Et cependant, quatre sergents à cheval qui viennent de se poster aux quatre côtés du pilori ont déjà concentré autour d'eux une bonne portion du populaire épars sur la place, qui se condamne à l'immobilité et à l'ennui dans l'espoir d'une petite exécution. (Victor Hugo, les Misérables) (Une exécution n'est jamais petite, mais elle peut être attendue.)
  • Aux sourires, aux petits signes d'intelligence de madame Aloïse, aux clins d'yeux qu'elle détachait vers sa fille Fleur-de-Lys, en parlant bas au capitaine, il était facile de voir qu'il s'agissait de quelque fiançaille consommée, de quelque mariage prochain sans doute entre le jeune homme et Fleur-de-Lys. (Victor Hugo, les Misérables) (Il s'agit clairement de signes de connivence et non de signes de petite taille.)
  • Madame Descoings voulut égayer madame Bridau, elle la fit aller souvent au spectacle et en voiture, elle lui composa d'excellents petits dîners, elle essaya même de la marier avec son fils Bixiou. (Balzac, Scènes de la vie de province) (Ces petits dîners étaient probablement de gros gueuletons bien de chez nous.)
  • Si vous vouliez faire une petite promenade en attendant le dîner, qui ne sera servi que dans une heure, nous vous montrerions la grande curiosité de la ville? (Balzac, Scènes de la vie de province) (La promenade ne sera pas courte, mais elle sera doublement utile.)

Annexe : Transcription de passages de l'émission Mythophonies

Fragment 1. Pourquoi le petit
(…) Par exemple dans cette phrase “Si on se faisait une petite omelette”. Ou dans un café si vous demandez par exemple Vous pourriez m'amener un petit verre d'eau” Ce petit qui a contaminé le langage. C'est vraiment l'exemple d'une contamination du langage par le petit. Et au fond, ce petit on ne peut pas l'employer pour tout, évidemment, et donc ça pose la question de qu'est-ce qui est grand. On peut dire “Je me ferais bien un petit film” mais on ne pourrait pas dire “Tiens si on se regardait un petit documentaire sur la Shoah”. Ça n'est pas possible, on ne peut pas. Et donc voilà, il y a comme ça cette reconfiguration du petit et du grand. Qu'est-ce qui est à notre portée et qu'est-ce qui est dans la démesure. (Mythophonies, Fragment 1, France Culture, 2008-08-07)

Fragment 2. Modération de la société pulsionnelle
Dans un système de pensée classique, bourgeoise ou aristocratique, il est interdit de montrer la pulsion. Maintenant, dans une société où le désir et la pulsion, ou la jouissance, sont devenus une sorte d'impératif catégorique, qu'est-ce l'on fait pour modérer la violence qui naît de cette expression de la pulsion. Quand on est obligé de jouir, comment est-ce qu'on fait pour ne pas montrer la pulsion? Alors on a besoin d'une sorte d'embrayeur de langage pour que ces désirs s'agencent plus ou moins pacifiquement, pour faire la paix finalement. Le petit, ça fonctionne de cette manière comme une sorte de police du désir. C'est une sorte d'euphémisation du désir. Petit, c'est une minoration des pulsions. Parce que quand on dit petit, par exemple, on dit “Je vais m'acheter un petit top”. C'est pas la taille qui est visée, hein, l'ajout petit ça dit pas que l'habit acheté est trop étroit ou trop petit. Il ne dit rien de la taille de l'objet. Le petit ça opère selon une autre modalité. C'est, dans cette société du tout pulsionnel, donc de la consommation, une manière de modérer, de timorer l'expression du désir. Au lieu de dire “Je veux ça”, ou “Je désire ça”, on dit “Je voudrais ce petit ceci ou ce petit cela”. Et donc on voit finalement comment ce petit rend la cohabitation des pulsions exacerbées possibles. (…) (Mythophonies, Fragment 2, France Culture, 2008-08-07)

Ajout au fragment 6. Les petites phrases en politique
Il y a une sorte de narcissisme de l'espèce humaine qui a fait qu'on a pensé pendant longtemps les choses en termes de grand, de grand récit, de grande œuvre, de grandes choses, de grandes transformations. (…) Ce à quoi se réduit la politique, c'est la petite phrase. Et la petite phrase elle dit quelque chose d'assez juste de notre place dans le monde aujourd'hui, c'est-à-dire une façon de s'adapter au milieu, une sorte de mode d'être dans la bulle, dans la bulle médiatique surtout, c'est à dire où on a une sorte de jeu qui consiste à remplacer le discours qui fait sens, hein le grand discours qui fait sens, par la petite phrase qui fait signe, et où on a donc une occupation de l'espace médiatique avec des petites phrases, des petites phrases qui se moquent, qui fustigent, qui sont finalement des figures dénarcissisées de l'impuissance et de la mondanité réduite*. (Mythophonies, Ajout au fragment 6, France Culture, 2008-08-07)

Note
* Nota : Cette expression pourrait se traduire de façon encore plus explicite par : impotendis reductionibus mondanitatemque figurae anarcissiseodidae sp. et cuisinae ou, mieux, par 无水仙的数字无力感和世俗的减少, qui est probablement encore plus claire que la précédente.

2008-08-02

La solitude et l'ennui

Yangshuo et Guilin - Photos : Renaud Bouret

Il y a des moments où notre vie semble désespérément vide. Il ne nous reste plus qu'à attendre et espérer.

La pancarte accrochée devant l'entrée de l'auberge indique 有房 (chambres disponibles).
1. 旅馆 lǚguǎn hôtel, auberge
2. yǒu avoir, il y a
3. fáng maison, chambre

On peut s'ennuyer, même quand on est assise à côté de son fiancé. Selon la règle, le spleen accable les oisifs tout en épargnant les trimardeurs.